LES QUESTIONS SOUVENT POSEES A PROPOS D'APOLOGISTES DES SECTES

Auteur: Tilman Hausherr (texte anglais tenu à jour ici ne contient pas forcément les additions françaises; dernière remise à jour: fin décembre 2001)

compléments, traduction/adaptation partielles, roger gonnet

compléments du CCMM sur les apologistes francophones (29 mai 99)

NOTE IMPORTANTE: la plupart des liens débouchent sur des sites en anglais, à l'exception de ceux contenant le suffixe fr.

Il s'agit davantage d'une adaptation française que d'une traduction pure. Divers apologistes francophones ont été ajoutés au texte original de Tilman Hausherr.

Autre observation: les apologistes ne sont pas nécessairement tous du même avis sur les questions sectaires; certains sont grand teint, d'autres n'émettent que certains arguments pour, d'autres opposés aux sectes. En Europe, le CESNUR/Introvigne et l'INFORM de Eileen Barker et certains de leurs amis sont très très proches des sectes les plus dangereuses.

Il ne faut pas perdre de vue le fait que certains apologistes sont très modérés dans leurs conseils et leurs classifications "religieuses", tandis que d'autres sont extrémistes, soit par intérêt personnel, soit pour d'autres raisons plus politiques.



Nous pouvons nous poser des questions au sujet des apologistes (défenseurs) des sectes et de leurs motivations. L'index spécialisé répond déjà à certaines d'entre elles. Je ne pouvais passer sous silence le remarquable travail de synthèse de Tilman Hausherr à ce sujet.

Il est nécessaire d'exposer les arguments et les motivations de ces personnages qui ont jusqu'ici réussi à faire avaler à certains gouvernements que les sectes coercitives n'étaient pas illégales ni dangereuses.

Le texte de base de Tilman subit souvent des modifications: il n'est pas certain que celles-ci soient rapportées après l'adptation française du 14 mai 99. Voir alors:

http://www.snafu.de/~tilman/faq-you/cult.apologists.txt pour les compléments en anglais


1. Qu'est-ce qu'un apologiste des sectes?

dictionnaire online anglais:

http://www.graylab.ac.uk/cgi-bin/omd?apologist

Apologiste: quelqu'un qui excuse, qui écrit ou parle pour défendre une foi, une cause ou une institution, en particulier, quelqu'un argumentant en défense de la chrétienté.

(Plus généralement, on peut dire que les apologistes ne sont habituellement pas membres des sectes, mais qu'ils supportent leurs activités contraires à l'éthique ou aux lois)

2. motivations des apologistes?

Difficiles à établir, car souvent multiples. Quelques suggestions:

l'argent: les sectes peuvent verser des fonds pour obtenir des opinions complaisantes. Elles organisent des "conférences" où sont invités les apologistes, tous frais payés: cela intéresse les universitaires, car leurs établissements n'ont pas toujours les moyens de les envoyer au loin. Ces versements risquent de créer une dépendance d'opinion.

Les apologistes les plus célèbres et les plus "sûrs" sont souvent conviés à témoigner en faveur des sectes lors des procès qui leur sont intentés, ou auprès des officiels des gouvernements et des médias. Contentons-nous d'observer que la piste financière n'est pas sans intérêt.


La crainte: Certains apologistes sont membres de minorités religieuses faisant l'objet d'intolérance. Bien que cette intolérance existe souvent en raison de leurs croyances, elle les conduit à imaginer que toute critique envers toute autre secte pourrait leur retomber sur le dos.


Mauvaise compréhension de la liberté religieuse: Certains apologistes supportent sincèrement la liberté de religion. Sachant que cette liberté est essentielle, ils auront tendance à négliger certains aspects négatifs de la religion [ou des pseudo-religions], de peur de faire du tort à la "cause première" qu'ils poursuivent. Voir ce texte de Rod Keller, qui explique que le Pr Ben Zablocki estime que la grande majorité des sociologues américains des religions (une faible partie des sociologues, en fait) peut être qualifiée d'apologiste: ils ont tendance à protéger à n'importe quel prix les groupes les plus aggressifs, de peur que, si ceux-ci sont attaqués, l'effet de domino ne fasse régresser la liberté religieuse fondamentale.

La publicité pour leurs travaux: Certains apologistes ont créé des "instituts" destinés à leur promotion. Ils sont la plupart du temps seuls maîtres à bord de ces associations, même si leur "Conseil d'administration" comprend d'autres noms.


Stupidité universitaire (raisonnements non-scientifiques):

Les universitaires ont parfois une tendance exagérée à supporter les sectes, soi-disant parce que les anti-sectaires n'utiliseraient pas la "méthode scientifique".

J'ai personnellement constaté, au cours d'une année de participation à la liste universitaire "NUREL", que le raisonnement scientifique était très souvent absent des discussions portant sur le sujet: dans bien des cas, les "citations d'autres collègues" tenaient lieu de raisonnement scientifique. Obtenir d'eux des définitions des termes les plus essentiels du sujet "religion" s'est avéré pratiquement impossible, par exemple, en dépit de l'insistance. J'ai été - ainsi que beaucoup d'autres - censuré intégralement sur nombre de textes que j'avais expédiés à la liste, en particulier des textes référencés qui démontraient justement l'absence fréquente de raisonnement scientifique chez les universitaires des sciences humaines. Nous reviendrons régulièrement sur ce sujet dans la suite du FAQ.

Cette mentalité est tout à fait contraire à l'esprit universitaire.Par ailleurs, la tendance à rester entre copains partageant d'avance les mêmes opinions (gens de la même école de pensée) est assez forte.

La plupart des apologistes des sectes ont des titres, ou prétendent en avoir - voir en particulier l'un des principaux: Massimo Introvigne.


LA BONNE QUESTION A LAQUELLE NE REPONDENT JAMAIS LES APOLOGISTES DES SECTES:

Quelles sont les sectes coercitives et/ou dangereuses que vous avez nommées dans vos "travaux" avant qu'elles ne fassent le devant de la scène à la suite de tragédies?

[Et pour cause... ils n'en citent jamais qui soit coercitive et/ou dangereuse. Ce serait certainement, selon eux, "faire une liste" de sectes, ce qu'il cherchent absolument à éviter. Mais ils vont défendre ces sectes coercitives et dangeruses en justice quand elles sont impliquées dans de sales affaires, y compris Aum à Tokyo]


Apostat? de quoi s'agit-il?

voir le dictionnaire médical:

http://www.graylab.ac.uk/cgi-bin/omd?apostate


1. Personne ayant renié sa foi, ses principes, ou le parti auxquel il avait adhéré. Quelqu'un ayant renié sa religion pour une autre, pervers, renégat.

2. Quelqu'un qui, ayant été ordonné religieux, renonce à sa profession cléricale.


Les apologistes abusent de ce terme afin de tenter de démontrer qu'on ne peut pas faire confiance à ce que raconte un ancien adepte d'une secte, car il serait censé "avoir des motifs"; les sectes aiment beaucoup cette définition trafiquée, et vont jusuqu'à dire que les mouvements anti-sectaires transforment les anciens adeptes en apostats, supposés devenir des militants de la cause anti-sectaire poussés par des forces maléfiques.

Examinons la logique de leur raisonnement: si quelqu'un a un motif, il devient suspect, on ne peut se fier à lui. C'est à peu de chose près un syllogisme, et le raisonnement ne tiendrait pas devant les tribunaux; comment prétendre qu'une personne motivée soit nécessairement menteuse?

