D'emblée, faisons observer que seuls des témoins "à
charge" sont retenus par ce "comité" institué par une loi US destinée à
sanctionner des pays qui ne respecteraient soi-disant pas la tolérance religieuse façon US. Certains,
comme le Rd. N.J.L'Heureux, sont directement liés à la scientologie (sans être forcément
scientologues) d'autres sont simplement scientologues, vexés d'avoir à montrer patte blanche alors
qu'ils travaillent dans des entreprises de très haute sécurité et qu'il leur serait facile
de tafiquer les programmes des gouvernements ou des "ennemis". D'autres, comme Jeremy T. Gunn, ont ressenti
un affront lorsque M. Vivien a failli refuser de les recevoir, sachant évidemment d'avance (c'est mon opinion que j'exprime ici) "qu'ils""
étaient essentiellement là pour tenter d'établir un "dialogue" entre scientologues
et la MILS.
Il suffit d'observer son insistance sur la question scientologue et son
argumentaire pour ne presque plus avoir de doutes sur la fait que le scientologue possible, ou le séïde de la secte
criminelle au sein de la commission, ce pouvait être LUI, et non Karen Lord... Aucun des témoins n'est
neutre ou opposé aux sectes criminelles. Ce qui porte à dire immédiatement, en résumé
(pour ceux qui n'auront pas le temps de lire le développé des argumentaires, - argumentaires démontrant
que la scientologie guide en partie, par chantage, argent, ou autres pressions, une partie du gouvernement US.
Nous n'en doutions guère, nous en douterons moins encore.
Le lecteur a le droit de penser que j'exagère. Mais que penser d'une
secte qui du jour au lendemain, en dépit d'opinions complètement contraires de ce même gouvernement
US en Cour Suprème des Etats-Unis,
a brusquement conquis son but final: l'agent économisé - le milliard de dollars -de son propre aveu-
extorqué en impôts dûs au gouvernement US, et donc, au contribuable? On ne le répétera
jamais assez : pour la scientologie, la fin justifie les moyens.
Dernier recours du loup affamé, de Méphisto derrière
le dos du Dr Faust qui lui a vendu son âme.
Mais il n'est jamais trop tard pour les vrais "croyants": la
vérité a toujours triomphé bien que des périodes noires aient endeuillé l'humanité
depuis l'aube des temps. Mais la vérité ne se trouve pas là où on l'attend - dans les
sectes; elle est dans la Vie. je crois qu'il est impossible à la scientologie d'aller au delà de
ce qu'elle a atteint, ce qui peut se résumer à des bouts de papier et à des actions de quelques
membres du gouvernement américain, à qui une simple tache de sperme sur la robe de leur maîtresse
fut capable de créer une hystérie nationale, tandis que chez nous, la fille "naturelle"
d'un président n'est qu'une tempète dans un verre d'eau, ne soulevant aucun problème politique
véritable.
En conclusion, le peuple du nouveau monde -ou son gouvernement- a beaucoup à apprendre de la tolérance
du peuple de l'Ancien Monde.
Recevoir les scientologues ne sert à rien: ils ne viennent pas discuter, mais mentir et se plaindre de leur
sort dès qu'on tente de leur demander de se conformer au droit, à la loi, et aux droits de l'homme.
Qu'on me permette d'assister aux entretiens avec eux, et le vent risque de tourner, car je connais assez leurs
méthodes et leurs mensonges préférés: ils ne s'en tireraient pas sans mal.
En attendant que ces "témoignages " soient
traduits, ils sont ici offerts aux lecteurs intéressés en anglais.
Note: certains ne sont pas encore disponibles et seront
ajoutés sous peu.
On peut déjà se rendre compte de la composition
des anciennes "auditions" du même organe US à la solde des sectes, quand on sait qu'avaient
été reçus en 1998 des gens comme Massimo Introvigne, l'apologiste ultra-droite, l'inconnu
belge Willy Fautre à la solde des sectes, et le "pasteur" Demeo d'une soi-disant église
baptiste, mais non reconnue par les baptistes officiels.
Témoignage de Robert A. Seiple, ambassadeur itinérant US
Témoignage de Jeremy T. Gunn, intervenant
de la part du gouvernement US auprès des pays européens.
Témoignage de Craig Jensen, tout
simplement membre de la scientologie et patron d'une boite ayant infiltré Microsoft.
Témoignage de C. Bell, actrice scientologue
Témoignage de Benjamin A. Gilman,
intervenant pour le compte du Gouvernement US
Témoignage de Philip Brumley,
témoin de jéhovah, ou avocat pour le compte des Témoins de Jéhovah
Témoignage du Révérend N.J. L'Heureux, très lié à
la scientologie et membre dirigeant du "comité d'experts internationaux" ayant été
chargé par celle-ci de "juger" les "violations des droits de l'homme" de MMs N. About,
sénateur, Tibéri, député maire; Alain Vivien, président de la MILS, ainsi que
de divers autres personnages clé du domaine anti-sectaire dans plusieurs villes de France et à l'étranger
(Suisse et Belgique).
Témoignage du Pasteur A. Hunt, église méthodiste de Vienne (Autriche)
s'ajoute à ceci:
l'interview entre deux des membres du comité, le SENATEUR
SAM BROWNBACK (R-KS) & NINA HOPE SHEA, MEMBRE, U.S. COMMISSION ON INTERNATIONAL RELIGIOUS FREEDOM
PREPARED TESTIMONY OF THE HONORABLE ROBERT A. SEIPLE AMBASSADOR-AT-LARGE
FOR INTERNATIONAL RELIGIOUS FREEDOM BEFORE THE HOUSE COMMITTEE ON
INTERNATIONAL RELATIONS
SUBJECT - THE TREATMENT OF RELIGIOUS MINORITIES IN WESTERN EUROPE
WEDNESDAY, JUNE 14, 2000
Mr. Chairman and Members of the Committee, I am honored to appear before
you today to testify on the treatment of religious minorities in Western
Europe. Let me begin by thanking the Chairman and the Committee for their
strong and continuing contributions toward our goal of promoting religious
freedom.
Each of us here today shares a commitment to protecting the dignity of all
human beings. We hold in common the belief that at the heart of human
dignity lies the right to pursue the truth about the mystery of faith, the
truth about our place in the universe, about how we ought to order our
lives. Together we seek to speed the day when every human being is free to
pursue that truth as he or she sees fit - not only unhindered by others,
but protected by the state itself.
Freedom of religion and conscience is also foundational for democracy, as
recognized in the international covenants. The government which fails to
honor religious freedom and freedom of conscience is a government which
does not recognize the priority of the individual over the state, and that
the state exists to serve society, not vice versa. By the same token, the
government which nurtures religious freedom may be more likely to honor
other fundamental human rights. So, Mr. Chairman, the promotion of
religious freedom and freedom of conscience makes sense from the
standpoint of freedom in general, but also from the standpoint of all
human rights, and from the standpoint of promoting healthy, vibrant
democracies.
