Une victime de la scientologie contre-attaque: le fisc américain sur la sellette en raison de ses accord secrets
(Voir aussi le dernier procès en date encore en lice en 2005)
ENGLISH ORIGINAL
(Texte difficile mais passionnant pour les amateurs de textes légaux; le traducteur prie les lecteurs d'être bienveillants envers les quelques trous ou maladresses de traduction, il n'est ni spécialiste du droit américain, ni même avocat français) Passages en bleu : notes du traducteur. Passages en noir: les plus significatifs à mon sens.
Résumé pour ceux qui ne tiennent pas à subir le jargon:
Keith Henson a porté plainte contre l'IRS- le fisc américain -, du fait qu'en 1993, cet organisme a accepté un compromis secret portant sur le litige permanent qui l'opposait à la secte depuis des décennies. L'IRS avait toujours obtenu gain de cause, y compris devant la Cour Suprème des Etats-Unis, et avait donc toujours considéré que la scientologie était une affaire commerciale assujetie aux taxes et impôts; le compromis secret mettait fin à cette guerre en accordant à la secte l'exemption, en échange d'une somme symbolique de 12,5 millions de dollars.
La plainte de M. Henson demandait que l'IRS soit reconnu coupable d'avoir passé un accord secret contraire aux règles du droit et de la constitution américaine.
Les avocats de l'IRS ("l'agence") ont alors contre-attaqué, prétendant que 1/ le plaignant Henson n'était pas qualifié pour cette attaque, que 2/ l'IRS profitait du droit souverain et que donc, elle ne pouvait être attaquée; que 3/ Henson n'avait pas subi de torts personnels du fait de cet accord.
Le document qui suit répond à cette "Motion pour démettre" la plainte de M. Henson, qui répond point par point en se servant à la fois des références du droit américain , du droit constitutionnel, et des éléments de l'accord secret entre l'IRS et la scientologie. Cela se nomme "Clause d'Etablissement", qui (en substance) interdit à l'état de reconnaître officiellement une religion, et de collecter des fonds pour une religion, quelle qu'elle soit.
En effet; Henson démontre ou tend à démontrer ici que:a/ l'IRS se sert de la scientologie, supposée "religion", comme collecteur/vérificateur d'impôts de l'IRS,
b/ l'IRS garde un droit de véto sur les nominations des membres d'une commission de "l'église de scientologie" liée à l'IRS.
c/ l'IRS a expédié, aux frais du contribuable américain, des documents publicitaires de la scientologie à tous les gouvernements du monde et dans certains services internationaux comme Interpol.
d/ l'IRS établit, par cet accord secret, une différenciation et inégalité de traîtement entre la "religion" scientologie et toutes les autres religions.
e/ le compromis de l'IRS est en violation complète d'une décision de la Cour Suprème des Etats-Unis, qui avait refusé (en faveur de l'IRS!) de refuser l'exemption/déduction des paiements faits à la secte par ses adeptes.
f/ le plaignant fait observer que les avocats de l'IRS ont demandé au juge d'ajouter la scientologie elle-même comme partie à ce procès qui a été intenté contre l'IRS (et non contre la scientologie), ce qui démontre une collusion d'intérêts tout à fait inconciliable avec le droit fiscal et avec le droit constitutionnel américains.
H. Keith Henson
P.O. Box 60012
Palo Alto, CA 94306
(650) 423-4040 (pager)
(650) 325-7533
UNITED STATES DISTRICT COURT
NORTHERN DISTRICT OF CALIFORNIA
) Case No. C-98-21290JW
H. KEITH HENSON, an individual, )
)
Plaignant, )REPONSE A LA NOTE DE MOTION
DESTINEE A DEMETTRE [la plainte de M. Henson : contre proposition en justice présentée par l'IRS afin de couper court à la plainte de Keith Henson, ndt]
et
MEMORANDUM DESTINE A
SUPPORTER CETTE REPONSE
DE LA DEFENSE (IRS, ou fisc américain]
Date: July 19, 1999
Defendants. ) Time: 9:00 am
_________________________________INTRODUCTION
Contrairement à ce qu'affirment les défenseurs [IRS] page 1 de la motion de l'IRS [demandant que la plainte contre eux ne soit pas suivie d'effets], disant que "le plaignant cherche a obtenir un milliard de dollars de dommages", le plaignant ne cherche pas à obtenir de dommages, mais seulement le rétribution normale des services de l'IRS accordée lors des affaires de taxes frauduleusement impayées [s'il en est constaté] ou, comme le tribunal le jugera bon et juste. Un milliard de dollars est le chiffre cité par David Miscavige [chef de la secte scientologue] lorsqu'il a annoncé ce que l'IRS voulait obtenir de la secte avant la "négotiation" et les "arrangements" d'un accord conclu pour 1,25 % de ce milliard de dollars.
Si des dommages venaient à être recueillis en résultat de ce procès, le défenseur collecterait [des taxes] pour le Trésor US.
QUESTIONS SANS REPONSES
1. les Etats-Unis ont brandi l'immunité souveraine.
2. Le plaignant a des droits selon Flast vs. Cohen
3. Des torts précis [injury] ne sont pas obligatoires, selon Flast: être imposable suffit.
4. La Cour Suprème a indiqué, dans Flast, que la réparation injonctive ou déclaratoire (?injunctive or declaratory) pouvait être obtenue lors de procès de clauses d'établissement (procès portant sur la "Establishment Clause").
5. Il n'est pas approprié de demander que la scientologie soit ajoutée comme partie dans cette action.
ENONCE DES FAITS
Le plaignant est généralement en accord avec l'énoncé bref des faits du défenseur quant à la longue et difficile bataille entre l'IRS et la scientologie, telles qu'on les connaît publiquement.
Il y manque cependant diverses choses: (voir la pj. A, calendrier de l'affaire scientologie contre IRS). L' IRS, après plus de 25 années de décisions judiciaires en sa faveur, y compris en Cour Suprème, acceptait brutalement les exigences scientologues d'exemption d'impôt après une visite (bizarrement absente du carnet de rendez-vous obtenu par voie d'action de l'acte sur la liberté d'information) en octobre 1991 entre les officiels généraux de la scientologie Marty Rathbun, David Miscavige et le commissaire de l'IRS Fred T. Goldberg Jr.
Le rapport scientologue de cette réunion et les activités illégales contre le personnel de l'IRS sont consignés pages 24-25 de la plainte précédente, pièce jointe 1. Mr Goldberg a quitté le poste de Commissaire peu après (Janvier 1992, général avant de devenir Commissaire IRS, désormais président du College Hood); il avait été largement impliqué dans les appels en justice de la scientologie (par ex.: 91-15730, 91-15734 Ninth Circuit) avant de devenir Commissaire IRS.
On n'a jamais expliqué la volte-face brutale de l'IRS à son plus haut niveau après cette réunion. Elle a été ensuite imposée aux niveaux inférieurs de l'IRS, qui n'étaient pas chauds du tout. On ignore si le départ de M. Godlberg en tant que commissaire était ou non lié à ça. (il a d'abord été nommé quelques mois à un autre poste du Trésor avant de quitter le service officiel). Il y avait alors une enquète très large envers des officiels de l'IRS, par des détectives privés payés par la scientologie.
Il se peut que la volte-face ne soit que le résultat du nombre effarant de poursuites entamées par des scientologues agissant sur ordre de la scientologie, contre l'IRS, ou que le budget des affaires légales de l'IRS ait été épuisé. L'idée que des scientologues puissent s'en prendre à des agents de l'agence IRS via des dettes commerciales personnelles peut avoir aussi influencé la décision.