Mieux vaudrait examiner les dires des "apostats", des anciens membres de sectes: si ceux-ci mentent sur ce qu'ils ont subi, que les sectes les attaquent en diffamation! Elles se sont presque toujours bien gardées de se frotter à la justice en pareil cas, et quand elles l'ont fait, ont presque toujours perdu.

Appelons cela une preuve par absence.

Au Japon, d'anciens Aumistes avaient commencé à parler depuis des années, quand survint le gazage du métro de Tokyo. La police n'a rien fait, Aum étant "supposée être une religion".

Un apostat de Jonestown (930 morts) avait même prédit la possibilité de suicide en masse; voir l'affidavit de Deborah Layton Blakey: http://www.icehouse.net/zodiac/blakey/blakey1.html

Le professeur Beit Hallahmi a excellement résumé ceci:

"Depuis la tragédie de Jonestown, on a pu observer que les compte-rendus des anciens membres s'avéraient plus exacts que ceux des apologistes et des chercheurs en NRMs - "nouvelles religions"

Rod Keller, critique de la scete scientologique, mentionne une théorie du Prof. Zablocki: "si la théorie des apostats était valide, certains anciens membres pourraient ensuite changer d'avis. Ils pourraient par exemple affirmer en premier lieu avoir subi un lavage de cerveau, puis revenir sur leurs déclarations. Ils pourraient accepter leur propre responsabilité ensuite... mais Ben Zablocki n'a jamais observé ce comportement au cours des décennies de recherche personnelle."

J'ajoute en tant qu'ancien membre de la scientologie, que je n'ai pas prétendu avoir le cerveau lavé - du moins pas tout à fait - en quittant la scientologie; par contre, j'ai passé à deux doigts de me fanatiser complètement, et j'affirme que je n'aurais pas exécuté une partie des actions que j'y fis, si je n'avais subi des pressions considérables et diverses du mouvement ou de ses membres.

Les apologistes réussissent-ils bien?

Une bonne part disposent de postes d'enseignement en université: ils ont donc accès à des fonds publics, tandis que la très large majorité des critiques doit payer ses frais. Certains apologistes reçoivent aussi de l'argent ou des services des sectes, tandis que les critiques doivent souvent dépenser beaucoup pour faire face aux procés futiles que leur intentent les sectes.


A titre indicatif, je dépense la moitié de faibles revenus et la très large majorité de mon temps pour ce travail bénévole.

Les ouvrages des apologistes se vendent mal en libaririe (ils se vendent souvent par copinage dans les sectes, et celles-ci en distribuent aux médias pour leur promotion...).

Amazon.com donne ces chiffres (plus le chiffre est faible, plus les ventes sont bonnes) - mis à jour le 1/11/98

les anti-sectaires:

Steven Hassan (anti-sectaire)

Combatting Cult Mind Control 9,271

Margaret Singer, Janja Lalich (anti-sectaire)

Cults in Our Midst 25,783

les apologistes:

Eileen Barker (apologiste)

New Religious Movements, an introduction 726,153


Bryan Wilson

The Social Dimensions of Sectarianism 513,671


David Bromley

The Role of Apostates 535,042


(voir aussi réplique à la critique de M. Introvigne pour plus de détails sur la question)

Les médias utilisent souvent les "experts" étrangers dans leurs colonnes: on trouvera ainsi des interviews de l'apologiste américain Melton dans la presse anglaise, et ceux de l'anglaise Eileen Barker dans la presse américaine.

Qui sont les apologistes des sectes?

Vous en trouverez un certain nombre ici.

a) Dean Kelley

Décédé. Lors de son vivant, on le citait souvent comme intervenant pour le "conseil national des églises", ce qui est faux.

Prétendait que la scientologie était une religion:

http://www.neuereligion.de/ENG/Kelley/rsv1.htm

Expert en Copyrights: http://www.theta.com/copyright/kelley.htm

abis): (France) J. Beaubérot, Régis Dericquebourg, M. Campiche, Bernard Blandre :

ater) Françoise Champion et Martine Cohen

a quater: un cas à part! Philippe Morando

Bernard Blandre

(Président de l'association AEIMR, association d'étude et d'information des mouvements religieux)

Bernard Blandre occuppe une place à part parmi les apologistes: d'un côté, on peut constater que son association a vigoureusement réagi à des attaques scientologiques (dans plusieurs bulletins) en contre-attaquant; on peut aussi lire une définition de secte dans le cahier de février mars 1999, qui est fort loin d'être tendre envers les sectes, mais d'un autre côté, les références qu'il fournit sont les habituels champions de l'apologisme, Introvigne, Melton, Dericquebourg et cie, dont la lecture est surtout destinée à égarer les lecteurs. On ne peut donc pas le considérer comme un apologiste à part entière, loin s'en faut, ni l'absoudre entièrement de certaines amitiés envers d'autres, TJs en particulier. Il a pourtant écrit une revue de mon ouvrage "La secte", que l'on peut considérer comme nettement favorable!

On peut faire le même genre de reproches à l'une des plus équilibrées des sociologues des religions en France, Danièle Hervieu Léger

- Régis Dericquebourg:

Régis Dericquebourg s'est fait payer une étude menée sur la secte scientologie. Il en a étudié certains aspects à sa façon et n'a d'ailleurs pas même compris les éléments fondamentaux d'Hubbard, qu'il déforme dans un texte présenté dans "religiologiques 18" dans lequel la scientologie est présentée comme une religion comparable à la science chrétienne de Mary Baker Eddy et à l'Antoinisme de Louis Antoine (religions "guérisseuses").

Il y affirme ainsi que les "engrammes" (mémoires inconscientes douloureuses, pour résumer) seraient une forme d'inconscient transpersonnel, oubliant ici que selon Hubbard, c'est la personne qui est le "thétan" et qui possède des engrammes: il n'y a donc pas changement de "personne" à la mort, et aucune forme de "transpersonnalité". Ailleurs, il confond probablement gluconate de potassium avec gluconate de fer [toutefois, il se pourrait que les scientologues aient modifié leurs potions, car l'administration simultanée de calcium et de magnésium ne servait à rien, ce qui ne les a pas empèchés de s'en servir des années durant]. Si Dericquebourg se présente avec des thèses aussi baroques sur des éléments aussi évidents et fondamentaux des doctrines hubbardiennes, on comprend mal que les scientologues puissent se servir de ses textes pour défendre leurs thèses. Que vaut "l'analyse religieuse" qu'il fait de cette secte s'il n'en a pas même compris les élements de base? Plus loin, il s'aventure dans la science nucléaire, n'hésitant pas à avaliser indirectement les délires d'Hubbard quant au fait que le sauna et les vitamines à haute dose feraient disparaître les effets de radiations. Et il n'hésite guère à suggérer une comparaison de cette escroquerie Hubbardienne à des techniques "d'ascèse spirituelle hindouiste".

b) Eileen Barker :

E.Barker@lse.ac.uk

"Information Network Focus on Religious Movements" (INFORM) http://www.inform.ac
http://www.lse.ac.uk/Depts/sociology/staff/barker.htm

née le 21 avril 1938

La "mère des apologistes des sectes", parfois surnommée Camilla pas ses critiques. Supporter bien connue des Moonistes, enseignant la sociologie à la "London School of Economics"; prétendant encore que son organisme, INFORM, organisation anti-sectaire bidon, serait subventionné par le Home Office anglais, alors qu'elle a perdu ces subventions en raison de protestations publiques. Prétend que "INFORM" recevrait et conseillerait des gens, alors qu'aucun témoin, même ami d'INFORM, ne peut en donner la preuve. Prétend, lors des interviews, que ce sont les mouvements anti-sectaires qui sont la source des ennuis.