Against that background, Mr. Chairman, let me turn to our subject this
morning the treatment of religious minorities in Western Europe. Overall,
it must be said that religious minorities are treated better there than in
most other regions of the world. Indeed, in relative terms, the citizens
of Western Europe enjoy a measure of freedom that is the envy of aspiring
democracies around the globe. Persecution on the basis of religion - in
the form of brutal activities by governments, such as prolonged detentions
without charge, torture and slavery -- simply does not exist there as it
so tragically does elsewhere in the world.
But it also must be said that discrimination on the basis of religion does
exist in the four countries on which we are focusing this morning -
Germany, France, Austria and Belgium. Let me give you a brief overview of
the problems that we see in each. Before I do, however, I want to
emphasize that the standard applied to these countries by the United
States is a standard that they have accepted. All of them embrace the
international instruments that protect freedom of religion and conscience,
including the Universal Declaration of Human Rights, the European
Convention on Human Rights and the International Covenant on Civil and
Political Rights. In applying these standards, we see ourselves as
citizens of the world community, putting our national shoulder to the
international wheel.
But our willingness to speak of discrimination elsewhere should not be
taken to imply that we are free of it ourselves. When it comes to
religious minorities, the United States falls far short of a perfect
record. One need only recall discrimination against the Catholic minority,
or the Mormons, in the 19th century. However, we believe that one sign of
a mature democracy is the willingness to accept criticism, so long as it
is based on international standards of human rights.
Germany
Let me begin with Germany, where our primary disagreement involves the
treatment of the country's roughly 8,000 Scientologists. The nub of the
problem is that many in the German government believe that Scientology is
more a money-making scheme than a religion. This view is shared by
officials in certain Laender (states), where responsibility for religious
questions are usually handled.
At the same time, German officials say they are concerned that Scientology
has "anti-democratic tendencies." The Offices for the Protection of the
Constitution at both the state and federal level have been monitoring
Scientology since 1997 for evidence of activities that would constitute a
"threat" against the state. Although initial reports concluded that it did
not, the monitoring continues to this day.
In 1998 a commission on "so-called sects and psycho-groups" presented a
report to the Parliament that criticized Scientology for "misinformation
and intimidation" of its critics, accusing it of being a political
extremist group with "totalitarian tendencies." Following this the states
of Bavaria, Hamburg and Schleswig-Holstein published brochures warning the
public of the purported dangers Scientology poses.
For their part, many of the country's Scientologists have reported both
governmental and societal discrimination in their daily lives. Some
employers, for example, use the so-called "sect filter" -- screening
applicants for Scientology membership. The Federal government also screens
companies bidding on some consulting and training contracts for
Scientologists, as do some state governments. That these and other forms
of discrimination are occurring was documented in a 1998 UN report,
although it rejected the outrageous claim that Scientologists' treatment
was similar to that suffered by the Jews during the Nazi era.
Scientologists continue to take their grievances to the German court
system. Some who have charged their employers with "unfair dismissal," for
example, have won out of court settlements.
Mr. Chairman, we have discussed these issues at some length with German
officials, both in Germany and the United States. We have stressed in
particular the risks associated with governments deciding what does and
does not constitute a religion. We have made clear our concern with "sect
filters." To prevent an individual from practicing a profession solely on
account of his or her religious beliefs is an abuse of religious freedom,
as well as a discriminatory business practice. We have expressed our
concern that the continued official "observation" of Scientology by the
German government without any legal action being initiated as a result -
creates an environment that encourages discrimination. We have urged our
German colleagues to begin a dialogue with the Scientologists, and we have
raised our concerns multilaterally at meetings of the Organization of
Security and Cooperation in Europe.
France
Let me now turn to France. There have been recent reports by the National
Assembly which cast Scientology in a negative light, expressing concern
that they may use excessive or dishonest means to obtain donations.
However, the government has taken no action against them. Indeed, Interior
Minister Chevenement and others, including Foreign Minister Vedrine, have
assumed a very positive and public position in support of freedom of
conscience and religion, a fact which has helped diffuse tensions
considerably.
But it is also true that France has been at the vanguard of the troubling
practice of creating so-called "sect lists." These lists are created by
government agencies - in France the list was part of a parliamentary
report - and typically contain the names of scores of religious groups
which may not be recognized by the government. Some of the groups are
clearly dangerous - such as the Solar Temple, which led to suicides in
France and Switzerland. But others are merely unfamiliar or unpopular. By
grouping them together under the negative word "sect," governments
encourage societal discrimination.
Some groups that appear on France's list continue to report acts of
discrimination. One of them is the Institut Theologique de Nimes, a
private Bible college founded in 1989 by Louis Demeo, who is head pastor
at an associated church there. Others have been subjected to long audits
of their finances. For example, tax claims against the Church of
Scientology forced several churches into bankruptcy in the mid 1990s. The
Jehovah's Witnesses have also been heavily audited. According to the
International Helsinki Federation, this audit, which began in January 1996
and continues to this day has been done in a manner which "suggests
harassment."
In France, too, the U.S. has been engaged actively in promoting a dialogue
with French authorities. U.S. embassy representatives have met several
times with the Interministerial Mission to Battle Against Sects. President
Clinton, Secretary of State Albright, Assistant Secretary of State Harold
Koh and I have each raised these issues of religious discrimination with
French officials during the past year, and we will continue to do so. Our
goal is to develop a common understanding with the French government on
what actions are - and are not - in accord with international agreements
on religious freedom.
Austria
Mr. Chairman, the pattern in Austria is not unlike that in France. The
government has long waged an information campaign against religious groups
that it considers harmful to the interests of individuals and society. A
brochure issued last September by the Ministry for Social Security and
Generations described several non-recognized religious groups, including
the Jehovah's Witnesses, in decidedly negative terms that many found
offensive. With the recent appointment of a new Minister from Jorg
Haider's Freedom Party, there are fears that the government may intensify
its campaign against religions that lack official recognition. We have
raised these issues with the Austrian government and will continue to
press our view that such practices contravene Austria's commitments to
religious freedom.
Belgium
Let me conclude with Belgium. In 1998 the Belgian Parliament adopted
several recommendations from a Commission report on government policy
toward "sects," including the creation of a "Center for Information and
Advice on Harmful Sectarian Organizations." The Commission had also
appended a list of "sects" in Belgium divided into those considered
harmful, and all others - and recommended a special police unit to deal
with the harmful groups. The government has not yet taken any action on
this proposal.
Our concern here, Mr. Chairman, is not with the government's attempts to
deal with illegal activities on the part of any religious group, whether
recognized or unrecognized, new or old. Our fear is that Belgium, like
France and Austria, is painting with too broad a brash. In its very use of
the pejorative term "sect" to characterize unrecognized religious groups,
it casts aspersions on those groups, creating (even if inadvertently) the
suspicion that there is something wrong with them. But every religion
began as something new and unpopular. We have discussed these issues with
Belgian officials, and we will continue to urge all our European friends
to recognize that the religious quest must be nurtured, not discouraged,
for true religious freedom to exist.