Mais il est de surcroît possible que la scientologie ait pressuré des cadres supérieurs de l'IRS à accepter une exemption imméritée, en utilisant des détectives privés et des poursuites en justice dénuées de bases sérieuses.
Si l'IRS a bel et bien accordé ces avantages à la scientologie en raison de ses tactiques agressives, nous sommes en face d'une brèche énorme dans le principe d'équité et d'impartialité (pièce B)
Les défenseurs [note 2] citent les sections 7121 & 7122 du code interne de l'IRS disant que "les accord finaux ne doivent pas être rouverts, sauf en cas d'escroquerie, malfaisance ou mauvaise interprétation d'un fait matériel". Compte tenu du passé bien connu de la scientologie et des tactiques qu'elle utilise, les trois pourraient être présents ici.
QUANT A L'IMMUNITE SOUVERAINE
Les affaires que citent les défenseurs paraissent éloignées du procès en cours, du fait qu'aucune n'évoque la clause d'Etablissement.
On découvre davantage à lire Tax Analysts & Advocates v Shultz (1974, DC Dist Col) 376 F Supp 889, 74-2 USTC P 13006, 34 AFTR 2d 74-5289, dont le résumé annonce:
"La doctrine de l'immunité souveraine est inapplicable lors d'action au barreau attaquant la réglementation des impôts en tant qu'acte illégal de l'IRS par des plaignants alléguant qu'ils ont été négativement affectés et lésés au sens de "l'acte de procédure administrative" [5 USCS Section 702], du fait que l'Acte en question constitue un abandon de l'immunité souveraine et ("prima facie claim"'??) et que les actes des officiels du gouvernement sont .....?? ... empèchant l'usage de la doctrine."On peut aussi trouver Larson v. Domestic and Foreign Commerce Corp. 337 U.S. 682, 689-91, 69 S.Ct. 1457, 1461-1462, 93 L.Ed 2d 1628 (1949), plus proche de notre point de vue: la citation dit: "lors des actions alléguant qu'un officiel du gouvernement a agi illégalement en violation de la constitution ou de l'autorité statutaire ??? le congrès a soit abandonné sa souveraineté, soit la doctrine ne s'appliquait pas..."
Le plaignant ne saisit pas l'argument du défenseur, qui cite White, selon lequel l'IRS ne serait pas l'organisme à poursuivre. Le plaignant pourrait et devrait nommer et servir notice afin de convertir "X" en: "les commissaires de l'IRS depuis l'époque de M. Goldberg jusqu'à aujourd'hui". Cependant, la pièce C ne cite pas moins de 14 poursuites en justice liées à la scientologie, certaines en cours d'appel, affaires ayant appelé l'IRS comme défenseur, de 1983 à 1994. Le plaignant suivra l'avis des défenseurs ou du tribunal si les règles ont changé et que l'IRS ne puise plus être appelé en tant que défenseur.
Concuremment, le plaignant demande l'autorisation de la Cour pour amender la plainte et la Troisième Clause d'Action, en fontion de 5 USC Section 702, plutôt qu'en fonction de la Constitution. La plaignant pense que la politique de l'IRS a contribué à violer les droits civils du plaignant du fait que les décisions de l'IRS ont enrichi les sociétés scientologues d'une centaine de millions de dollars d'exemptions d'impôts qui ont été ainsi dépensées en activités de poursuites abusvives depuis 1993.
A PROPOS DU DROIT [du plaignant]
Les défenseurs disent "le plaignant n'a pas le droit d'attaquer l'accord de l'IRS en question au motif de son statut de contribuable fédéral et de sa plainte quant au fait que l'accord violerait la Clause d'Etablissement du Premier Amendement."
Le premier cas cité par les défenseurs dans cette section est Lugo v. Miller, 640 F. 2d 823 (6th Cir. 1981). Il s'agit d'un procès dans le 6e Circuit qui n'a pas l'autorité à ce titre. L'étude d'après les ouvrages Shephard révèle qu'il n'a pas été suivi dans le 9e circuit, et l'autorité contraire repose dans: Lamont v. Woods, 948 F.2d 825, Bowen v. Kendrick 487 U.S. 589, 108 S.Ct. 2562 (1988) et Flast v. Cohen 392 U.S. 83, 88 S.Ct. 1942 Supreme Court (1968). Nous nous arrèterons à Bowin v. Kendrick, car non seulement Bowin obtint le droit, mais le tribunal décida de surcroît en sa faveur.
Le Congrès passa, en 1981, l'Acte Vie Familiale Adolescente, tentant de réduire l'incidence des grossesses chez les adolescents. Le Ministre de la Santé et des Services Humains devait attribuer des fonds à des programmes communautaires qui fournissaient des services de "soins" et/ou de "prévention". Les ayants-droit étaient encouragés à rechercher une aide de la communauté, famille, ou organisations religieuses , dans l'aspect prévention du programme. La Cour de District maintint que l'acte en question violait directement et "tel qu'appliqué" la Cause d'Etablissement du Premier Amendement.
Lors de l'appel, la question était "les contribuables avaient-ils le droit de s'attaquer à un acte du Congrès, administré par une agence exécutive, en considérant la règle établie dans Flast qui dit que le droit du contribuable est valide pour les Clauses d'Etablissement uniquement lorsqu'il s'en prend aux actes du congrès selon l'article 1 section 8 de la constitution US?"
Il fut décidé que le fait que "les attributions de fonds autorisées par le congrès avaient passé par l'intermédiaire et été administrées par le Ministre" ne tendait vers "rien d'autre qu'une attaque envers la façon dont le congrès taxait et dépensait les fonds" - 620-2580. Généralement, le droit du contribuable est facile à obtenir pour les procès en clause d'établissement, et que l'unique circonstance où ça n'est pas le cas, c'est lorsque l'action du gouvernement qui a été attaquée est faite (?? pour poursuivre l'autorité que la constitution accorde à la branche exécutive??) ( is when the challenged government action is made pursuant to authority the constitution grants to the Executive Branch.)
Bien que tous les cas cités impliquent le pouvoir discrétionnaire de dépense du congrès, les tribunaux ont couplé "dépenses et impôts". Voir la longue citation dans Fast ci-après:
Le plaignant suit plus ou moins les arguments du défenseur à propos de Frothingham v. Mellon, 262 U.S. 447 (1923) et de Flast v. Cohen, 392 U.S. 83, 102 (1968), jusqu'en bas de la page 6 ligne 26, lorsque les défenseurs tentent d'établir une différenciation de son affaire avec le procès Flast.
Flast est ici distingué/séparé sous prétexte que le plaignant ne réclamerait pas une Cour à trois juges comme le permet 28 U. S. C. Section 2282, 2284. (Le plaignant n'objecterait pas que la Cour décidât d'une Cour à trois juges).
L'affirmation du défenseur (page 7 ligne 1) selon laquelle "Flast limitait le droit du contribuable aux seules attaques envers l'exercice de pouvoirs du congrès" n'est pas supporté par la lecture de Flast ou des cas qui ont suivi. Flast s'intéresse à la fois aux lois passées par le Congrès et à leur administration.