Autre anecodte; quand le Revérénd Thomas Gandow (anti-sectaire) la rencontra à Moscou, il lui demanda ; "Eileen, qui paye votre voyage?"; elle répondit que c'était la "Douma" - le parlement russe, alors que les autres participants et experts payaient eux-même leurs frais, comme prévu d'avance. Voir le Berliner Dialog, mars 95: l'article ne dit pas qui a payé le voyage, mais explique que les Moonistes vendaient son livre "les nouveaux mouvements religieux". Elle dut faire tant d'effort pour se défendre des attaques de ses critiques qu'elle ne put présenter son oeuvre elle-même!

A participé au dépot d'un Amicus Brief (forme spéciale de plainte aux USA) dans le procès Molko, pour le compte de l'APA/ASA (American Psychological Association / American Sociological Association), ces associations s'étant ensuite retirées de ce procédé.

En 1994, elle prétendit qu'INFORM était subventionnée par le Home Office (The Independent, 9.10.1994), mais prétend le contraire dans son propre rapport annuel. Elle n'a pas répondu à mes demandes à ce propos dans une liste de mailing privée. Il semblerait que le Home Office lui verse 2000 livres annuelles pour usage de sa bibliothèque.

A témoigné sous serment lors du procès intenté à Moscou par les sectes contre le Professeur Alexander Dvorkin - anti-sectaire russe - qu'une personne peut simultanément appartenir à la scientologie, à Moon, à Krishna, aux Témoins de Jéhovah, à l'église locale, au centre de la Mère de Dieu, et aux Vissarionites... Le Professeur Dvorkin gagna le procès intenté par les sectes, et gagna de nouveau en appel.

Dans une liste privée de courrier, elle n'a jamais répondu à la question posée: "INFORM ne toucherait pas d'argent des sectes; mais les officiels d'INFORM, en touchent-ils?"

L'évèque Richard Chartres de l'église anglicane, cité dans le Berliner Dialog de janvier 98, dit que l'activité d'INFORM consiste à mettre en garde les étudiants et autres contre les sectes!

Eileen Barker est désormais cataloguée sur le "nouveau" CAN, lié à la scientologie: http://www.cultawarenessnetwork.org/referral.html,

ainsi que sur la page de 'la Famille, (anciennement les "Enfants de Dieu"): "http://www.thefamily.org/dossier/referrals/experts.htm

c) Anson Shupe

professeur de sociologie à l'université Purdue d'Indiana. A témoigné contre le CAN original, lors du procès combiné par la scientologie. Voici une extrait:

Durant le contre-interrogatoire, le Professeur Shupe admit n'avoir interviewé que deux personnes du CAN lors de ses vingt années "d'étude" du mouvement anti-sectaire. Il n'expliqua pas ce que ces gens lui avait confié. Il admit n'avoir jamais parlé à des gens du CAN à propos d'une expertise, et n'avoir jamais parlé à une personne qui aurait été dirigée vers un déprogrammeur associé au CAN. En résumé, il n'avait aucune connaissance spécifique, étude ou expertise valide quant au CAN. Voir sa déposition sur:

http://www.geocities.com/Athens/Oracle/4497/shupedepo.tif


Le CAN a malheureusement été incapable d'élever les objections valides contre son témoignage, et ne pouvait faire corriger cette erreur en appel. Le juge a indiqué que c'était au jury de décider s'il retenait ce témoignage ou pas.

Mais lors du procès proprement dit, le juge exprima sa curiosité : "Y avait-il des objections quant au témoignage de Shupe, de la part des avocats du CAN? Le juge déclara: J'aurais objecté à près de 90 % de ce qu'a énoncé Shupe." ("Scott v. Ross, et. al.," 1995b, 54; see "Scott v. Ross, et. al.,"1998, 3223-3224)

En d'autres termes, si un avocat du CAN avait soulevé une objection face aux réponses de Shupe, le juge aurait pu les effacer presque toutres.[Stephen Kent in "The Skeptic", 3/1999] http://www.apologeticsindex.org/c25.html

A propos de l'Allemagne, Shupe a dit dans "The Skeptic", mars 99: "J'ai écrit un éditorial sur la discrimination de la république néo-nazie allemande vis à vis des stars et entreprises de loisir scientologues"

Shupe a aussi dit, à propos de Kendrick Moxon, co-conspirateur scientologue non inculpé: "Mon ami et collègue Kendrick Moxon". http://www.cesnur.org/2001/CAN_corresp.htm

UN AVIS ECLAIRE : celui de Donald Enroth dans "Christianity to-day"

Books & Culture

Nov/Dec 1997, Vol.3, No. 6, Page 36
The Kingdom of the Cult-Watchers
By Ronald Enroth

Il semble bien que certains sociologues apparaissent sympathiser avec les sectes et les apologistes des sectes, car à mon avis, ils essaient d'éviter les critiques négatives pouvant être publiées par ces groupes sectaires.

Ils ont ainsi perdu leur objectivité scientifique lors de discussions à propos du "mouvement anti-sectaire". .


Ainsi, j'ai personnellement observé qu'un sociologue des religions bien connu - le genre de ceux qui refuseront de donner des réponses précises à des questions comme "quel groupe est bon ou quel groupe est mauvais?" - n'a pas fait preuve de neutralité en communiquant une opinion d'expert sur l'AFF - la fondation famille américaine - , lors d'un témoignage d'expert devant la justice.


L'AFF est un groupe respecté de recherche et d'éducation, dont les membres sont des psychologues, des membres du domaine de la santé mentale, des avocats et d'autres personnes s'inquiétant des sectes destructrices.

En sa capacité de témoin expert, ce professionnel universitaire connu et largement publié - il est cité par Hexham et par Poewe - a dit que l'AFF était "un groupe sophistiqué à but haineux" pas très différent de groupes du style du Ku Klux Klan, des "Nation aryenne" et autres organisations similaires que la plupart des américains associent à la phrase "groupe prèchant la haine".

Etant donné que je suis membre de l'AFF, et puisque nous nous sommes rencontrés dans une conférence commune au séminaire de Denver, j'ai demandé à ce sociologue la documentation à l'appui de son outrageuse qualification de l'AFF. Il a refusé de donner suite à toutes mes demandes répétées de preuves de ce qu'il avançait.

d) David G. Bromley

<dbromley@saturn.vcu.edu>mailto:

http://saturn.vcu.edu/~dbromley/

Professeur de sociologie à l'université de Virginie du Commonwealth à Richmond, collègue d'étude de M. Shupe. Publie régulièrement des ouvrages avec lui sur les "méchants apostats".

A participé au dépot d'un Amicus Brief (forme spéciale de plainte aux USA) dans le procès Molko, pour le compte de l'APA/ASA (American Psychological Association / American Sociological Association), ces associations s'étant ensuite retirées de ce procédé.

Présenté par les scientologues du "nouveau" CAN comme un expert:

http://www.cultawarenessnetwork.org/referral/page01.html

ainsi que par ceux de la "Famille"

http://www.thefamily.org/dossier/referrals/experts.htm

Supporte les allégations mensongères de la scientologie dans son "Expertise à propos de la confidentialité des écrits religieux":

http://www.scientology.org/copyright/bromley.htm

Voici un extrait de ce que cite la scientologie dans son livre "politique de l'apostasie religieuse : le rôle des apostats dans la transformation des mouvements religieux",

"... les membres partis des mouvements religieux ont en général un prix à payer s'ils veulent revenir, par exemple confesser leur déloyauté; ils peuvent devoir plaider leur perte de liberté en raison d'influences subversives. C'est l'organisation qui doit faire la preuve pour réfuter les plaintes des membres sortants, mais ces organisations ont rarement l'occsaion de pouvoir le faire".