Before concluding, I want to note that Muslims continue to experience some
discrimination in Western Europe, even though Islam is the second largest
religion in France and Belgium and the third in Austria and Germany. In
some cases, this discrimination has more to do with race, culture and
immigrant status than religious beliefs. Indeed, Muslims are free to
worship and form cultural organizations in each of these countries. Islam
is recognized as an established, organized religion, thus enabling it to
claim certain tax exemptions and receive subsidies from the state.
The most persistent and controversial religious issue facing Muslims in
Western Europe is the question of headscarves and whether girls should be
permitted to wear them in public schools. The question has caused
considerable debate, some of it quite charged with overtones of
intolerance. But civil society is well-established in these countries and
many organizations have defended the rights of Muslims. If some
jurisdictions remain opposed to students wearing religious clothing,
others are becoming more accepting of the practice. Our view is that the
international covenants are quite clear - freedom of religion includes the
right to manifest religious belief. Surely democracies can find the
flexibility to tolerate such an expression of piety as the religious
headscarf.
Let me conclude where I began, Mr. Chairman. We share a great deal with
our Allies and friends in Europe - including common religious traditions.
Together we have done much to make the world a safer, more humane place, a
place where human rights like democracy - might take root and flourish. We
offer these thoughts about religious freedom to our friends out of a sense
of shared responsibility for what we have done, and what we might do,
together. We will continue to discuss these matters with them. Our plea is
that they consider our argument that freedom of religion -- while
sometimes tragically exploited by those who would manipulate faith for
their own ends -- is inherently good because it supports the dignity of
the human person, as well as democracy itself.
Thank you again, Mr. Chairman, for your leadership and that of this
Committee on the matter of promoting religious freedom abroad. I would be
happy to take your questions.
TEMOIGNAGE PREPARE DU DR. T. JEREMY GUNN DEVANT LE COMITE DES RELATIONS INTERNATIONALES DU CONGRES
SUJET - " DISCRIMINATION SUR LA BASE DES RELIGIONS ET DES CROYANCES
EN EUROPE DE L'OUEST"
MERCREDI 14 JUIN 2000
En 1939, Felix Chevrier arrivait à la petite ville de Chabannes dans la Creuse, pour rénover un château
abandonné pour y héberger et éduquer des enfants réfugiés juifs d'Europe de
l'Est.1 L'orsque le bruit de
l'arrivée de Chevrier se répandit, la France possédait une réputation considérable
et méritée de fournir un toit aux éxilés étrangers. Mais dans l'année
qui suivit l'ouverture de l'école à Chabannes, la France elle-même tomba victime des occupants
étrangers. Fin 40, la zone nord de la France était sous contrôle nazi. La zone sud était
sous juridiction du gouvernement de Vichy, localisée à moins de 100km de l'école de Mr Chevrier. [ nous voici d'emblée dans l'atmosphère
nazie, comme pour les allemands trois ans auparavant: ce sont déjà les gros sabots de M. Gunn qui
sonnent sur les pavés d'une France qui se défend contre l'envahisseur, comme... les indiens d'Amérique
se défendirent des "blancs" qui, au 17e siècle supprimeraient presque entièrement
leur "race".]
Alors que M. Chevrier et les bonnes gens de Chavannes risquaient leur vie pour sauver les enfants réfugiés,
le gouvernement de Vichy envoyait la police dans les villages de France pour y arrêter les juifs. En octobre
40, le gouvernement de Vichy publiait une loi définissant les juifs et leur interdisant de tenir certains
emplois, y compris des postes du gouvernement, de la justice, de l'armée, de la presse et de l'enseignement.
La loi s'est étendue pour empêcher les juifs de s'engager dans la plupart des formes de commerce.2 Ces décrets furent publiés contre
les juifs non parce qu'ils avaient été découverts coupables de crimes. Ils étaient
condamnés en tant que groupe simplement parce qu'ils appartenaient à ce groupe. C'est une logique
particulière de préjugés. Elle ne demande pas qu'on soit coupable individuellement, elle exige
seulement qu'une personne soit membre de la classe condamnée. [les
scientologues se sont déjà fait remettre à leur place par les juifs et par l'ONU lors de leurs
accusations de nazisme envers le gouvernement allemand, mais Gunn remet cet argument effarant sur le tapis, sur
le dos de la France cette fois.]
Le gouvernement de Vichy fut finalement responsable de l'arrestation, du transport et de la livraison aux nazis
de dizaines de milliers de juifs européens, aussi bien français qu'originaires d'Europe de l'Est.
Par contraste, tous les enfants sauf quatre, parmi les 400 enfants juifs de l'école de Mr Chevrier, survécurent
à la guerre.
L'un des collègues de M. Chevrier, le Dr. Meiseles, avait traité des enfants dans les camps de concentration
français avant d'arriver à Chabannes. Il écrivait en 1942: "Examiner les enfants de Chabannes
après avoir éxaminé les enfants en camps de concentration, c'est se rendre compte de la triste
période où l'on observe les deux visages de la France. Le véritable visage ici est à
Chabannes, où M. Chevrier travaille avec un tel succés à soigner les crimes des autres."
Malheureusement, la France, comme tous les pays dans le monde -- y-compris les Etats-Unis -- a deux visages: le
visage du courage et de la tolérance et le visage du préjugé et de la discrimination. Le visage
de la France représenté par Mr Chevrier ne voyait pas les juifs comme un groupe condamnable mais
comme des individus. L'autre France entreprenait des mesures "légales" contre des gens sans avoir
besoin d'une preuve quelconque de leur antipatriotisme, de leurs actes d'escroquerie ou du tort qu'ils faisaient
à leurs enfants. Peut-on encore voir les deux visages de la France?
Survol de la situation en Europe Occidentale.
Plusieurs obstacles se dressent, dans de nombreux pays d'Europe, face à la liberté reconnue de religion
et de croyance. Bien que j'aimerais en discuter dans la mesure où le temps le permet, il est tout d'abord
important de reconnaître que comme dans d'autres endroits du monde, les gouvernements et les peuples de l'Europe
de l'Ouest croient généralement au rôle de la loi et aux droits de l'homme. On peut porter
à leur crédit le fait que, virtuellement, tous les états d'Europe ont ratifié la Convention
Européenne des Droits de l'Homme, et que les gens de ces pays ont choisi d'amener des plaintes devant la
Cour Européenne des Droits de l'Homme. 5 La Cour Européenne Des Droits de l'Homme est apparue depuis 1993 comme un champion
de la liberté de croyance et de religion. Je crois qu'il est très probable qu'en définitive,
les problèmes de discrimination sur la base de la religion et de la croyance auxquels font face les états
d'Europe de l'Ouest actuellement, finiront par être correctement règlés par la Cour Européenne.