Ensuite, le gouvernement argue du fait qu'une cour à trois juges ne devrait pas être accordée parce que les appelants questionnent non point la constitutionnalité de l'Acte d'Education Elementaire et secondaire de 1965, mais son administration. La décision dans Zemel v. Rusk, 381 U.S. 1 (1965) dispose de ce problème. Il est vrai que la plainte de l'appelant énonce une base de réparation non constitutionnelle, c'est à dire que les actions de l'appelé consistant à approuver les règles à propos de fonds fédéraux pour un programme anticonstitutionnel vont au delà de leur autorité à agir. La plainte demande aussi cependant une base constitutionnelle alternative pour la réparation , c'est à dire une déclaration disant que si les actions de l'appelé "sont bien en accord avec l'autorité et l'intention de l'Acte, l'Acte lui-même est dès lors inconstitutionnel et de valeur nulle." La Cour remarque, dans Zemel v. Rusk, cf.ci-dessus, "Nous avons souvent maintenu qu'un plaideur n'avait pas besoin d'abandonner des arguments anti-constitutionnels pour pouvoir obtenir [*91] une cour à trois juges. 381 U.S., at 5-6. voir aussi Florida Lime Growers v. Jacobsen, 362 U.S. 73 (1960); Allen v. Grand Central Aircraft Co., 347 U.S. 535 (1954). La plainte dans le cas présent tombe sous le coup de cette règle.
L'argument du plaignant serait plus similaire à Flast, dans un monde où Hernandez ne serait pas encore passé devant la Cour Suprème. En cette figure d'hypothèse, le plaignant demanderait une cour à trois juges et arguerait que dans la mesure où les actions de l'IRS seraient dans la limite de son autorité et de l'intention de l'acte, l'acte serait dès lors nul et inconstitutionnel. Cependant, en ces circonstances, la Cour Suprème avait maintenu que:
"Les paiements faits aux branches de l'église [de scientologie] pour l'audition et l'entraînement ne sont pas déductibles au titre de contributions charitables, selon 170."
A moins d'interpréter Hernandez pour donner à l'IRS le pouvoir complètement arbitraire de passer outre les décisions de la Cour Suprème, la règle IRS 93-73 "était en delà de leur autorité selon l'Acte". Le fait que l'accord secret conclu et la règle 93-73 furent négociés dans le contexte de règlement du litige n'importe pas quant aux issues d'excès d'autorité par rapport à la loi ni par rapport à l'accomplissement d'actes anti-constitutionnels. Sans quoi, les agences gouvernementales pourraient violer en toute impunité les lois en prétendant, par ruse, qu'elles règlent un litige.
Aucun des cas cités Valley Forge Christian College v. Americans United for Separation of Church & State, 454 U.S. 464 (1982), Schlesinger v. Reservists Committee to Stop the War, 418 U.S. 208, 228 (1974) and United States. v. Richardson, 418 U.S. 166, 175 (1974) ne concerne des plaintes dirigées envers l'aspect "taxations et dépenses" au sens de l'article 1 section 8 de la Constitution. Les deux premiers cas mentionnent Bowin.
"Pour les procès suivants, surtout Tilton, nous n'avons pas considéré le droit des contribuables à soulever des attaques portant sur la Clause d'Etablissement, même lorsque leurs plaintes soulevaient des questions quant aux fonds accordés par l'administration" (619-2580). Il ne s'agit pas d'un cas comme Valley Forge, où l'attaque concernait l'exercice d'une autorité exécutive poursuivant la Clause de Propriété de l'article V de Schlesinger v. Stop the War, dans laquelle les plaignants attaquaient une décision exécutive permettant aux membres du Congrès de maintenir leurs statuts d'officiers de Réserve de l'US Navy."
United States. v. Richardson, 418 U.S. 166, 175 (1974) (qui refuse le droit du fait que l'attaque ne s'adresse pas au pouvoir de dépense et taxation, mais au statut régulant la CIA), n'invoque pas la Clause d'Etablissement et furent tenus sur des normes différentes.
La "motion pour démettre" (contre proposition en justice présentée par l'IRS afin de couper court à la plainte de Keith Henson, ndt) des défenseurs indique, ligne 7 page 28: Ici, l'accord de l'IRS n'établit pas de différences entre les religions, parce que, comme la section 170, l'accord final ne fait pas de distinctions explicites et délibérées entre les différentes organisations religieuses., id, voir aussi pièce 3 jointe à la plainte (ainsi garantie véritable par cette Motion [émanant de l'IRS], sans qu'on s'y attende).
- A. Etablissement d'un comité dans l'église pour faire respecter l'impôt (CTCC)
- 3. Responsabilités du CTCC.
- d. Garantie
- ix. Abandon de garantie. Lors de toute violation matérielle par le service [l'IRS] de n'importe laquelle de ses obligations en respect de cet Accord...
- ...
- b. la publication d'une Régulation, d'une règle de taxation ou autre [règle] d'application générale indiquant que des donations fixées à une organisation religieuse autre qu'une église de scientologie sont entièrement déductibles à moins que le Service [IRS, ndt] ait publié antérieurement ou ne publie en même temps un règlement similaire établissant des principes uniformes et identiques afin de déterminer la déductibilité de donations fixes pour toutes églises inclus la Church of Scientology;
Ici, l'on constate que l'IRS s'oblige à traîter différemment la Church of Scientology des autres religions à moins que les règles ne soient globalement modifiées. A moins que ceci ait échappé à l'attention de bien des gens, une telle règle n'a pas été émise au cours des six dernières années (peut-être parce que le gouvernement ne pouvait s'offrir le luxe de perdre les impôts concernés, si une telle règle avait été largement appliquée). L'accord secret final de l'IRS donne réellement à la scientologie (et, dans une moindre mesure, aux scientologues) un privilège financier valant quelques centaines de millions de dollars. (voir l'analyse sur le pièce jointe E). L'IRS continue à "établir des différences entre religions" et l'accord disant "autre que l'église de scientologie" établit "des distinctions explicites et délibérées entre des organisations religieuses".
L'IRS était de surcroît lié par le fait de garder secret l'accord final, ce passage est anti-constitutionnel:
L'accord final est anti-constituitionnel à un point si évident que la seule façon de pouvoir continuer à l'imposer consistait à le garder secret, comme l'accord l'exigeait. Le défenseur, IRS, a refusé à la Cour de District quant à la publication de ce document pendant plus d'un an, comme l'ordonnait Tax Analysis v. Internal Revenue Service 94-CV-00220 (THF).
Le plaignant ne peut deviner si la "fuite" [de l'accord secret] (par un inconnu?) fut exécutée en raison du fait que c'était adopter la politique du moindre mal en invoquant ainsi la "décharge des obligations [qui disait ...] en cas de rupture de l'obligation matérielle par le service..." et ne contenait aucune clause permettant cette divulgation par l'IRS, même auprès d'un tribunal.
D'un autre côté, l'accord pourrait avoir été conçu afin de pouvoir incorporer des provisions manifestement anti-constitutionnelles pouvant être utilisées comme mécanisme de retrait pouvant être activé à tout instant en se contentant d'organiser une "fuite".
Plus sérieux argument : à propos de "distinctions explicites et délibérées entre des organisations religieuses différentes", l'IRS a accepté de distribuer à des gouvernements, aux frais des contribuables, une "Feuille de Faits portant sur l'Eglise" (Lettre de l'IRS pièce jointe D). Le plaignant croit que la dissémination dans le monde entier d'un tract religieux portant l'imprimatur du gouvernement US est unique dans les annales des Etats-Unis:
Voir la pièce jointe 1 de la plainte (le speech de Miscavige), pages 29 et 30, qui discute de la "feuille de faits sur l'Eglise" et de son usage envisagé:
- "Et quant aux batailles encore en cours outre-mer - dont une bonne part vient des faux rapports originaires de l'IRS, bon: nous avons aussi de bonnes nouvelles à ce propos. Pour commencer, nous ne perdrons pas de temps à faire passer la bonne nouvelle à ces pays étrangers. Ces batailles ont continué de la part des gouvernements suppressifs qui ne faisaient que citer l'IRS.