Une de ses théories, selon laquelle le contrôle mental n'existe pas:

http://saturn.vcu.edu/~dbromley/paper-satanismandanticultism.htm


"Il n'existe pas d'explication plausible quant au fait que des mouvements aussi diversifiés et sans liens entre eux, par exemple le Hare Krishna d'Inde, les Moonistes coréens ou la Famille aux USA, aient tous découvert et mis en oeuvre une psycho-technologie au même moment."

La "technologie" de contrôle mental est bien exprimée. (Lifton, voir http://www.apologeticsindex.org/b07.html).

C'est au professeur Bromley qu'il incombe de chercher et découvrir pourquoi ces groupes diversifiés utilisent les mêmes méthodes. J'imagine que le professeur doute aussi du fait que les enfants manipulent leur parents pour l'argent de poche? Après tout, des millions d'enfants ont tous découvert et mis en oeuvre cette "technologie" au même instant!

Bromley et son admiration pour les Moonies:

"Certaines nouvelles religions semblent nourrir des individus particulièrement autonomes. Cependant, l'Eglise de l'Unification s'attaque à créer une famille meilleure, ou église, espérant que le groupe formera et améliorera le caractères des individus du groupe. L'idée, c'est qu'une famille ou groupe plus fort étendra son influence en cercles concentriques hors de l'église de l'unification. (Insight, 6.7.1998)

e) Dr James Richardson

<jtr@scs.unr.edu>

http://www.unr.edu/artsci/soc/jtr.htm

http://www.unr.edu/artsci/socpsy/richardson.html

http://equinox.unr.edu/homepage/jtr/about.html


Apologiste mineur, professeur de sociologie et d'études juridiques à Reno, Nevada.

Explique que Leo Ryan (affaire Jonestown, reporter assassiné par la secte) n'est pas un "héros", mais une "figure tragique, comme Jim Jones -[patron de la secte Jonestown]- et qu'il était co-responsable de ce qui s'est passé, qu'il était "aussi fou que Jones": http://www.bernie.us-inc.com/ryan1.htm

A participé au dépot d'un Amicus Brief (forme spéciale de plainte aux USA) dans le procès Molko, pour le compte de l'APA/ASA (American Psychological Association / American Sociological Association), ces associations s'étant ensuite retirées de ce procédé.

A témoigné sous serment lors du procès intenté à Moscou par les sectes contre le Professeur Alexander Dvorkin - anti-sectaire russe - qu'une personne peut simultanément appartenir à la scientologie, à Moon, à Krishna, aux Témoins de Jéhovah, à l'église locale, au centre de la Mère de Dieu, et aux Vissarionites... Le Professeur Dvorkin gagna le procès intenté par les sectes, et gagna de nouveau en appel.

Présenté par les scientologues du "nouveau" CAN comme un expert:

http://www.cultawarenessnetwork.org/referral/page01.html

ainsi que par ceux de la "Famille"

http://www.thefamily.org/dossier/referrals/experts.htm

f) J. Gordon Melton

<jgordon@rain.org>

idem que: The Institute for the Study of American Religion (ISAR) http://www.americanreligion.org

ou idem que: CESNUR USA

"Père des apologistes des sectes". Ministre de "Emmanuel United Methodist Church", Evanston, Illinois, jusqu'en 1985. Diplôme du séminaire théologique Garrett et de la Northwestern University (Ph.D. 1975). Souvent cité par les média. Ne paraît pas avoir reçu de formation spécifique sur les sectes. Souvent cité dans les médias. Possède un bibliothèque, et fait tourner l'ISAR, institut d'études de la religion américaine. Je ne connais pas d'autres membres de l'ISAR. Pas d'informations sur les fonds dont il dispose. Compile des oeuvres de références sur les religions: les critiques les qualifient de pure promotion des sectes désignées. Se trouvait au conseil de l'APRL, une façade scientologue.

A témoigné que la gang des rues de Chicago nommé le "El Runkns" n'était pas "une religion", mais plutôt un "genre de fraternité", que ses croyances étaient "très proches de l'islam orthodoxe, et très proches de la tradition nationaliste noire" (Chicago Tribune 21.11.1985, 2.6.1986)

A témoigné dans un procès puis dans un ouvrage financé par JZ Knight qu'elle est sincère, et qu'elle n'est pas un escroc. (Voir LA Times 26.7.1998 et http://www.users.fast.net/~szimhart/ramtha.htm

Melton a été autorisé à enseigner à l'université de Santa Barbara depuis qu'il lui a donné sa bibliothèque.

A témoigné lors du procès Neil Duddy, critique de "l'église locale".

A voyagé aux frais de la secte criminelle AUM pour la défendre au Japon, accompagné de James Lewis, Barry Fisher and Thomas Banigan. Tente désormais de requalifier son voyage, via la voix d'Introvigne, comme une tentative de protestation contre les "mauvais traitements" subis par les adeptes de base de la secte.

Présenté par les scientologues du "nouveau" CAN comme un expert:

http://www.cultawarenessnetwork.org/referral/page01.html

ainsi que par ceux de la "Famille"

http://www.thefamily.org/dossier/referrals/experts.htm

Violon d'Ingres: les Vampires.

Ce qu'il dit au sujet des anciens membres de sectes:

(extrait du témoignage d'expert dans Lee vs Duddy, procès impliquant l'Eglise Locale et le Projet de Contrefaçon Spirituelle, cité dans http://www.hightruth.com/experts/melton.html

"DR. MELTON: Quand vous enquètez au sujet de tels groupes, vous ne vous fiez jamais aux témoignages non vérifiés des anciens membres.
MR. MORGAN: "Pourquoi?

DR. MELTON: "En bref, les ex-membres hostiles pervertissent invariablement la vérité. Ils exagèrent largement les proportions de certains incidents mineurs. Au cours d'une période, leur témoignage change à chaque fois, car à chaque fois qu'ils parlent, ils ont en face d'eux les réactions positives ou négatives de leurs interlocuteurs, si bien qu'ils développeront leur discours en fonction de l'auditoire."

Il est intéressant de constater que ce type de réaction est absolument automatique pour n'importe qui...inclus les apologistes.


JGM quant à Jonestown:

"Bien qu'à l'origine , la tragédie de Jonestown n'ait guère de relation aux religions non conventionelles, le mouvement anti-sectaire l'a transformée en une horrible histoire de secte."

(Chicago Tribune, 25.11.1988)

"Le Temple du peuple était une congrégation de dénomination chrétienne reconnue par le Conseil National des Eglises", a-t'il dit; il ne s'agissait pas d'une secte, mais d'un groupe chrétien respectable."

(Milwaukee Journal, 3.12.1988)

"Jones devint un chef de secte et le temple du Peuple une secte en un seul instant: on a oublié qu'il s'agissait d'une religion chrétienne normale, aussi normale que n'importe laquelle..."

(The Sacramento Bee, 15.11.1998)



JGM, l'Inquisiteur


"(The Sacramento Bee, 15.11.1998) Les groupes de sorcellerie sont bénins, orientés vers la nature; les membres sont souvent des citadins ayant plantes et animaux de compagnie..." [
Tilman Hausherr précise: "Je ne suis pas en désaccord avec cette estimation, mais seulement avec sa méthode "universitaire" de décompter les anuimaux de compagnie et les plantes...]