(J'ajouterai que les plus fiables des défenseurs des droits des minorités religieuses dans les pays
européens ont généralement été les tribunaux.) Je crois aussi fermement que
le bon visage de l'Europe finira par prévaloir -- avec ou sans aiguillonage de la part des Etats-Unis. [devons-nous vraiment remercier des gouvernements qui agissent en ennemis de notre économie
et de nos droits à la différence, pour cet 'aiguillonage' dont le terme en dit long sur la façon
dont Gunn envisage de convaincre la France?]
Bien que désormais, je vais m'occuper essentiellement des problèmes des nouveaux mouvements religieux
(nommés péjorativement par leurs opposants par les mots de "sectes"), ce comité
ne devrait pas avoir l'impression que c'est le seul, ou même qu'il s'agit du plus important des obstacles
à la liberté de religion et de croyance.6 Sans essayer pour autant de classer par ordre les difficultés, les trois autres
problèmes concernés et liés, de liberté de religion et de croyance en Europe de l'Ouest
sont: d'abord l'incorporation des musulmans dans la société, deuxièmement les lois qui établissent
des discriminations parmi les religions, et troisièmement, les attitudes sociétales d'intolérance
(y-compris l'antisémitisme). [on verra toutefois que cet appel
aux juifs n'est que lettre morte au lecteur: seule la scientologie et, en alibi, les témoins de Jéhovah,
vont désormais intéresser Gunn. Qu'il fasse des paragraphes sur la foulard islamique n'a visiblement
aucune importance pour lui; il ne connaît manifestement rien au problème et ne fait que le survoler
pour faire passer la suite.]
1. les Musulmans.
Dans de nombreux pays d'Europe de l'Ouest, les musulmans constituent maintenant
la seconde ou la troisième des religions. Dans le monde entier, ils sont près d'un milliard. Comme
pour les Etats-Unis, les Musulmans n'ont pas été complètement intègrés et souffrent
d'un préjugé populaire et de stéréotypes. La commission européenne contre le
racisme et l'intolérance (ECRI), opérant sous l'égide du Conseil de l'Europe a récemment
rapporté que les préjugés contre les communautés musulmanes (c'est à dire l'islamophobie),
démontraient une tendance troublante à la violence, au harcèlement, à la discrimination
et à des attitudes généralement négatives ou des stéréotypes.7 Les attitudes
sociétales affectent les Musulmans, particulièrement en ce qui concerne la discrimination à
l'emploi, l'absence de possibilité de pratiquer leur religion au travail et à l'école, la
discrimination contre les jeunes musulmanes quant à porter leur foulard à l'école et l'incapacité
d'obtenir une reconnaissance légale de leur communauté de culte (voir ci-dessous). Un échec
à traiter correctement et créativement ce problème finira je pense par amener de grandes difficultés
domestiques et internationales. [Gunn se gardera bien de dire que les quelques
peuplades extrémistes "musulmanes" sont très ennemies de son propre pays, le "Satan
US", bien davantage que de la France, qui entretient globalement de bosn rapports avec la très grande
majorité des pays musulmans depuis des décennies. Doit-on pour autant émettre des opinions
internationales OFFICIELLES déclarant que les Etats-Unis pratiquent une énorme discrimination religieuse?
Je ne le pense pas. Ces opinions doivent rester le fait de particuliers comme moi, qui peuvent se permettre d'annoncer
clairement ce qu'ils pensent de certains aspects du gouvernement US sans que cela crée d'incidents diplomatiques!]
2. Les lois discriminatoires
Reflétant par-là une expérience historique très différente de celle des Etats-Unis,
nombre des pays d'Europe ont des lois qui fournissent des bénéfices significatifs à certaines
religions, alors qu'ils sont refusés à d'autres. Ceci inclut des profits tels que des statuts d'exemption
d'impôts, le paiement de salaires du Clergé, ou des enseignements religieux, le paiement des salaires
aux religieux des écoles publiques et l'accés de leur clergé à des institutions telles
que militaires, hospitaliaires et pénitentiaires. Actuellement, bien qu'il y ait des raisons fermement ancrées
historiques pour cette discrimination légale, je partage l'idée de mes collègues européens
qui défendent ces lois, en raison de leurs racines historiques. Mais de la même façon que le
passé ne peut être utilisé pour défendre la discrimination actuelle sur la base de la
race ou du sexe, aussi ne devrait-il pas être utilisé pour établir de discrimination sur la
base de la religion et de la croyance. Les traîtés internationaux sont assez explicites en interdisant
la discrimination sur la base de la religion. [Aux Etas-Unis, il est vrai,
on peut aller jusqu'à fournir une exemption d'impôt injustifiée et anticonstitutionnelle à
un système commercial criminel plusieurs fois condamné jusqu'en Cour Suprème des Etats-Unis,
et considéré là-bas comme une entreprise commerciale douteuse durant 35 ans, dont les plus
hauts dirigeants ont fait l'objet de condamnations criminelles pour conspiration contre l'état.
Par ailleurs, il n'est pas non plus forcément simple aux associations
américaines se prétendant religieuses d'obtenir le statut d'exemption excessivement avantageux -
bien plus qu'en Europe, preuve en est la Scientologie, qui mena 35 ans de guerre à outrance anti-IRS avant
de l'obtenir injustement par des moyens on ne peut plus condamnables, dans un deal secret très contesté
et désavantageant fortement toutes les autres religions américaines.]
Les gouvernements européens exigent fréquemment des religions qu'elles aient une organisation très
étendue dans le pays pour pouvoir être reconnues par l'état. Bien que ceci ne présente
pas de problème pour des églises organisées hiérarchiquement telle que le Catholicisme
romain, cela représente un problème pour des corps religieux qui opèrent traditionnellement,
indépendamment les uns des autres, telles que les églises Chrétiennes Congrégationelles
ou les Mosquées Islamiques.
3. Les attitudes sociétales
Il y a cinq ans, alors que j'étais jeune, naïf et avocat en activité, je croyais que la clé
pour résoudre les problèmes de discrimination religieuse en Europe, consistait à amender les
lois discriminatoires. Bien que je ne sois peut-être pas plus sage désormais, j'en suis néanmoins
venu à croire que le coeur du problème se situe dans les attitudes sociétales discriminatoires.
Bien que les lois et attitudes discriminatoires, sans aucun doute, se renforcent réciproquement, ce sont
ces attitudes qui en portent la responsabilité principale. L'ECRI, après avoir découvert la
discrimination envers les Musulmans dans son plus récent rapport note également une intensification
de l'étendue des idées antisémites... La dissémination de matériaux antisémites
augmente.8
Discrimination contre les nouveaux mouvements religieux
Le mouvement anti-sectes est l'un des domaines ayant de plus en plus attiré l'attention en Europe au cours
des quelques dernières années . Le mouvement anti-sectes avait observé avec inquiétude
la prolifération de petits groupes de croyance religieux qu'il décrivait sous le terme de "sectes".