La ligne a été:"Vous êtes une religion américaine. Si l'IRS ne vous reconnaît pas en tant que telle, pourquoi devrions nous vous accepter?"
La réponse est simple:
"ils nous reconnaissent?. Vous feriez bien d'en faire autant."
Ne vous y trompez pas: il reste beaucoup à faire sur ces fronts. Mais nous avons déjà entrepris les premières étapes en nous servant de la victoire contre l'IRS pour faire cesser les autres bagarres. Ces autres rapports que je mentionnais ce soir? Nous les avons désormais en mains, et nous en recevrons bien d'autres: nous allons nous démener pour les faire disparaître.Une autre étape va beaucoup travailler en notre faveur pour venir à bout des faux rapports émis par l'IRS: l'IRS a accepté d'expédier des tracts aux gouvernements de chaque pays. Ces lettres diront qu'ils ont fait un audit complet de toutes les activités scientologues en profondeur, et n'ont rien trouvé qui ne leur convenait pas, et qu'ils nous reconnaissent entièrement comme une religion de bonne foi et une organisation exemptée d'impôts au plein sens de la loi.
De plus, ils joindront à chacune de ces lettres une feuille de faits sur la scientologie, expliquant ce qu'elle est vraiment. Qui est LRH, qui snt toutes nos organisations. C'est très complet et très exact.
Comment l'ai-je appris? C'est nous qui l'avons écrite! Et l'IRS l'enverra à chaque gouvernement dans le monde! Même Interpol recevra notre feuille de faits directement de l'IRS. C'est à ça qu'elle ressemble..."
L'IRS a donc envoyé, quelles que soient les justifications et excuses fournies, un document aux gouvernements étrangers, établi par la scientologie, donnant l'impression fausse que la scientologie était une religion approuvée ou endossée par les Etats-Unis.
Le plaignant considère cette distribution comme une violation de la clause d'établissement. Aucune branche du gouvernement US ne devrait expédier de "feuilles de faits" de la part d'aucune religion - et moins encore, de la part de la scientologie, car il est clair d'emblée que cette lettre de l'IRS et la "feuille de faits" serait utilisée pour tenter (sans succès jusqu'à présent) d'obtenir des statuts d'exemption de la part de pays récalcitrants.
Puisque l'accord en question établit des différenciations précises, pas la peine de continuer avec un test Lemon, bien que la plainte entre quand-même dans le détail sur la façàn dont la règle 93-73 et l'accord final ne pourraient réussir ce test Lemon.
On lit à la ligne 13 page 8: "Finalement, l'accord final de l'IRS n'implique pas d'engagement mutuel excessif entre l'église et l'état"
On trouve pourtant bien des points de cet accord secret final (pièce jointe 1 de la plainte, que les avocats des défenseurs ne semblent pas avoir lue) qui impliquent l'IRS dans le fonctionnement de la scientologie, et de la scientologie dans le fonctionnement de l'IRS. La question pour les tribunaux n'est pas dans la signification du terme "excessif", mais dans le but du contact ou des inter-relations. Le plaignant argue du fait que le contact est admis tant que son étendue et son but sont complètement en rapport avec la collecte des impôts, mais tout à fait inadmissible si une part même minime consiste finalement à faire du prosélytisme pour le scientologie ou destinée à impliquer l'IRS dans le fonctionnement de la scientologie. La plaignant note que l'accord final a donné à l'IRS un pouvoir de véto sur les changements de direction au sein de la scientologie.
Dans la pièce jointe n° 3 de la plainte:
2. Membres du comité d'obéissance aux impôts de l'église
L'un de mes correspondants a fait observer ce qui suit:
- C'est là un dangereux précedent. Pour ceux d'entre nous qui croient en la séparation de l'église et de l'état, c'est excessivement risqué. L'IRS ne devrait en aucun cas se trouver en position de dire à une organisation qu'elle a déclarée "religieuse" qui peut ou non la faire fonctionner! Ce serait comme dire au cardinal Archevèque de New York que l'IRS contrôle qui sera le prochain cardinal."
Par ailleurs, "des communications régulières et informelles au téléphone" peuvent être légitimes, mais cela dépend des sujets abordés.
Pièce jointe 3 de la plainte:
Mais le fait de créer des informateurs/responsables pour le compte de l'IRS , hors des officiels de l'église, ne l'est pas:
Avant l'accord avec l'IRS, la scientologie avait nombre de membres qui protestaient contre l'imposition et nombre d'entre eux agissaient en fonction de ces croyances, avec l'aide visible de la scientologie. Le plaignant n'a pas la moindre sympathie envers les protestataires conter les impôts mais il observe que ces protestataires ont soit été mis à la porte de la scientologie, soit contraints d'obéir par le biais de menaces de leur interdire l'accès aux services scientologiques.Un correspondant m'a communiqué cet exemple:
"Il y a un scientologue ici à Boise qui vient de payer (au cours des 12 derniers mois) 75000 dollars à la scientologie (pour environ 150 heures d'audition OT IV et OT V). On m'a dit qu'il avait fait un héritage. Mais ce gars semble n'avoir rien payé aux impôts, et durant les quelques 80 heures de "vérification de sécurité" qu'il a reçues, les scientologues ont appris qu'il n'avait pas payé ces impôts. La scientologie lui a dit de manier ça avec l'IRS avant qu'on lui permette de faire OT 4 et 5. Il a ensuite dû faire 4 ou 5 mois de projets de réparation [projet amende, une punition hubbardienne, ndt] avant d'obtenir le droit d'être audité. Ce n'est pas ainsi que les choses fonctionnaient quand j'étais là-bas, mais il est vrai qu'il y a un moment que je n'y suis plus."
Cette information ne m'est pas parvenue en direct, mais je la crois exacte. Je pourrai fournir les noms et faits spécifiques si cela peut servir.
Les défenseurs qualifient les lignes 20-21 page 8 de la plainte : en disant "que cela revient à guère plus qu'utiliser un tribunal fédéral comme un forum pour faire connaître... des torts généraux contre un gouvernement" Flast v. Cohen, 392 U.S. at 106."
Bien que cette citation hors-contexte émane de Flast, la référence voient de Frothingham, comme le montre la citation (sans vraie relation) qui en est faite [par les avocats de l'IRS]:
"Nous avons vu que la Clause d'Etablissement du Premier Amendement limite spécifiquement le pouvoir de taxation et dépense conféré par l'article 1 section 8. Le fait que la Constitution contienne d'autres limitations spécifiques ne peut être déterminé que dans le contexte de cas futurs. Nous pensons cependant que lorsqu'on décrouvre des telles limites spécifiques, le contribuable a le droit de s'assurer qu'elles ne soient pas violées par le Congrès. En conséquence, nous maintenons que le contribuable a le droit relatif à l'article III d'invoquer le pouvoir judiciaire fédéral lorsqu'il affirme qu'une action du Congrès relative à la clause du pouvoir de taxation et de dépense déroge à ces provisions constitutionnelles dont le but est d'opérer une restriction du pouvoir de taxation et dépenses.