(Los Angeles Times, vers le 13.10.1998)

Melton le spécialiste en biens immobiliers:

"Les suprématistes blancs ne viennent pas au Massachussetts parce que "les biens immobiliers y sont trop cheers".(The Telegram & Gazette Worcester, 9.7.1999)

Melton, support d'actions préventives contre les sectes:

(dans "Israël bataille pour séparer les sectes dangereuses des pieux pélerins", San Francisco Cronicle, 27.10.99) : "Il vaut mieux que les autorités israéliennes soient trop prudentes que pas assez". "Ils sont sur un barril de poudre, là-bas"". "Ce serait une violation grossière des droits civils. Mais vu la situation là-bas, çà n'est pas aussi dur qu'il n'y paraît. Il y a des groupes juifs et des groupes muslmans, avec un passé de violence, et les israéliens craignent que les groupes (chrétiens apocalyptiques) n'engendrent de la violence."

Melton, et le mouvement anti-sectaire:

"Les tueries [du Temple du Soleil] suggèrent que les autorités devraient partout écouter davantage les universitaires des religions et prèter moins garde aux mouvements anti-sectaires qui focalisent l'attention envers des mouvements obéissants aux lois, tels l'Eglise de l'Unification" (Los Angeles Times 13.10.1994) [les moonistes ne sont certes pas respectueux des lois, et les "universitaires sérieux" n'ont certes rien fait pour prévenir les massacres de l'OTS.]

Par contre, Melton a dit au moins deux choses que j'approuve au sujet de la scientologie:

"Ils ont tendance à batailler ferme jusqu'à ce qu'ils aient gagné et puni leurs opposants."

(Boston Globe 9.12.1997)

"Ils transforment leurs critiques en ennemis, et leurs ennemis en guerriers à vie".

(New York Times 21.12.1997)

g) Massimo Introvigne

cesnur@tin.it
mintrovigne@jacobacciperani.com

CESNUR

http://www.cesnur.org

Société Transylvanienne de Dracula - Domaine Italien

http://www.cesnur.org/dracula.htm - Alleanza Catolica, groupe de la droite catholique extrème émanant en partie du FTP, groupuscule brésilien extrémiste défendant les grands propriétaires terriens.

http://www.cesnur.org/dracula.htm

Massimo Introvigne est avocat italien spécialiste de la propriété intellectuelle, en particulier pour les logiciels.

http://www.jacobacciperani.com/abboard.htm#8

Selon le magazine "L'espresso", ses revenus étaient de l'ordre de 500000 dollars en 1999. Il est listé vers la 1600e place des 2000 plus grandes fortunes italiennes. Il s'est vanté auprès d'un ami de prendre 350 dollars de l'heure.

N'a pas reçu d'enseignement spécifique quant aux sectes, bien qu'ayant une éducation en matière de philosophie de la religion et en droit. Il enseigne quelques jours par an sur le sujet "nouvelles religions", et aime être pris pour un sociologue, alors qu'il n'a aucun titre; il publie néanmoins dans les publications spécialisées. Il a dit à M. Hausherr qu'il était devenu un vrai sociologue, car l'association itaienne de sociologie l'avait invité à en devenir membre en raison de "sa contribution évidente au domaine".

Il fait tourner le CESNUR, "centre d'études des nouvelles religions", voir description plus bas.Son nom lui est largement associé et vice et versa, bien que je croie qu'il s'agisse surtout d'une opération unipersonnelle, opinion cependant contredite par des preuves présentées.

Massimo Introvigne est du type Berlusconi... lui/CESNUR organise des conférences sur les sectes. Il annonce que si les sectes commettent des illégalités, on devrait les poursuivre en justice, mais s'empresse de témoigner en leur faveur, par exemple au procès de la scientologie à Lyon (voir ici le jugement), où quelques dirigeants de la secte étaient poursuivis pour avoir poussé au suicide un père de famille avec leurs méthodes de vente à la dure et d'escroquerie/extorsion. Ce témoignage le gène beaucoup: il se considère comme ayant témoigné "sur" et non "pour" la secte. Il a aussi témoigné au CSCE de Washington en 1998, et dut faire face à d'anciens scientologues portant le tee-shirt "la $cientologie tue".

Ses articles de presse relatent souvent ce qui suit: lui/CESNUR possède 10000 ouvrages; lui/CESNUR est influent; il dit qu'on pervertit ses citations, que des activistes anti-sectaires non-scientifiques l'attaquent. Il démontre une intelligence et une capacité à communiquer lors d'échanges de mails, ainsi qu'un ego de proportions galactiques. Introvigne, le sociologue qui a réussi, le manitou des journaux, le voyageur sans relâche.

Il ne lui suffit pas d'être apologiste des sectes: il est aussi un "apologiste des apologistes des sectes"! Dans cet article, "Blacklisting or Greenlisting" http://www.cesnur.org/testi/greenlist.html, il excuse les activités des autres apologistes des sectes, qu'il ne nomme pas, disant que le magazine n'accepterait pas... mais il fait partie du conseil d'administration dudit magazine. Le plus drôle est qu'il annonce que l'argent versé par la scientologie aux "universitaires" est "minimal"... sans donner de chiffres. Mais si c'est si minimal, ça prouve non seulement que ces gens sont corrompus, mais qu'ils sont de plus stupides!

Dans son texte "Blacklisting or Greenlisting" (http://www.cesnur.org/greenlist.htm), il expose son désaccord sur la stratégie d'associations anti-sectaires consistant à ne pas discuter des croyances des sectes, et à se focaliser sur leurs activités. Il dit, sans expliquer pourquoi, que l'approche "faits et non point foi" ne marche pas.

Dans un échange de courriers sur la liste NUREL, il a prétendu que le Pape Jean-Paul II avait déclaré, dans son encyclique de Noël 1998, que marxisme et nazisme pouvaient être considérés comme des religions, alors que le Pape a très précisément écrit l'inverse. Voir ici. Il n'a pas reconnu s'être lourdement trompé, mais a rapidement coupé les ponts avec le webmaster roger gonnet, qui avait aussi soulevé un autre argument gènant pour un catholique: Massimo Introvigne lui mentait le vendredi saint, tout en disant qu'il allait s'occuper du vendredi saint! Massimo Introvigne n'a d'ailleurs jamais protesté ou tenté de se dire injustement insulté quand Roger Gonnet l'a qualifié de malhonnète publiquement, à nombre de reprises.

Ses textes font fréquemment état de références universitaires aussi bien dans le texte qu'en note de bas de page, ce qui correspond à l'usage en vogue chez les savants. Il en exagère la portée en les impliquant dans le texte quand le bas de page suffirait, alors que les notes indispensables en références importantes peuvent manquer, voire, être tronquées au point de leur faire dire le contraire de ce qu'elles disent. On trouvait ainsi le mémo de l'association psychologique américaine tronqué - il est désormais accessible - ou le procès MSIA non référencé (ceci fut fait peu après mon FAQ). On lit aussi que "les critiques des sectes disent qu'elles ne sont pas des religions", que le livre "La position Missionnaire" de Christopher Hitchens dit qu'il faut avoir le cerveau lavé pour aller aider Mère Teresa à Calcutta, il affirme que l'auteur de Mary Poppins aurait rencontré Gurdjieff (voir http://www.cesnur.org/testi/marypoppins.htm , note 6) et bien d'autres exemples, dans presque tous les documents qu'il écrivit. Il s'est d'ailleurs fait aligner sévèrement par M. Rosedale, avocat président de l'AFF américaine (voir ici) .

J'ai pu parcourir quelques ouvrages italiens sur les sectes. Ils sont particulièrement superficiels et n'apportent pas les informations voulues.

Tout cela me fait penser à quelqu'un qui se sent important. Mais il est aussi lié à un obscur groupuscule brésilien TFP, qui défend les grands propriétaires terriens. Il s'est aussi fait largement critiquer par divers anti-sectaires, dont le webmaster. Voir http://www.antisectes.net/index-apo.htm en français.