Il y a nombre de ces groupes privés, dont certains reçoivent des subsides gouvernementaux, qui sont
de plus en plus actifs pour mobiliser l'opposition aux "sectes". 9
La naissance du mouvement anti-sectes peut être attribuée à l'horrible massacre de suicide
en masse de Jonestown au Guyana, ou périrent plus de 900 personnes.
[mémoire déformante de M. Gunn: il y eut aussi de nombreux meurtres
dans cette tragédie, dont celui du député américain Leo Ryan envoyé en Mission
par le congrès et de trois autres personnes l'accompagnant, dont un journaliste, sans compter des centaines
d'enfants qui n'ont certes pas choisi le suicide en toute connaissance de cause. Ces "oublis" sont particulièrement
révélateurs de la part de quelqu'un dont les amis scientologues ont de surcroît osé
voler le nom de Leo Ryan, député US, pour piéger de nouveaux "adeptes", et ce, au
moment où il témoigne justement devant une commission du Congrès US.] D'autres évènements sensationnels ont
démontré la gravité du problème tel que les mouvements anti-sectes le voient: l'empoisonnement
au gaz sarin à Tokyo, les suicides du temple Solaire au Quebec, e France et en Suisse, ceux du Heaven's
Gate à Los Angeles en 1997, et le récent suicide-meurtre en série d'Ouganda [rien ne prouve qu'il y ait eu aucun suicide dans
cette dernière tragédie].
De plus, le mouvement anti-sectes désigne des cas moins dramatiques où il est question de sectes
impliquées dans des escroqueries, lavage de cerveau, abus envers des enfants, promiscuité sexuelle
et méthodes de recrutement trompeuses.
Avant de critiquer certaines des tactiques et méthodes communes au mouvement anti-sectes, je désirerais
en premier lieu accuser réception au fait qu'il y a des gens bien intentionnés dans ces mouvements
et que nombre des problèmes identifiés sont réels. Il y a des individus et groupes qui font
mauvais usage du mot "religion" pour cacher des activités frauduleuses. Il en existe aussi qui
se servent du voile de la "religion" pour manipuler d'autres êtres humains de façon nocive.
Bien des anciens membres des nouveaux mouvements religieux ont d'amers ressentiments d'avoir été
trompés psychologiquement et financièrement par ces mouvements. Ces problèmes existent, il
ne faut pas les ignorer. Il existe beaucoup de bénévoles du mouvement anti-sectes qui consacrent
temps et ressources à des gens ayant vraiment besoin de leur aide. [Nous
ne serons pas surpris de constater que la scientologie et d'autres sectes coercitives ne soient pas citées
par Gunn; ces louanges relatives aux bénévoles de l'anti-sectarisme annoncent le pire, comme nous
l'allons voir plus loin à propos de M. Vivien.]
Hélas, l'une des caractéristiques saillantes du mouvement anti-sectes,
en particulier son côté public - en est venue à promouvoir la discrimination et l'intolérance
envers un vaste ensemble de mouvements. Ce qui était à l'origine intentions pures et nobles buts
est de plus en plus entaché d'attaques ad-hominem et d'une analyse vaseuse des faits. [nous verrons que M. Gunn y va aussi des attaques ad-hominem]. Ces raisonnements erronés conduisent inévitablement et tristement à
une discrimination publique étendue de la part du gouvernement sur la base de la religion et des croyances.
[Raisonnement erroné de M. Gunn: c'est ainsi que le gouvernement
français, en dépit de la montée d'une discrimination raciale assez évidente de la part
de membres de groupes politiques extrémistes importants -15 % des électeurs -, a au contraire pris
des mesures législatives pour endiguer le flot et les effets nuisibles du racisme, et que plusieurs ténors
politiques ont été condamnés à la suite de ces lois.]
Le problème de discrimination le plus grave d'Europe de Ouest se situe en France. 10 En 1998, le gouvernement
a créé une agence nommée -sans subtilité- la Mission Interministérielle de Lutte
contre les Sectes, ou "MILS", désormais sous l'égide de l'ex-ministre Alain Vivien. L'actuel
Ministre de la Justice a expédié des circulaires engageant les procureurs à plus d'activité
dans leur travail à l'encontre des "sectes". Au cours des années précédentes,
l'Assemblée Nationale avait émis des rapports préjudiciables péjoratifs, qui sont étonnamment
peu scientifiques. [Engageons les lecteurs à lire et comparer la
scientificité des rapports français avec celle des rapports des députés américains,
qui sont encore bien moins scientifiques et mélangent des problèmes, des faits isolés individuels
et des faits racistes avec des faits religieux, sans compter l'incompréhension parfois avouée des
législations spécifiques appliquées, etc.] Des projets
de lois largement publicisés réclament des mesures de plus en plus sèvères à
l'encontre des "sectes". Les militants des groupes anti-sectes publient des documents aggressifs. Bien
que le gouvernement français pourrait utiliser son influence considérable pour promouvoir la tolérance
et calmer les passions de ces groupes, il a au contraire choisi, c'est la Commission suédoise qui le dit
dans son rapport de 1998, de faire "cause commune" avec les groupes anti-sectes. 11 (J'aimerais faire
observer ici qu'on a néanmoins observé des signes encourageants de changement d'attitude de la France,
et je développerai cet aspect plus loin).
Je vais décrire le problème du mouvement officiel anti-sectes en France afin d'illustrer le fait
que le souci légitime du bien-être humain peut s'amenuiser et faire prendre des mesures illogiques
et discriminatoires. Bien que les problèmes français soient similaires à ceux rencontrés
ailleurs en Europe, les méthodes et l'illogisme en sont similaires. J'identifierai deux caractéristiques
liées quant aux méthodes préjudiciables ayant pénétré certains officiels
et institutions françaises. La première est le langage de préjugé, la seconde, l'illogisme
de la méthodologie du préjugé.
1. Le langage du préjugé. Celui-ci se sert de termes péjoratifs
pour faire appel à la partialité de celui qui l'entend, comme substitut à l'analyse réfléchie.
[bel exemple de "politically correct"; nous pourrions désormais
appeler "longs animaux sans pattes" les serpents, car "serpent", c'est souvent péjoratif.] Le terme le plus couramment utilisé
par l'activiste [activiste: terme fréquemment utilisé péjorativement...] est bien sûr le mot "secte", qui joue son rôle parmi les épithètes
raciaux péjoratifs. 12 La commission d'Enquète allemande, dont la tâche démarra par
une attaque des "sectes" a finalement conclu que le terme était péjoratif et ne devait
plus être utilisé. 13 [M. Gunn omet de compter le nombre
de fois où le terme secte est utilisé, y compris par lui-même, que ce soit ou non entre guillemets.