L'affirmation faite par le contribuable en ces circonstances serait que l'argent des impôts est exigé et dépensé en violation de protections constitutionnelles spécifiques contre de semblables abus du pouvoir législatif. Ce type de tort convient à une demande judiciare de redressement, et le contribuable a établi le lien de causalité indispensable entre son statut et la nature de la possible action anti-constitutionnelle afin de supporter son droit à demander une révision en justice. Dans ces circonstances, nous somme confiants en le fait que les questions seront sériées en fonction des nécessités particulières, que les issues seront contestées avec la contradiction utile et que le litige sera poursuivi avec la vigueur nécessaire pour assurer que l'attaque constitutionnelle soit faite sous une forme que l'on pense capable de résolution judiciaire. Nous ne sommes pas sûrs qu'un procès comme celui de Frothingham , dans lequel un contribuable tente d'user de tribunaux fédéraux comme d'un forum où exprimer ses doléances généralisées quant à la conduite du gouvernement ou au pouvoir de rapartition des fonds dans un système fédéral, soit valide. Bien que nous n'exprimions pas du tout de point de vue quant aux mérites de la plainte de l'appelant dans le cas présent, la plainte contient suffisamment d'allégations selon les critères ici soulignés pour leur donner le droit d'invoquer la jridiction d'une Cour Fédérale [devant se prononcer] sur les mérites de l'affaire.
Le plaignant allègue spécifiquement que les actions du Commissaire de l'IRS ou de ceux qu'il a délégués -- lors de l'approbation des provisions péciales pour l'église de scientologie -- dépassaient leur autorité , selon le Code des Impots de l'IRS. D'après Flast, le plaignant a le droit de se porter en justice et peut demander une réparation par injonction, ainsi qu'une déclaration selon laquelle -- au cas où les actions des défenseurs seraient conformes à l'autorité et intention dudit Code -- ledit Code serait, dans cette mesure, invalide et anti-constitutionnel.
Vu ce que la Cour Suprème a écrit dans Hernandez, le plaignant serait étonné que la Cour atteigne les mérites anti-constitutionnels de la section 170 du code interne de l'IRS.Pour répondre aux arguments des pages 9 et 10, le plaignant n'attend pas de redressement par l'IRS de torts causés pqar une action directe de la scientologie. Le plaignant tient néanmoins à cesser de fournir des subsides à la scientologie et à ses activités criminelles, au moyen de ses impôts. (Par exemple, la scientologie a été incriminée de pratique illégale de la médecine et d'abus commis envers un adulte dépendant, lors de la mort de Lisa Mc Pherson, et elle dépense des sommes énormes pour se défendre de ces charges).
La plaignant ne comprend tout simplement pas les arguments de la page 11 ligne 15. A moins de considérer la scientologie comme faisant partie de l'IRS, comment un procès contre la scientologie pourrait-il résulter en une injonction contre le Commissaire de l'IRS?
Le plaignant ne comprend pas non plus l'arguement disant que la scientologie doit être jointe à ce procès, d'autant qu'un procès contre la scientologie serait amené en Cours fédérale. Le plaignant ne s'attend pas à ce que la scientologie cesse ses efforts pour lui causer des torts; et c'est un fait que ses activités nuisibles continuent - sur une base quotidienne - et que il s'attend à ce qu'elles augmentent avec la poursuite du procès.
Le plaignant a un but bien plus modeste, consistant à amener ce que le plaignant croit être anti-constitutionnel (l'accord secret IRS/Scientologie, règle 93-73 de l'IRS), à être revu par devant la justice.
En résumé, les USA ont fait valoir immunité souveraine, le plaignant a le droit d'amener ce procès devant les juges selon Flast v. Cohen; selon Flast un contribuable n'a pas à démontrer avoir été lésé; la Cour Suprème a indiqué dans Flast que le redressement injonctif ou déclaratoire peut être obtenu pour des procès de Clause d'Etablissement. Il n'y a déjà que trop d'implications entre IRS et Scientologie en parties de l'action judiciaire présente; ajouter la scientologie ici ne résulterait qu'en davantage d'implications anti-constitutionnelles.
Respectueusement soumis,
H. Keith Henson, plaidant de lui-même.
H. Keith Henson
P.O. Box 60012
Palo Alto, CA 94306
(650) 423-4040 (pager)
(650) 325-7533
UNITED STATES DISTRICT COURT
NORTHERN DISTRICT OF CALIFORNIA
) Case No. C-98-21290JW
H. KEITH HENSON, an individual, )
)
Plaintiff, ) REPLY TO NOTICE OF
) MOTION TO DISMISS
V. ) AND SUPPORTING
) MEMORANDUM
)
INTERNAL REVENUE SERVICE, )
Does 1-36, ) Date: July 19, 1999
Defendants. ) Time: 9:00 am
_________________________________)
INTRODUCTION
Contrary to defendants' assertion on page 1 of
defendants' Motion, plaintiff personally seeks no damages and
only such award as is allowed by the Internal Revenue Service's
standard reward policy or as the Court may set within its powers
to be just and proper. One billion dollars was the figure David
Miscavige (Complaint Exhibit 1) said the IRS had sought to
collect prior to Scientology's "negotiating" a closing agreement
for 1.25% of that amount.
Damages (if any) as a result of this suit will be
collected by defendants for the US Treasury.
QUESTIONS ANSWERED
1. United States has waived sovereign immunity.
2. Plaintiff has standing under Flast v. Cohen.
3. Injury is not required under Flast; being a taxpayer
is enough.
4. The Supreme Court indicated in Flast that injunctive
or declaratory relief may be obtained for establishment clause
cases.
5. It is not appropriate to join Scientology as a party
to this action.
RRPLY TO STATEMENT OF FACTS (page 2)
Plaintiff is in general agreement with defendants'
brief statement of facts on the long and bitter fight between
the IRS and Scientology as they are publicly known.
There is more to the story however. (See Exhibit A,
Timeline of Scientology versus the IRS) The IRS, after more
than 25 years and many supporting rulings from appeals courts
and from the Supreme Court, abruptly caved in to Scientology
demands for tax exempt status after a visit (strangely unnoted
in an appointment log obtained under the Freedom of Information
Act) in October 1991 by top Scientology officials David
Miscavige and Marty Rathbun to then IRS Commissioner Fred T.
Goldberg, Jr.
The Scientology account of this meeting and some of
the abusive activities against IRS personnel which led up to it
may be found on pages 24-25 and preceding pages of Complaint
Exhibit 1. Mr. Goldberg left the Commissioner's post shortly
thereafter (January 1992) and was replaced for a year by Shirley
D. Peterson, formerly Assistant Attorney General.
The turnaround of the IRS at the highest levels
following this meeting has never been explained. It was forced,
with many irregularities, on the unhappy lower levels of the
IRS. [Exhibit C, page 11, paragraph 2] Discovery (if permitted
by the court) will enquire if the departure of Mr. Goldberg from
Commissioner was related. At the time there was extensive
investigation of IRS officials by private investigators working
for Scientology.
Possibly the turnaround was only due to the
overwhelming number of lawsuits [2500, with a reported value of
$29 million. Top of page 29, Complaint Exhibit 1] between the
IRS and Scientology/Scientologists resulting in the exhaustion
of the IRS's litigation budget.
"But it is also possible that Scientology
pressured senior IRS officials into granting an unmerited
tax exemption, by using private detectives and frivolous (?)
lawsuits . . . .
If it [IRS] has in fact arbitrarily ruled in
favour of Scientology because of the latter's aggressive
tactics, this blows a massive hole in the principle of
equity and undermines its impartiality." (Exhibit B.)
Defendants references Sections 7121 and 7122 of the
Internal Revenue Code that closing agreements "may not be
reopened unless there is fraud, malfeasance or misrepresentation
of material fact." From what plaintiff knows already,
particularly from reading excerpts from the evasive depositions
of Howard Schoenfeld, James J. McGovern and three other high
ranking IRS officials in Tax Analysis v. Internal Revenue
Service, plaintiff expects to find "fraud, malfeasance or
misrepresentation of material fact" in discovery and for a
criminal case to spins off the civil case. [See particularly
pages 9 through 19 of Exhibit C and points 21-28 of Complaint
Exhibit 2.]