Introvigne aime à poster des rticles de journaux sur son site web. Mais toujours à sens unique. Exemple: Jacques Guyard, député français, avait été condamné en première instance pour diffamation d'associations anthroposophes. Non seulement Introvigne n'a pas indiqué l'appel, ce qui est passible de poursuites, mais il n'a pas non plus rectifié quand Guyard a été relaxé en appel. http://www.cesnur.org/testi/guyard_fr.htm http://www.cesnur.org/testi/guyard_en.htm (Decision: 6.9.2001; dernière visite : 27.12.2001)

Introvigne est cité comme référence d'expert par le CAN scientologue

(Nota: le CAN scientologue a disparu, certainement devenu risqué pour la secte, car de nombreux sites dans le monde raconte pourquoi le CAN est dirigé par les scientos; voir entre autres: http://www.antisectes.net/can-newtine.htm)


http://www.cultawarenessnetwork.org/newsletter.html

Voir également son commentaire

http://www.geocities.com/Athens/Olympus/8393/CANCESNUR_Denial.htm:

Tout cela contribue à lui enfler les chevilles. De récentes découvertes ont pourtant montré qu'il était allié à un mouvement catholique d'extrème droite, le TFP. Voir ici..

et ici: http://xenu.com-it.net/cesnur/index.htm

En 1999, Introvigne a présenté un papier discutant du "terrorisme anti-sectaire sur internet" (extraits sur http://www.antisectes.net/cesnur-terrorism-fr.htm)

En français, voir les textes le critiquant , lui ou le Cesnur, sur http://www.antisectes.net.index-apo.htm

Violons d'Ingres: Les vampires, les Messes Noires (pour les étudier, dit-il).

Ce qui suit m'a été soumis par Massimo Introvigne ; je l'ai réorganisé.

Il existe actuellement 4 CESNUR non liés par contrats ou licenses; ils ne sollicitent ni ne reçoivent de fonds d'organisations religieuses anciennes ou nouvelles. Ils touchent des droits d'auteur, des contributions des membres, des frais d'inscription à des conférences qu'ils organisent. Les décisions sont prises par les conseil d'administration et autres organismes. Les fondateurs sont membres du conseil, aux quelques exceptions citées.

CESNUR International

Fondée en 1988, sans but lucratif, association reconnue d'utilité publique jouissant de la personalité morale, réincoporée en 1996, subventionnée par l'état piémontais, sise à Turin. Entretient le site du CESNUR www.cesnur.org. Peut être désigné sous les termes "CESNUR", "CESNUR International", "CESNUR Piedmont" & "CESNUR Torino".

Directeur de l'exécutif: Massimo Introvigne.

President: Père Luigi Berzano, Professeur de Sociologie de la Religion à l'université turinoise.

Conseil composé de: Luigi Berzano, J. Gordon Melton, Eileen Barker, Massimo Introvigne Michael Homer, Reender Kranenborg, Gianni Ambrosio.

CESNUR Italie, 1988, incorporée en 1990 , association sans but lucratif # 1486/1, sise à Foggia et à Turin.

Directeur de l'exécutif: Massimo Introvigne.

President: Père Luigi Berzano, professeur de sociologie des religions à l'université de Turin.

Conseil: Luigi Berzano, Massimo Introvigne, J. Gordon Melton, Eileen Barker, Massimo Introvigne, Michael Homer, Reender Kranenborg, Gianni Ambrosio.

Chagnon est décédé.

CESNUR France: fondée en 1996, association "loi 1901",

# 126189 P, Paris.


President: Professeur à la Sorbonne Antoine Faivre ("Histoire des doctrines mystiques et ésotériques")

Secrétaire de l'exécutif: Olivier-Louis Séguy (avocat)

Conseil: Antoine Faivre, Roland Edighoffer, Olivier-Louis Séguy

CESNUR USA: sans existence légale

Secrétaire: Michael W. Homer (avocat).

Nous n'avons pu obtenir les preuves d'enregistrement et les marques.

Philippe Morando

Il se définit comme un "ancien universitaire", sophrologue, spécialiste en développement personnel. Peut-on être vraiment un "ancien universitaire"? A-t'il loupé ses études?

Il s'auto-édite parfois, voir son ouvrage mensongèrement intitulé "Ce que vous devez savoir pour vous protéger des sectes" - éditions EPM. Car à part ce titre accrocheur, l'ouvrage est une longue litanie en faveur de sectes hypothétiques qu'il ne nomme pas, mais on comprend qu'il s'agit pour lui de vendre sa propre méthode. Serait négligeable s'il n'avait réussi à faire vendre son livre soi-disant anti-sectaire dans les grandes surfaces.

Philippe Morando possède bien entendu la réponse à tout. Voir par exemple:

http://www.dixdecoeur.com/pages/vente/sophro.htm, extrait:

"Vos pouvoirs secrets et la maîtrise de votre destin, Phillippe Morando

Ce livre répond à vos préoccupations. Il vous révèle les secrets à connaître pour que vos projets se réalisent. Il vous montre comment mettre en pratique ces connaissances dans la vie de tous les jours. L'originalité du présent ouvrage est de donner, sous une forme à la fois rigoureuse et facile à comprendre, les principes fondamentaux d'une transformation positive de la vie. Il apporte une vision neuve et cohérente des lois qui régissent l'univers. Ecrit dans une langue simple, un style volontairement sobre et dépouillé, il est accessible à tous. Mais sous cet aspect de simplicité, il renferme les plus hautes vérités sur l'homme et sur le monde qui nous entoure."


Ecrit d'autres ouvrages certainement "universitaires": "la méditation cosmique", "la régénration magnétique", "le Conditionnement positif" (sans doute comme celui qu'Hubbard s'infligea à lui-même en 1947, voir ici
http://www.antisectes.net/admissions.htm), les secrets de votre puissance intérieure, Questions réponses sur le karma et la réincarnation, "Maîtrisez votre destin".

h) Frank Flinn

Professeur d'études religieuses à l'université Washington de St Louis; catholique. A témoigné pour la scientologie que le RPF (le goulag scientologue privé) pouvait se comparer à une "retraite spirituelle". (au sujet du rpf, voir ici, français); le texte de Flynn en anglais:

http://www.freezone-da.com/flinn2.html

Epouse Alice Bloch , professeur associée de danse à l'université Lindenwood (St. Louis Post-Dispatch 28.10.2000)

Citation: "contrairement à l'opinion généralement répandue en seconde main, ou par des membres ayant trahi, et dont les motivations sont suspectes, je dirais que la soumission à ces pratiques ne provient pas d'endoctrination de la part des chefs de l'église, mais des conséquences naturelles de l'engagement religieux envers une discipline spirituelle."

A témoigné pour la scientologie, que les mensonges de la scientologie sur Hubbard étaient normaux, puisqu'il s'agissait d'hagiographie (terme désignant le fait, pour un biographe, d'embellir la vie de son héros). (source: Gerry Armstrong, premier individu à avoir compilé des documents pour une biographie d'Hubbard, et premier à avoir dénoncé les supercheries).

Il prétend aussi que la scientologie serait une forme du Bouddhisme "Scientologie, une forme de bouddhisme technologique", alternative aux églises principales américaines, New-York, Parangon House, ce que le Professeur Kent a dénoncé dans:

http://www.cs.cmu.edu/~dst/Library/Shelf/kent/eastern.html)

Dans un autre texte, il singe simplement la littérature scientologique:

http://hatewatch.freedommag.org/hatewach/experts/eng/flinn01.pdf

Il "déplore indépendemment des autres universitaires", "l'intolérance du gouvernement allemand envers la scientologie".

http://hatewatch.freedommag.org/press/eng/aug/96082101.htm

A également témoigné pour la scientologie au procès de suicide/escroquerie et extortion de Lyon, 1996-97.