Preuve s'il en faut que le terme est fort bien compris et d'usage général; par ailleurs, si M. Gunn
suppose que ça changera le contenu et les crimes scientologues ou moonistes ou Hare-Khrishniens de les requalifier
en "NRM" ou "psychogroupe" comme les allemands, je veux bien changer de suite ma façon
de nommer cette... secte.] Le rapport suédois se sert du terme
"nouveau mouvements religieux" et abjure le terme secte. [si
M. Gunn connaissait bien le rapport français et les sectes, il constaterait l'ineptie de cette appellation
pour des mouvements n'ayant aucune prétention religieuse, mais se trouvant néanmoins sur la "liste"
française -ou belge-, certains la refusant même nettement; c'est là bien une preuve de plus
que seules quelques fausses religions veulent obtenir le nom sésame".]
Le langage de préjugé utilise des termes péjoratifs afin
d'écarter les opposants idéologiques. Une tactique dont se servent certains membres du mouvement
anti-secte consiste à accuser leurs opposants idéologiques d'être membres (ou compagnons de
route) du groupe décrié. J'ai personnellemnt été témoin de cette malheureuse
tactique.de la part du Président de la MILS en personne à l'encontre d'un membre officiel de la délégation
US en visite en France.
En avril 1999, j'étais membre d'une délégation de trois
personnes expédiée en Europe sur demande de l'Office pour la Liberté Religieuse du Département
d'Etat US. Nous avions convenu d'un rendez-vous avec le Président de la MILS. Mais peu avant la réunion,
l'ambassade US de Paris nous signalait qu'il avait décidé de ne pas nous recevoir car l'un de nous
était affilié à l'église de scientologie. Je ne suis pas scientologue et je savais
que les deux autres praticipants, le Dr David Little, désormais professeur à l'école de théologie
d'Harvard et membre de l'institut pour la Paix, et Mme Karen Lord, conseil pour la liberté religieuse à
la commission du congrès d'Helsinki, n'étaient pas scientologues. Après divers appels via
l'Ambassade, le Président décidait finalement de nous rencontrer. [
le refus ne touchait pas les trois membres, mais seulement, et par erreur, Madame Lord. Des renseignements incomplets
semblent en être la cause.]
M. Gunn tombe fort mal par ailleurs, car je n'hésite par exemple pas à
prendre contact, en tant "qu'activiste", avec les scientologues ou leurs amis; mais en dehors de leurs
tentatives de me couper la parole en débat public, ou de me faire virer de leurs réunions
publiques, les scientologues font tout ce qu'il peuvent pour éviter
leurs critiques, ne prenant jamais contact avec moi si ce n'est pour me menacer de plaintes judiciaires. Ils vont
même jusqu'à contraindre leurs adeptes à utiliser un logiciel internet leur coupant automatiquement
l'accès à toute discussion critique!]
Alors que nous étons présentés au Président, il fit observer qu''il "connaissait
déjà" qui était Madame Lord et qu'il n'était pas nécessaire de la lui présenter.
Ensuite, répondant à une question de Mme Lord, le président disait qu'il ne lui répondrait
pas, mais répondrait au "chef" de la délagation. Quelques jours après l'entretien,
le président de la MILS expliqua qu'un des membres de la Commission US était scientologue, affirmation
qu'il répéta à plusieurs reprises.14 Lorsqu'il l'a dit aux médias, on ne lui a semble-t'il
pas demandé de prouver cette allégation.
En un mot, l'affirmation de M. Vivien est fausse. Je suis certain qu'il ne pourra pas la prouver. Je le défie
d'en donner la preuve, sinon, qu'il s'excuse auprès de Mme Lord et des Etats-Unis. Je pense que ce serait
une idée excellente pour les média français et pour le gouvernement français d'insister
que M. Vivien prouve son affirmation ou la retire. [Observons ici que le gouvernement français a été gravement insulté
par certains membres du gouverement US, qui n'ont pas exemple pas hésité à comparer la France
à la Roumanie sous Ceaucescu... mais ne se sont pas excusés de leur grossièreté en
dépit de ma demande motivée. Deux poids, deux mesures?]
Le sujet le plus important n'est cependant pas que M. Vivien ait fait cette erreur destinée à discréditer
Mme Lord, le Département d 'Etat ou les efforts des Etats-Unis en faveur de la liberté religieuse.
L'important ici, c'est que sa façon de répondre aux questions à propos de la discrimination
l'usage d'affirmations fausses, non-informées, provocantes afin de discréditer des personnes ou des
groupes. Si le président de la MILS tient à annoncer au monde de telles affirmations incorrectes
au sujet d'un membre d'une délégation officelle US, on peut très bien imaginer ce qu'il pourrait
faire aux membres des petites religions et groupes de croyance en France. Les gouvernements devraient s'occuper
de promouvoir la tolérance, et non d'énoncer des allégations fausses quant aux croyances des
gens dans le but de les discréditer.
Cette attaque ad-hominem n'est pas une aberration; c'est hélas devenu un outil rhétorique normalisé
destiné à discréditer ceux qui croient que le mouvement anti-sectes va trop loin. Par exemple:
Dans son rapport annuel, la MILS a écarté les témoignages de trois experts qui avaient été
invités à témoigner devant une réunion supplémentaire de l'OSCE sur la liberté
religieuse à Vienne, le 22 mars 1999, en disant que la France "était critiquée par certaines
sectes qui avaient été impudemment admises à participer aux réunions par des officiels
du Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l'Homme, ou par des personnes affiliées
à la commission du congrès US d'Helsinki."15 [lorsque
des gens sans neutralité se disent experts et sont payés par les groupes qu'ils défendent
ou par la Commission partiale qui s'occupe de la religion au parlement US, ou par les amis acquis à la cause
sectaire on n'a aucune raison d'accepter leurs "rapports"; le meilleur exemple est M. Introvigne, dont
le site Internet ne contient pas la moindre trace d'une critique de la scientologie, à l'exemple du "témoignage"
de Gunn]
- Quand on demanda au président de la MILS récemment de répondre aux critiques faites par
le chef de l'Ecole Pratiques de hautes Etudes qui disait que la MILS devenait "hystérique", il
répondit en disant: "l'accusation d'hystérie est typique du langage de la scientologie".
16 [c'est le cas; quoique Introvigne l'utilise également... et
que les autres mouvements criticables s'y soient mis de concert]
- Lors du débat d'un projet de loi anti-sectes au parlement, un sénateur français annonçait
récemment "Le Departement d'Etat américain compte parmi ses membres des adeptes de la scientologie"
17
- Un membre anglais de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui avait parlé en faveur
de la non-discrimination, fut décrit dans le rapport de la MILS comme étant "un adepte de la
scientologuiie, selon les rapports". 18 [il s'agit en effet de Lord
Mc Nair, qui ne cache pas son appartenance, et M. Gunn le sait - à moins que les scientologues ne le lui
aient caché]
- Le président de la MILS a récemment, et sans fournir de preuves, prétendu qu'un scientologue
(non nommé) avait infiltré le cabinet d'un ancien président de la République (non nommé)
et qu'un autre (non nommé) scientologue avait tenté "d'infiltrer" la police judiciaire.