REPLY TO SOVEREIGN IMMUNITY ISSUES (page 3)
None of the cases cited by the defendants in the first
section invoked the Establishment clause. F.D.I.C. v. Meyer,
510 U.S. 471, 475, 114 S.Ct. 996 (1994); is a wrongful
termination suit. United States v. Dalm, 494 U.S. 596, 608, 110
S.Ct. 1361 (1990) involved a lack of jurisdiction due to the
statute of limitation on taxes paid in error. Hughes v. United
States, Elias v. Connett, Whyte v. Internal Revenue Service, and
Gilbert v. DaGrossa were all challenges to tax collection. Hill
v. United States was a suit involving civil service status.
Hughes, Hill, and Gilbert are all supportive of plaintiff's case
(due to different facts) where 5 USC Section 702 is discussed.
Arnsberg v. United States was a failed Bivins claim for monetary
damages.
Flores v. United States was a suit about confiscated
bail money. None of these were analogous to plaintiff's case
which is about tax policy and not the payment of specific taxes.
A closer case is Tax Analysts & Advocates v. Shultz
(1974, DC Dist Col) 376 F Supp 889, 74-2 USTC P 13006, 34 AFTR
2d 74-5289. The summary reads:
"Doctrine of sovereign immunity is inapplicable to bar
action attacking Revenue Ruling as illegal act of Internal
Revenue Service by plaintiffs alleging they are persons
adversely affected and aggrieved within the meaning of the
Administrative Procedure Act [5 USCS Section 702], in that
Administrative Procedure Act constitutes waiver of sovereign
immunity and prima facie claim that acts by government
officials are ultra vires prevents invocation of doctrine."
Also closer to plaintiff's case is Larson v. Domestic
and Foreign Commerce Corp. 337 U.S. 682, 689-91, 69 S.Ct. 1457,
1461-1462, 93 L.Ed 2d 1628 (1949). The citation reads, "(In)
actions claiming that a government official acted in violation
of the Constitution or of statutory authority . . . Congress has
either waived sovereign immunity or the doctrine does not
apply."
Defendants' argument citing White that the IRS is not
a suitable entity to sue is refuted by Exhibit D listing 14
suits naming the IRS as defendant between 1983 and 1994.
Concurrently plaintiff is requesting permission of the
Court to amend the complaint and for the Third Cause of Action
to rely on 5 USC Section 702 rather than the Constitution.
Defendants' footnote 3 makes the argument that this
case "would transfer determination of revenue policy away from
those to whom Congress has entrusted it and vest it in the
federal courts." Where policy and the Constitution are in
conflict, the courts have always had the last word where revenue
or spending policy are unconstitutional.
REPLY TO STANDING ISSUES (page 4)
Page 4 line 20, defendants claim "Plaintiff lacks
standing to challenge the IRS closing agreement based upon his
status as a federal taxpayer and his claim that the closing
agreement violates the Establishment Clause of the First
Amendment."
Defendants cite Lugo v. Miller, 640 F. 2d 823 (6th
Cir. 1981). This is a 6th Circuit case and not binding
authority in this district. Research reveals that it has not
been followed in the Ninth Circuit, and contrary authority rests
in Lamont v. Woods, 948 F.2d 825, Bowen v. Kendrick, 487 U.S.
589, 108 S.Ct. 2562 (1988) and Flast v. Cohen, 392 U.S. 83, 88
S.Ct. 1942 Supreme Court (1968). The rule is that carrying out
a Congressional act by an executive agency does not prevent
taxpayer actions within the scope of Flast and Valley Forge.
Indeed, this was the situation originally presented in Flast.
The notes on Bowin v. Kendrick read:
In 1981 Congress passed the Adolescent Family Life
Act, an attempt to reduce the incident of teen pregnancies.
The Secretary of Health and Human Services was to award
grants for community programs which provided "care" and/or
"prevention" services. Grantees were encouraged to seek
help from community, family, and religious organizations in
the prevention aspect of program. DC District Court held
that the Act facially and "as applied" violated the
Establishment Clause of the First Amendment.
On appeal the issue was: did taxpayers have standing
to challenge a Congressional Act, administered through an
Executive Agency, considering the rule established in Flast that
taxpayer standing is valid for establishment clause questions
only if challenge is related to Acts of Congress pursuant to
Article I, Section 8 of US Constitution?
It was decided that the fact that "funding authorized
by Congress has flowed through and been administered by the
Secretary" does not make for "any less a challenge to [the]
congressional taxing and spending power . . ." 620, 2580.
Generally, taxpayer standing is easy to get in establishment
clause cases, and that only time this is not the case is
when the challenged government action is made pursuant to
authority the constitution grants to the Executive Branch.
Although all the cases cited involve Congressional
spending power, the courts have coupled "taxing and spending."
See the long Flast quote on page 16 of this reply.
In footnote 4, defendant tries to distinguish
Revenue Ruling 93-73 from the formerly secret closing agreement.
The Revenue Ruling is an integral part of the closing agreement;
from Complaint Exhibit 3:
VII.Treatment of Parishioners' Contributions
. . . . .
E. The Service also agrees to withdraw, obsolete or
supersede, Rev. Rul. 78-189 no later than April 1, 1994,
irrespective of whether the audit policies or practices
described in paragraph B. (ii) are ever issued.
Plaintiff follows defendants' arguments on Frothingham
v. Mellon, 262 U.S. 447 (1923) and Flast v. Cohen, 392 U.S. 83,
102 (1968) down to page 6 line 26 where defendants try to
distinguish plaintiff's case from Flast
Flast is distinguished from plaintiff's case in that
plaintiff did not request that a three-judge court be convened
as provided in 28 U. S. C. Section 2282, 2284. (Plaintiff would
not object if the Court decides sua sponte a three-judge court
should be convened.)
Defendants' contention (page 7 line 1) that "Flast
limited taxpayer standing to challenges directed only [at]
exercises of congressional power" is not supported by a reading
of Flast or subsequent cases. Flast is directed at both laws
passed by Congress and the administration of the laws. From
Flast:
Secondly, the Government argues that a three-judge
court should not have been convened because appellants
question not the constitutionality of the Elementary and
Secondary Education Act of 1965 but its administration. The
decision in Zemel v. Rusk, 381 U.S. 1 (1965), is dispositive
on this issue. It is true that appellants' complaint states
a nonconstitutional ground for relief, namely, that
appellees' actions in approving the expenditure of federal
funds for allegedly unconstitutional programs are in excess
of their authority under the Act. However, the complaint
also requests an alternative and constitutional ground for
relief, namely, a declaration that, if appellees' actions
"are within the authority and intent of the Act, the Act is
to that extent unconstitutional and void." The Court noted
in Zemel v. Rusk, supra, "We have often held that a litigant
need not abandon his nonconstitutional arguments in order to
obtain [*91] a three-judge court." 381 U.S., at 5-6. See
also Florida Lime Growers v. Jacobsen, 362 U.S. 73 (1960);
Allen v. Grand Central Aircraft Co., 347 U.S. 535 (1954).
The complaint in this case falls within that rule.
Plaintiff's arguments would be more closely analogous
to Flast in a world where Hernandez had not gone to the Supreme
Court. In such a world, plaintiff would ask for a three-judge
court and argue that to the extent the IRS's actions "are within
the authority and intent of the Act, the Act is to that extent
unconstitutional and void." In this world, however, the Supreme
Court held that:
"Payments made to the Church's branch churches for auditing
and training services are not deductible charitable
contributions under 170."
