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Salt Lake Tribune, 26 Janvier 92, page B8
Note du traducteur: je ne suis malheureusement pas surpris par de telles horreurs. La scientologie
rend fou, et quand elle ne rend pas fou, elle rend dangereux les gens qui s'y adonnent trop longtemps. La secte
criminelle est un danger véritable pour la société.
Par Stephen Hunt
Garry Don Beals dit qu'il n'aurait peut-être pas tué son père s'il n'avait
été influencé par l'église de scientologie.
Beals a annoncé au Conseil des Pardons [commission de libération sur parole] de
l'Utah que les membres de la scientologie lui ont déconseillé de demander une aide psychologique,
et l'ont de plus monté contre ses parents.
"Ils ne croyaient pas en la thérapie, " dit Beals.
L'église est également soupçonnée d'avoir ruiné Beals, qui
avait énormément versé d'argent : "Beals était ruiné et dans les dettes",
a dit le Président Pete Haun.
La scientologie est une religion new-age fondée par l'auteur de science-fiction L. Ron
Hubbard. L'église croit qu'on peut s'aider soi-même grâce à des méthodes pseudo-psychologiques.
Mais quand Beals a tué son père - il entendait des voix intérieures depuis
deux ans - il est probable qu'il avait besoin d'être aidé par un professionnel.
Le crime eut lieu le 5 Mars 1989 au domicile des parents à Taylorsville. Lorsqu'ils
ont conseillé à leur fils de 32 ans de s'adresser à une thérapeute, il est devenu fou.
Il se précipita dans la cuisine pour porter plusieurs coups de couteau de boucher à
sa mère Lawana, 51 ans.
Alors que son père de 55 ans, Arthur Don Beals, tentait d'intervenir, Beals le frappa
aussi. Sa mère lui donna alors sans succès plusieurs coups de batte de base-ball.
Madame Beals n'ayant pas réussi à stopper son fils avec la batte, elle s'enfuit
pour appeler la police. Garr tua alors son père avec un révolver de calibre 38.
Beals dit avoir porté cette arme toute la journée sur lui, car il pensait que "des
gens" le poursuivaient.
"Si je n'étais pas entré en scientologie, je n'aurais pas commis ce crime,"
a déclaré Beals au Conseil.
Accusé de meurtre sans préméditation et de tentative de meurtre, Beals plaida
"coupable mais mentalement irresponsable" et fut condamné pour meurtre à 1 à 15
ans de prison.
Il passa un an à l'hopital d'état de l'Utah; s'y étant remis, il fut transféré
à la Prison d'état de l'Utah, où il resta environ 4 mois.
Des lettres au Conseil de [Libération sur Parole] montrèrent que sa mère lui avait pardonné, a dit M. Haun. Elle espère qu'il
reviendra vivre auprès d'elle quand il sera libéré.
L'hopital pense que Beals peut vivre normalement en communauté s'il prend ses médicaments
et entreprend une thérapie mentale, ajouta le Président Haun.
Mais il préfère que Beals passe encore quelques années en prison pour voir
comment il s'adaptera. Beals paraîtra donc de nouveau devant la Commission en Janvier 1994.
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