19 [les preuves sont archi-connues en France, depuis le livre "Une
Secte au Coeur de la République", sorti il y a plus de dix ans]
Ce langage de préjugé s'observe aussi dans l'usage de termes comme "infiltration" pour
décrire l'usage (réel ou imaginaire) d'un membre de "secte" dans un office gouvernemental
ou dans les affaires. 20 Tandis que les membres de l'église catholique ou de l'église réformée
enseignent à l'école ou travaillent pour Electricité de France, ils sont "employés".
S'il s'agit de membres des groupes attaqués, ils sont alors "infiltrés". Ce n'est pas là
le langage de la raison ou d'une analyse dépassionnée, c'est du préjugé pur. L'anti-américanisme
se fait désormais jour comme une autre caractéristique du préjugé de langage. 21 [en effet, des jugements critiques de l'attitude du gouvernement US à l'égard
de certains groupes qui paient de fortes sommes en lobbying est souvent abordée. N'aurions-nous pas droit
à la parole, sous prétexte que nous serions critiques de certaines sectes? La critique est-elle seulement
acceptable de leurs amis?]
2. La méthodologie illogique du préjugé
La MILS en particulier et le mouvement anti-sectaire en France de façon générale, se fient
à la véracité de l'information recueillie par nombre de rapports parlementaires sur les sectes,
dont le plus important date de 1996, sous le titre "Les sectes en France". Ce rapport, souvent nommé
Rapport Guyard, identifie 172 groupes comme étant des "sectes". Le parlement Belge a aussi publié
une Enquète Parlementaire identifiant 189 groupes comme étant des "sectes". Ces listes
incluent une large gamme de groupes, dont beaucoup sont très respectés et établis, comme les
Southern Baptists [FAUX. Ce mouvement n'existe pas sur la liste. M. Gunn
fait-il exprès d'inclure dans les "Baptistes" la secte criticable dite "Institut Théologique
de Nîmes", dont le fondateur a des relations coupables avec la secte scientologie, via son chef américain
décoré par la scientologie?], les Témoins de Jéhovah,
l'Opus Dei et l'Antroposophie. Nombre de groupes identfiés sur les listes des rapports ont vu augmenter
la discrimination populaire et gouvernementale à leur encontre.
[Il y a de bonnes chances que les relations avec les Témoins de Jéhovah s'arrangent, car ils ont
retiré tout récemme de leurs règles celles qui étaient contraires à la vie civile
des adeptes et à la Charte Internationale des Droits de l'Enfant, et qui ont coûté la vie à
un nombre indéterminé d'enfants par la décision coupable de leurs parents Jéhovistes.
La décision date du jour de la présentation du rapport de M. Gunn: on ne lui reprochera donc pas
de l'ignorer, mais il ne pouvait par contre ignorer les exigences françaises et internationales de protection
des enfant, dont il est vrai, les Etats-Unis ne se souvient pas vraiment.]
Voici les critiques essentielles de la méthodologie utilisée par le mouvement anti-sectes (particulièrement
démontrées dans les rapports parlementaires belges et français):
En premier lieu, les rapporteurs n'ont pas sérieusement consulté les universitaires ou scientifiques
familiarisés avec les sujets des nouveaux mouvements religieux, mais se sont plutôt fiés aux
activistes anti-sectaires. C'est ce qu'a critiqué l'enquète parlementaire suédoise, qui est
venue en France et a questionné les participants à l'élaboration du rapport. On peut faire
la même critique contre le rapport parlementaire belge. Le rapport final de la commission d'enquète
allemande, qui fit inclure en fin de compte des universitaires dépassionnés, parvint en général
à des conclusions largement divergentes des rapports unilatéraux des France et Belgique. La rapport
allemand concluait par exemple qu'il n'existait pas de menace sociétale des "sectes" en tant que
telles. [certes, mais seule l'Allemagne en est à avoir des services
gouvernementaux spécialisés pour combattre les abus de la scientologie]
En ne consultant pas les universitaires, les rapports présentent une vision passée et caricaturale
sur les nouveaux mouvements religieux. Les rapporteurs semblent ne pas avoir reconnu que toutes les religions furent
par le passé considérées comme des sectes honteuses et furent accusées de [cranes?sic; probablement crimes et non cranes] [crimes ] de haine. Le rapport
manque à démontrer une compréhension dépassionnée et une compréhension
consciente du phénomène dont nous parlons. 22
Ensuite, les rapports et le mouvement anti-secte ne consultent typiquement pas les membres actuels et les chefs
des soi-disant "sectes", mais se fient au contraire aux allégations des accusateurs et d'anciens
membres déçus. Ils refusent d'admettre l'évidence considérable que la plupart (bien
que pas tous) des membres de nouveaux mouvements religieux indiquent des expériences positives et bénéfiques
dans ces groupes -- ce qu'ont constaté le rapport parlementaire suédois et l'enquète du parlement
allemand. 23 [c'est largement ignoer le fait que nombre de ces mouvements
ont un taux d'échec considérable, de l'ordre de 99 % à long terme pour la scientologie]
Répudiation qui en dit long, un tribunal français a récemment reconnu Jacques Guyard, président
l'enquète parlementaire sur les Finances des Sectes en 1999, coupable de diffamation à l'encontre
de l'Anthroposophie. Lors d'une émission télévisée après la publication du rapport,
M. Guyard avait accusé l'Anthroposophie d'être "typique des sectes par le fait que dans son vrai
but était de s'approprier l'argent et l'exercice d'un contrôle mental sur ses adeptes. Les Anthroposophes
ont porté plainte. 24 Comme le dit le journal Le Monde, le tribunal avait conclu qu'il n'y avait pas eu
"d'enquète sérieuse". Le tribunal estima que le rapport parlementaire et les allégations
de M. Guyard se basaient sur des témoignages de "victimes" auto-déclarées de l'Anthroposophie
et que la rapport ne fournissait pas l'occasion aux officiels de répondre. M. Guyard fut condamné
à 20000 F d'amende et 90000 F de dommages et intérêts.
[M. Gunn se gardera bien de dire, bien qu'il le sache - sauf si les scientologues
le lui ont caché, que M. Guyard a fait appel et qu'il est probable qu'il gagne en appel] 25
Typique aussi du mouvement anti-sectes, le refus de s'engager dans un dialogue avec les groupes attaqués.