Unless Hernandez is interpreted to give the IRS
completely arbitrary power to overrule Supreme Court decisions,
subsequent Revenue Ruling 93-73 was "in excess of their
authority under the Act." That the secret Closing Agreement and
Revenue Ruling 93-73 were negotiated in the context of a
litigation settlement has no bearing on the issues of exceeding
authority under the law or performing unconstitutional acts.
Otherwise, government agencies could violate the Constitution
with impunity by the simple ruse of claiming they were settling
litigation.
None of the other cases cited, Valley Forge Christian
College v. Americans United for Separation of Church & State,
454 U.S. 464 (1982), Schlesinger v. Reservists Committee to Stop
the War, 418 U.S. 208, 228 (1974) and United States. v.
Richardson, 418 U.S. 166, 175 (1974) were complaints directed to
"taxing and spending" under Article I, Section 8 of the
constitution. Comment from Bowin mentions the first two cases.
"In subsequent cases, most notably Tilton, we have not
questioned the standing of taxpayer plaintiffs to raise
Establishment Clause challenges, even when their claims
raised questions about the administratively made grants."
619, 2580 "This is not a case like Valley Forge, where the
challenge was to an exercise of executive authority pursuant
to the Property Clause of Article IV or Schliesinger v. Stop
the War, where the plaintiffs challenged the executive
decision to allow members of Congress to maintain their
status as officers of the United States Naval reserve."
United States. v. Richardson, 418 U.S. 166, 175 (1974)
(denying standing because the challenge was not addressed to the
taxing and spending power but to the statutes regulating the
CIA) also did not involve Establishment Clause claims and was
held to a different standard.
Defendants' Motion to Dismiss, page 7 line 28 reads:
Here, the IRS closing agreement does not facially
differentiate among religions because, like section 170, the
closing agreement makes no explicit and deliberate
distinctions between different religious organizations.
Id., see also Exhibit 3, attached to the Complaint.
Plaintiff strongly disagrees and points to papers
already part of the case. From Exhibit 3, attached to the
Complaint (and unexpectedly authenticated by the Motion):
IV. Obligations and Undertakings During the Transition
Period.
A. Establishment of Church Tax Compliance Committee
...
3. Responsibilities of CTCC.
....
d. Guaranty.
...
ix. Discharge of guaranty. Upon a material
breach by the Service of any of its obligations under this
Agreement . . .
b. the issuance of a Regulation, Revenue
Ruling or other pronouncement of general applicability
providing that fixed donations to a religious organization
*other than a church of Scientology* are fully deductible
unless the Service has issued previously or issues
contemporaneously a similar pronouncement that provides for
consistent and uniform principles for determining the
deductibility of fixed donations for all churches including
the Church of Scientology;
Here the IRS bound itself to treat Scientology
differently from other religions. (No "consistent and uniform
principles" have been announced.) Thus the IRS closing
agreement gave Scientology (and to a lesser extent
Scientologists) a financial privilege worth some hundreds of
millions of dollars (see Exhibit E Analysis). The IRS continues
to "facially differentiate among religions" and the closing
agreement ("other than a church of Scientology") makes an
"explicit and deliberate distinctions between different
religious organizations."
Further, the IRS was bound by the closing agreement to
keep these unconstitutional terms secret:
c. the knowing, negligent or willful
disclosure of information described in section V. paragraph
A.4 of this Agreement . . .
The closing agreement is patently unconstitutional.
The only way it could have remained in force was by being kept
secret as (required by the agreement itself). Defendant IRS
stonewalled the DC District court over releasing this document
as ordered in Tax Analysis v. Internal Revenue Service 94-CV-
00220 (THF) for over a year. Plaintiff cannot help wondering if
the "leak" (by a "person unknown") which mooted Tax Analysis was
done as the lessor of two evils to avoid "Discharge of guaranty.
Upon a material breach by the Service . . . ." which had no
exceptions for judicial orders.
Alternately, the agreement could have been drafted to
purposely incorporate blatantly unconstitutional provisions as
an escape mechanism which could be activated at any time by
"leaking" the closing agreement. Or perhaps those who drafted
the agreement were desperate enough to get out of Scientology's
gunsights that they were concerned about the Constitutionality
of the Closing Agreement only to hide it.
A most serious "explicit and deliberate distinctions
between different religious organizations" that the IRS agreed
to distribute at taxpayer expense a "Church Fact Sheet" t
"governments of every nation." (Exhibit E, IRS cover letter to
the German government.) The world wide dissemination of a
religious tract with the imprimatur of a US government agency is
unique in the history of the United States:
d. the knowing, negligent or willful
failure to disseminate the Church Fact Sheet as required by
paragraph 5 of the Settlement Agreement attached hereto as
Exhibit IV-5;
Complaint Exhibit 1 (Miscavige speech) pages 29 and 30
references the "Church Fact Sheet" and its intended use:
And what about all those battles and wars still being fought
overseas - many of which were brought about originally by
IRS false reports. Well, there's good news on that front
too. To begin with, we will waste no time carrying news of
this new breakthrough to all foreign countries. Those
battles have been being held in place by suppressive
governments just quoting the IRS.
The line has been:
"You are an American religion. If the IRS doesn't recognize
you, why should we?"
The answer is -
"They do. And now, you better as well!"
Make no mistake - there is much work to be done on those
fronts. But we have already taken the first steps in using
this IRS victory to end the rest of the battles. What about
all of the false reports I mentioned tonight? We are now in
possession of them and will be receiving many more documents
out of our files. We will diligently work to clean up all
false reports.
But there is another step that will go a long way in
cleaning up the false representations the IRS has made about
us. The IRS has agreed to send out leaflets to the
governments of every nation. These letters will state that
they have done a thorough review of all Scientology
activities from top to bottom and having found nothing wrong
- fully recognize us as a bona-fide and qualified tax exempt
organization to the full extent of the law.
Furthermore, they will be attaching to each of these letters
a printed fact sheet on Scientology that explains what
Scientology really is. Who LRH is, and what all of our
organizations are. It is very complete and very accurate.
How do I know?
We wrote it!
And the IRS will be sending it out to every government i
the world! Even Interpol will receive our fact sheet
directly from the IRS. That's what it looks like!
Under whatever purported excuse or justification, the
IRS mailed a booklet to foreign governments which has been
misrepresented by Scientology as establishing Scientology to be
a state-approved or endorsed religion by the United States.
Plaintiff sees this distribution as a violation of the
Establishment Clause. No branch of the US government should be
mailing out "fact sheets" on behalf of any religion,
particularly not Scientology because it was clear from the
beginning that these IRS letters and "fact sheets" would be used
in attempts (to date unsuccessful) to obtain tax exempt status
from recalcitrant foreign countries.
Since the closing agreement makes facial differences,
there is no need to continue with a Lemon test, though the
complaint goes into detail on how Revenue Ruling 93-73 and the
closing agreement would fail Lemon.
Line 13, page 8 reads: "Finally, the IRS closing
agreement threatens no excessive entanglement between church and
state."
There are many points in the formerly secret closing
agreement (Complaint Exhibit 1, seemingly unread by defendants
counsel) which entangle the IRS in the operation of Scientology,
and Scientology in the operation of the IRS. The question for
the courts is not in the meaning of "excessive," but in the
purpose of contact or entanglement. Contact is proper if the
extent and purpose of contact is entirely relevant to the
efficient collection of taxes, and highly improper if the
smallest part of it is directed at proselytizing Scientology or
entangling the IRS in the control of Scientology. The Closing
Agreement gives the IRS veto power over changes in the
leadership of Scientology!
From Complaint Exhibit 3:
IV. Obligations and Undertakings During the Transition
Period.