Participe en tant que membre à des organisations liées à Moon,: New Era, ICUS, IRF.


Frank Flinn cité comme référence par le CAN de la scientologie

http://www.cultawarenessnetwork.org/referral/page01.html

Quant à la compatibilité de la scientologie avec les autres religions: http://germany.freedommag.org/experts/eng/flinn01.pdf, 4e partie : "la scientologie n'exige pas que ses membres renoncent à d'antérieures croyances ou ordres religieux. Cela pour tenir compte avec les habitudes pluridénominationnelles de nos jours./ Néanmoins, les scientologues s'impliquent en général exclusivement à la religion scientollogie à l'exclusion de toute autre foi". En d'autres termes, Flynn ignore que la scientologhie ait des règles à propos de ce qu'elle nomme "mélange de pratiques, autres pratiques" par exemple au 15 du Code de l'auditeur:

"Je promets de ne pas mélanger les procédés de scientologie avec d'autres pratiques sauf dans le cas d'un préclair physiquement malade et seulement si les moyens médicaux seraient utiles".

Il omet cela à propos d'autres religions:

"La scientologie est une philosophie religieuse appliquée destinée et développée afin de rendre les gens capables encore plus capables. Dans ce domaine, elle réussit fantastiquement. Les efforts pour impliquer la philosophie avec l'iméprialisme médical, le sadisme psychiatrique, le religieux bigot, ont amené un ralentissement de notre progression. (HCOPL 27.10.1964R, Rev. 15.11.1987)

C'est aussi oublier que le "Credo" de la secte, qui n'est qu'une version revisitée de déclaration des droits de l'homme, dit à quatre reprises "Nous de 'Eglise, croyons..." ce qui tendrait à considérer qui'il n'y a qu'une église.

Flynn sur "l'adoration" en scientologie: il tente de raisonner à l'envers, en cherchant à démontrer que s'il y a religion, il y a adoration! -- donc, adoration en scioentologie. http://germany.freedommag.org/experts/eng/flinn01.pdf, 5e partie: en tant qu'universitaire en religion comparée, je peux affirmer sans hésiter que l'audition et l'entraînement sont des formes centrales d'adoration dans le système du scientologue. Deuxio, les endroits où audition et entraînement sont administrés sont sans équivoque des maisons d'adoration."

Pourtant, les deux peuvent se pratiquer n'importe où; c'est d'ailleurs pourquoi ilo existe des "auditeurs à l'extérieur", et que des cours d'étude de scientologie à faire à la maison sont vendus au pulic.

Flynn participe à des organisations liées à Moon, New Era, ICUS et IRF. Il dit pourtant quelque chose au sujet de Moon , à propos de quoi je suis d'accord: "Moon n'est pas un modèle pour ses propres sermons". (Christianity Today 16.11.1998)

On le trouve sur la liste des références scientologues du nouveau "CAN", le cult awareness network racheté par la secte http://www.cultawarenessnetwork.org/referrals.html

A mon avis, il s'est parjuré dans la procès RTC contre Dell Liebreich, en prétendant que la Sea Org n'est pas une organisation ou un groupe d'individus agissant en tant que groupe organisé, mais "surtout un moyen de sécrire le dévouement spirtuel des membres et leur travail pour servir et faire progresser la foi scientologue". En effet, la secte elle-même dit: http://faq.scientology.org/page16.htm "L'Organisation maritime -Sea Org- est un ordre religieux confraternel et n'est pas incorporée ou organisée autrement en tant qu'entité légale.../... ses membres portent des uniformes de style marin et ont des grades et des notes"

i) Jeffrey Hadden

<jkh8x@virginia.edu>

http://cti.itc.virginia.edu/~jkh8x/


Il s'agit probablement du plus lourdaud de la bande des apologistes. Il est néanmoins professeur de sociologie à l'université de Virginie. A écrit un article où il explique qu'exposer les secrets d'une religion serait contraire au Premier Amendement. S'il connaissait ne serait-ce qu'un peu le passé des religions, par exemple les racines du protestantisme , il n'aurait pas écrit ceci:
http://www.theta.com/copyright/hadden.htm

C'est lui, le célèbre auteur du célèbre mémo infâme exposant les tentatives pour neutraliser l'association anti-sectaire AFF, en acceptant de l'argent des sectes "sans que les liens soient visibles". Il parlait pour Eileen Barker et David Bromley, mais a ensuite prétendu qu'il parlait de lui-même. L'infâme mémo se trouve en français ici. Je crois qu'il a écrit ce mémo parce que Barker et Bromley étaient trop paresseux [ou trop couards?] pour l'écrire eux-mêmes. Peut-être aussi les deux autres avaient-ils repéré que Hadden accepterait de prendre le risque de pondre cette ineptie.

Il m'a récemment contacté (Gonnet) par mail en m'attribuant quelques noms d'oiseaux, style "le plus prétentieux qu'il ait rencontré" etc. Il n'a pas répondu à ma réponse pourtant beaucoup plus mesurée et polie que la sienne.

Lorsque son mémo a été divulgué sur Internet, en octobre 98, voici ce qu'il écrivit:

"J'ai subi la douleur d'avoir des troubles temporaires, par suite des actes de ceux qui prèchent la haine envers ceux qui n'ont pas les même opinions qu'eux".

Puis on lit un peu plus loin:

"Je pense que la théorie du contrôle mental manque tout à fait de support empirique."

(voir ici:http://www.snafu.de/~tilman/prolinks/hadden_response.txt)

Hadden est bien entendu sur la liste des références scientologues dans le "CAN", autre façade de la secte:

http://www.cultawarenessnetwork.org/referrals.html

et de la "famille" (anciennement les enfants de dieu):

http://www.thefamily.org/dossier/referrals/experts.htm



Ses conférences, sur internet:

http://cti.itc.virginia.edu/~jkh8x/soc257/lectureindex.html

Il utilise de gros caractères, cela compense le manque de densité...

Prenez connaissance de sa conférence sur les Moonistes:

http://cti.itc.virginia.edu/~jkh8x/soc257/lectures/moonies.html, où il annonce que:

"Moon n'a jamais déclaré jusqu'ici qu'il était le Seigneur de retour sur terre, le Christ de retour.... et "les moonistes ont toujours cru que Moon l'avait dit, alors qu'il a soigneusement évité d'en parler..."


A comparer avec:

http://www.unification.net/pr-mes/pr-mes-2.html

"Nous prions continuellement, 24 heures par jour... ils disent que le Nouveau Messie arrive: découvrez -le! Il s'agit des TP - les Vrais Parents - et de la TN - la Vraie Nation : pour comprendre la possibilité de sauver la Vraie Nation, nous devons comprendre les Vrais Parents. C'est synonyme; la réapparition du Seigneur du second retour signifie qu'il a désormais accompli la perfection de sa famille."

Puis, dans "Nouvelles de L'Unification" du 24 août 92, mentionné par Dennis Smith,

http://www.unification.net/pr-mes/pr-mes-2.html

"J'ai parlé début juillet dans cinq cités coréennes, lors de rassemblements organisés par la Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale. C'est là que j'ai déclaré que ma femme, présidente de WFWP, Hak Ja Han Moon, et moi-même, étions les vrais parents de l'humanité. Je déclare que nous sommes le Sauveur, le Seigneur du second retour, le Messie."