[FAUX, voir ci-dessus! C'est tout à fait le contraire au moins
pour la scientologie, car j'ai des contacts sérieux avec des membres d'autres mouvements] Quand nous avons discuté avec le Président de la MILS, nous avons suggéré
l'importance d'entendre les deux aspects d'une histoire avant de parvenir à des conclusions. Il a répondu
qu'il n'était pas nécessaire d'entendre les sectes parce qu'elles cherchaient uniquement à
fausser le débat. J'en déduis personnellement que la MILS refuse de rencontrer -et plus encore, de
comprendre- tout groupe étiqueté comme "secte". Ce refus de s'engager dans le dialogue
est une approche très différente de la commission suédoise, par exemple, laquelle recommandait
très fortement le dialogue avec les groupes plutôt que se polariser sur les sujets. 26 [cela reviendrait à dire: ne parlons pas de ce qui nous gène, et acceptons
tout ce que disent les sectes, ndt]
Troisièmement, la principale source documentaire des rapports français se situe dans les affirmations
secrètes des dossiers des Renseignements Généraux, une division sécurité de
la Police. Dans plusieurs cas, le rapport place sur la liste des groupes d'après des preuves secrètes
infondées que les groupes n'ont pas les moyens de réfuiter ou de disputer. La "preuve"
reste secrète.
Quarto, les rapports se servent d'exemples d'activités illégales prétées à certains
membres de certains groupes (par exemple l'inculpation de plusieurs scientologues pour escroquerie à Lyon),
et condamne alors le groupe en entier, ou même, les "sectes" en général. Ce type
d'analyse est fallacieux comme l'illustre aisément l'inculpation criminelle récente de Jacques Guyard
(Jacques Guyard était le président du rapport parlementaire français sur les finances des
sectes, le rapporteur du rapport parlementaire de 1996 sur les sectes en France, et reste membre de la mission
Interministérielle). Le même M. Guyard qui condamnait pour escroquerie les "sectes" en 1999
était ironiquement condamné par un tribunal français pour trafic d'influence à un an
de prison et une amende de 100000 F. 27 Si nous appliquons la même analyse à la situation de M. Guyard
que lui-même et d'autres appliquent aux groupes qu'ils condamnent, il nous faudrait tenir toute la mission
interministérielle dont il est membre -- pour responsable de les actions ce certains de ses membres individuels.
Cinquièmement, les rapports sont fatalement partiaux du fait qu'il ne
se focalisent pas sur les causes du problème qui a manifestement lancé les enquètes (par exemple,
abus envers les enfants, escroquerie, kidnapping), mais sur les groupes décriés. En se focalisant
sur les groupes plustôt que sur les problèmes, l'analyse suramplifie rhétoriquement et anti-intellectuellement
les problèmes dans ces groupes et ignore des problèmes identiques dans d'autres groupes. Par exemple,
le suicide d'un membre de "secte" est traîté comme une preuve choquante que la secte est
"dangereuse", alors que celui d'un banquier ou d'un boulanger n'est pas considéré comme
preuve du danger des banques ou des boulangeries. Cette méthodologie anti-sectes n'a de sens pour ses avocats
que parce qu'elle démarre par l'allégation que les groupes sont dangereux. [la méthodologie pro-sectes de M. Gunn est exactement similaire à celle qu'il dénonce,
puisqu'à aucun moment, il ne nomme les sectes criminelles en les accusant nommément des erreurs qu'il
semble parfois leur reprocher; il dispose pourtant de nombreux textes judiciaires ayant condamné la scientologie,
par exemple, pour divers crimes majeurs; jugerait-il les tribunaux français partiaux ou leur justice inacceptable?]
Sixièmement, le mouvement anti-sectes se fie souvent à des accusations non vérifiées
contre des groupes tout en ignorant les faits qui exonèrent souvent ces groupes. La rapport 2000 de la MILS
a répété par exemple nombre d'accusations faites contre des groupes, mais n'a pas cité
plusieurs décisions de tribunaux français ou de la Cour Européenne de Justice qui exonéraient
les Témoins de Jéhovah et La Famille. [M. Gunn ignore évidemment qu'à partir du moment où, comme les TJs viennent
de le faire, ils abandonnent leurs règles illégales -comme l'interdiction de transfusion sanguine-
il ne leur sera pas demandé autre chose. Quant à la Famille, il va un peu vite à défendre
une secte dont on sait parfaitement que son gourou professait non seulement la prostitution, mais aussi la pédophilie
et l'inceste organisé. Peut-être ces pratiques ont-elles disparu, mais si c'est pour les voir apparaître
chez les Hare-Khrishnas comme on vient de le constater, sous l'oeil de l'Oncle Sam depuis 20 ans, je conseillerais
vivemnt à M. Gunn de changer de références judiciaires et découter ce qui se passe
ailleurs. A-t'on jamais vu la scientologie par exemple admettre qu'elle était coupable en tant que groupe
ou du fait des actions illégales de son gourou? NON. Elle s'est systématiquement défossée
sur ses cadres qui ne faisaient, je peux le prouver, que suivre au mieux les règles internes; le pire est
qu'on retrouve des années plus tard les mêmes délits commis par d'autres, comme on le voit
dans ce détail-ci
ou celui-ci]
En résumé, la "méthodologie" du préjugé commence par l'opinion qu'elle
prétend ensuite à prouver. Puis elle admet comme preuve des accusations allant dans le sens du préjugé,
mais refuse de considérer les preuves contrariant le préjugé.[M.
Gunn fait strictement la même chose, comme on l'a vu, érigeant par conséquent "la méthodologie
du préjugé" en principe de sa logique]
PPROMOTION DES ACTIONS ANTI-SECTES hors de France
La Mission Interministérielle est particulièrement fière de ses efforts pour promouvoir le
message anti-sectes hors de France. Elle signale avoir des relations étroites avec le Ministère des
Affaire étrangères et observe avec plaisir avoir recontré des ambassadeurs français
pour les informer sur les dangers des sectes. La MILS participe désormais à diverses réunions
internationales en tant que délégation française. 28
[est-ce qu'on demande aux USA dans combien de pays ils envoient leurs ambassadeurs pour se méler de ce qui
ne les regarde pas?]. Elle passe
un tiers de son temps à promouvoir le message anti-sectes hors de France.
[sans doute M. Gunn ignore-t'il que l' expérience des sectes de la MILS est demandée, jusque aux
Etats-Unis, ce qui explique pourquoi ses intervenants sont si demandés: la France est appelée en
tant qu'un des exemples à suivre en matière de lutte contre les multinationales organisées
qui ne paient pas même d'impôts dans leur pays d'origine, en ramassant toutefois des pactoles en Europe,
qu'elle dédouane ensuite d'impôts aux USA]
La semaine passée, le Président de la MILS a ainsi rencontré
un groupe anti-sectaire allemand avec qui il ménera des actions conjointes. La semaine d'avant, il était
à Moscou. La presse polonaise a rapporté une visite à Varsovie, où la presse polonaise
dit qu'il a convaincu le gouvernement d'entreprendre des étapes contre les sectes. 30
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