A. Establishment of Church Tax Compliance Committee
1. Purpose of Church Tax Compliance Committee.
2. Membership of Church Tax Compliance Committee.
c. . . . . No individual member of the CTCC shall
be permitted to withdraw from service on the CTCC,
except by reason of death, being adjudicated an
incompetent, or by mutual agreement of the parties
to this Agreement.
One of plaintiff's correspondents wrote:
"This is a dangerous precedent. For those of us who believe
in the separation of church and state, this is
extraordinarily dangerous. The IRS should *NOT* be in the
position of telling an organization that it has previously
called "religious" who can run the organization! To give a
comparison, it would be like telling the Archdiocese of New
York that the IRS has control over who the next cardinal
will be."
"Regular and frequent informal communications" by
telephone [Complaint exhibit 3: (3)(b)(iii)] may have a
legitimate purpose depending on the subjects discussed.
But making informers/enforcers for the IRS out o
church officials is not.
Complaint exhibit 3:
C. Fiduciary Reporting Requirements.
10. Activity or inaction in contravention of this
Agreement. The CTCC shall use its best efforts to include
with the Annual Report information relating to any action or
inaction by any Scientology-related entity or individual
that occurred during the year that is in contravention of,
or inconsistent with, any provision of the Code, Treasury
regulations or this Agreement, including . . . .
Prior to the agreement with the IRS, Scientology had
many people within it who believed in tax protesting and a
number of them acted on those beliefs--with the open support of
Scientology. Plaintiff is not even slightly sympathetic to tax
protesters but notes that these protestors have been either
driven out of Scientology or forced into compliance by threats
to withhold scientology services.
A correspondent supplied me with an example:
There is a Scientologist here in xxxxx that just paid
(within the last 12 months) $75,000.00 to Cof$ for new OT 4
and 5 (about 150 hours of auditing). The money came from an
inheritance I was told. Now this fellow apparently didnt
pay any taxes on the money he got- but during the 80 or so
hours of sec checks- which was deducted from his 150 hours,
it was found that he didnt pay the tax. Cof$ told him to
handle that with the IRS first- before OT 4 and 5. He then
had about 4-5 months of amends projects to do in L.A. before
he could rec and auditing. The thing I found interesting
about this cycle was he had to make good to the IRS *first*
before he was allowed to be on the OT levels. This is
not the way things used to be done- but I have been out of
touch for a while with the inner workings of Cof$.
(Sec checks are essentially interrogation.)
Defendants characterize plaintiff's complaint line 20-
21 page 8 by stating that it "amounts to little more than an
attempt 'to employ a federal court as a forum in which to air .
. . generalized grievances about the conduct of government.'
Flast v. Cohen, 392 U.S. at 106."
While the out-of-context quote was from Flast, the
reference was to Frothingham as may be seen by inserting here
the full paragraph from which this (unfairly characterized)
quote was taken.
We have noted that the Establishment Clause of the
First Amendment does specifically limit the taxing and
spending power conferred by Art. I, Section 8. Whether the
Constitution contains other specific limitations can be
determined only in the context of future cases. However,
whenever such specific limitations are found, we believe a
taxpayer will have a clear stake as a taxpayer in assuring
that they are not breached by Congress. Consequently, we
hold that a taxpayer will have standing consistent with
Article III to invoke federal judicial power when he alleges
that congressional action under the taxing and spending
clause is in derogation of those constitutional provisions
which operate to restrict the exercise of the taxing and
spending power. The taxpayer's allegation in such cases
would be that his tax money is being extracted and spent in
violation of specific constitutional protections against
such abuses of legislative power. Such an injury is
appropriate for judicial redress, and the taxpayer has
established the necessary nexus between his status and the
nature of the allegedly unconstitutional action to support
his claim of standing to secure judicial review. Under such
circumstances, we feel confident that the questions will be
framed with the necessary specificity, that the issues will
be contested with the necessary adverseness and that the
litigation will be pursued with the necessary vigor to
assure that the constitutional challenge will be made in a
form traditionally thought to be capable of judicial
resolution. We lack that confidence in cases such as
Frothingham where a taxpayer seeks to employ a federal court
as a forum in which to air his generalized grievances about
the conduct of government or the allocation of power in the
Federal System.
While we express no view at all on the merits of appellants'
claims in this case, their complaint contains sufficient
allegations under the criteria we have outlined to give them
standing to invoke a federal court's jurisdiction for an
adjudication on the merits.
Plaintiff makes the specific allegation that the IRS
Commissioner's actions or those of his delegate--in approving
the special tax provisions for Scientology--were in excess of
their authority under the Internal Revenue Code. Following
Flast, plaintiff is entitled to standing and may ask for
injunctive relief against the IRS Commissioner or, in the
alternative and on constitutional grounds for relief, plaintiff
may ask for a declaration that--if defendant's actions are
within the authority and intent of the Code--the Code is to that
extent unconstitutional and void.
Given that the Supreme Court has spoken in Hernandez,
plaintiff would be quite surprised if the Court reached the
constitutional merits of Section 170 of the Internal Revenue
Code.
Responding to the arguments on pages 9 and 10,
plaintiff does not expect redress from the IRS for injury due to
Scientology abuse. Plaintiff, however, would like to quit
subsidizing Scientology and Scientology's criminal activities
through his taxes. (For example, Scientology has been
criminally indicted for the unlicensed practice of medicine and
abuse of a dependent adult in the death of Lisa McPherson and is
spending enormous sums on both legal and extra legal means in an
attempt to defeat civil and criminal actions.)
REPLY TO "NOT ENTITLED" (page 11)
Page 11 arguments on standing and injunctive and/or
declaratory relief have already been answered in the context of
the Flast discussion.
Defendants (page 11, line 28 and continuing to the
next page) seriously misstates the thrust of McCarthy v.
Marshall, 723 f.2d 1034, 1037 (1st Cir. 1983) and the related
laws as baring relief to plaintiff. The Supreme Court noted
these laws have as their purpose "the protection of the
Government's need to assess and collect taxes as expeditiously
as possible with a minimum pre-enforcement judicial
interference, 'and to require that the legal right to the
disputed sums be determined in a suit for refund. '" Bob Jones
University v. Simon, 416 U.S. 725, 736, 40 L. Ed. 2d 496, 94 S.
Ct. 2038 (1974). The Court also observed that "the
congressional antipathy for premature interference with the
assessment or collection of any federal tax also extends to
declaratory judgment." Plaintiff is trying get proper taxes
collected, not to prevent them from being collected.
Defendants's contention that these laws bar the Court from
injunctive or declaratory relief which could only result in
proper taxes being collected turns both McCarthy and the law in
its head.
REPLY TO "JOINDER" (page 12)
Defendants' argument (page 12) that Scientology must
be joined makes no sense. Plaintiff is not asking for "full
relief" and does not expect Scientology to cease its efforts at
injury; indeed petty attempts continues on a daily basis, and
are expected to increase with the progress of this suit.
Plaintiff has a much more modest goal, to bring what
plaintiff believes is unconstitutional, the Scientology/IRS
closing agreement and Revenue Ruling 93-73, under review by the
Court.
In summary, the United States has waived sovereign
immunity, plaintiff has standing to bring this Establishment
Clause suit under Flast v. Cohen, under Flast and similar cases
a taxpayer need not demonstrate injury to have standing, the
Supreme Court ruled in Flast and related cases that injunctive
or declaratory relief may be obtained for establishment clause
cases. There is already too much entangling the IRS with
Scientology affairs; joining Scientology as a party to this
action would result in further unconstitutional entanglement.
For these and other reasons discussed above, plaintiff
prays the court deny defendants' motion to dismiss and allows
discovery to commence.
Respectfully Submitted
Dated: 6/28/99
H. Keith Henson, pro se.
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