Il arrive à Hadden de promouvoir des mensonges éhontés:

http://cti.itc.virginia.edu/~jkh8x/soc257/lectures/leave_dpm.html


"Galen Kelley a été poursuivi pour kidnapping en 1993 en Virginie du Nord."

Le nom est en fait Galen Kelly, qui ne fut jamais poursuivi pour kidnapping, au contraire: après avoir été poursuiçvi, il obtint un nouveau procès au cours duquel le Procureur fut mis à la porte pour conduite incorrecte. Kelly plaida coupable d'un moindre délit et fut condamné avec sursis.

Ailleurs il dit un autre évident mensonge:

http://cti.itc.virginia.edu/~jkh8x/soc257/nrms/scientology.html "Paulette Cooper, une apostate scientologue bien connue."

Paulette Cooper n'a jamais été scientologue. Elle est une journaliste talentueuse ayant pondu le "Scandale de la scientologie" .

Mieux, il se recommande de Uri Geller, le tordeur de cuillères.

"Une semaine durant, j'ai été aux griffes des Davidiens [waco] Et des Manieurs de Serpents, des Promise Keepers, des Comtes de Colombus, et de l'église de la Nouvelle Jerusalem. Alleluia! Celui qui m'a montré toutes les portes véritables menant au Seigneur, c'est le professeur Jeffrey Hadden.

Il cite: "Un site soutenant la croyance qu'on doit tolérer les nouvelles religions déviantes et parfois génantes... la religion est la dernière défense face à la tyrannie..." [il faut croire qu'Hadden ne connaît strictement rien aux religions, ni passées, ni présentes, et qu'il n'auraiot jamais rencontré l'expression "guerres de religion".]

j) Bryan Wilson

Ne pas le confondre avec un Beach Boy connu... il fut professeur de sociologie à Oxford. C'est une marionette aux mains de la scientologie, très désireux de se faire voir si on le demande.


http://hatewatch.freedommag.org/hatewach/experts/eng/wilson01.pdf

http://members.xoom.com/charlie_j/longwilson/hom.htm

Le professeur Stephen Kent (opposé aux sectes coercitives) cite un document de Wilson disant que la scientologie peut encore être considérée comme une religion, malgré le fait qu'elle n'ait pris l'apparence religieuse que pour des raisons légales. Voir la citation de Kent:

http://www.factnet.org/Scientology/is_this_religion.htm).

Dans son oeuvre "Scientologie, une analyse et comparaison de son système religieux et de ses doctrines", il écrit (http://www.neuereligion.de/ENG/collection/Scientology/point62.htm "Une des caractéristiques de la scientologie, c'est que l'on n'y demande pas aux membres d'abandonner leur religion en venant en scientologie." [voir ce qui est dit à ce propos dans

Lui aussi "déplore l'intolérance officielle de l'Allemagne pour la scientologie", "indépendemment des autres universitaires".

http://hatewatch.freedommag.org/press/eng/aug/96082101.htm

Lui aussi a témoigné en faveur de la scientologie lors du procès pour homicide de Lyon.

Il a fait le voyage en Suède , où Zenon Panoussis avait réussi à exposer les documents secrets de la scientologie.

http://www.tiac.net/users/modemac/nots/media4.txt

Il est lié à Moon, et membre de New Era.

Ce qu'il dit à propos des apostats:

http://www.neuereligion.de/ENG/Wilson/index.htm

Les informateurs qui sont de simples contacts et n'ont pas de motifs personnels pour dire ce qu'ils annoncent doivent être préférés à ceux qui, poursuivant leurs propres fins, tentent d'utiliser des enquèteurs. Le renégat et l'apostat sont des informateurs dont les témoignages doivent être utilisé avec méfiance.

L'apostat, généralement, cherche à s'auto-justifier. Il a besoin de reconstruire son propre passé, d'excuser ses anciennes affiliations, et de blâmer ses anciens associés. On rencontre souvent des apostats racontant des "histoires atroces" pour expliquer comment, par manipulation, mensonge, coercition ou tromperie, ils ont été induits à rejoindre ou à demeurer dans une organisation qu'ils condamnent après l'avoir quittée. Les apostats, que la presse monte en épingle, cherchent parfois à tirer profit de leurs expériences en vendant des récits aux journaux ou en écrivant des livres, parfois de la plume d'un nègre. [Bryan Wilson, The Social Dimensions of Sectarianism, Oxford: Clarendon Press, 1990, p.19.]

autre source:

Résumé de ce qu'en disent Nathatlie Luca et Fréderic Lenoir dans leur ouvrage "Sectes, Mensonges et idéaux", sous-titre: "Des sociologues au service des sectes"?

"On ne peut que s'interroger sur la rigueur scientifique des chercheurs qui acceptent de témoigner en faveur du groupe sur lequel ils travaillent, ou d'écrire pour lui, moyennant éventuellement paiement.... Un sociologue, Régis Dericquebourg, a personnellement reconnu qu'il avait été payé par l'église de scientologie pour une étude qu'il avait faite sur le mouvement. Plusieurs autres collègues, tels Bryan Wilson, ont fait de même. Leurs travaux sont utilisés par les groupes comme argument publicitaire".

k) Lonnie Kliever (Mr.)

Voir une critique d'un de ses textes apologistes ici. On y constatera que M. Kliever nie d'emblée et sans la moindre gène tout ce que pourraient dire des anciens membres de mouvements sectaires, et qu'il fournit essentiellement des affirmations sans preuves. Il est payé par la scientologie pour de telles "études".

Similaire au précédent: celui-ci est professeur au département d'études religieuses de l'université méthodiste méridionale de Dallas.

http://hatewatch.freedommag.org/hatewach/experts/eng/kliever01.pdf

Lui aussi "déplore l'intolérance officielle de l'Allemagne pour la scientologie", "indépendemment des autres universitaires".

http://hatewatch.freedommag.org/press/eng/aug/96082101.htm

et lui aussi se trouve... sur la liste du CAN scientologique

http://www.cultawarenessnetwork.org/referral/page01.html

et prétend à la religiosité de la scientologie

http://www.scientology.org/goodman/kliever1.htm

et lui aussi se trouve membre d'organisations liées à Moon, comme New ERA, ICUS,

AWR, et a co-signé une annonce "Fier de l'avoir rencontré"...

Kliever, en expert ès-copyrights:

http://www.theta.com/copyright/kliever.htm

l) REMID: Steffen Rink, Thomas Schweer, Thomas Hase

http://www.remid.de

Steffen.Rink@t-online.de

remidmail@aol.com

hase@rz.uni-leipzig.de

On en sait pas grand chose d'eux, sinon qu'ils considèrent les sectes comme "tout à fait normales", puisque escroquerie et tromperie font partie de la société. Il faut rappeller que les apologistes allemands ont adopté le profil bas, les médias ne les épargnant guère. Et c'est très bien ainsi.

Thomas Schweer est lié à l'éditeur de "Diagonal Verlag", qui a publié une traduction du livre de Massimo Introvigne trompeusement titré "Pour en Finir avec les Sectes".

m) Hubert Seivert

<seiwert@rz.uni-leipzig.de>

Professeur d'études religieuses à l'université de Leipzig; d'après un membre du REMID, il était spécialisé en matière de religions chinoises du 16e siècle.

Lors d'une conférence à l'Institut Goethe en Décembre 95 à Lisbonne, il déclarait que la scientologie était persécutée mais qu'aucune décision judiciare n'avait été prise contre elle... un mensonge. Il fut "expert" du parti des Verts à la Commission parlementaire allemande.

Selon mes informations, son épouse travaille à Süddeutsche Zeitung , publiant articles et entretiens. J'ignore dans quel département. L'un de ces articles a été imprimé dans un magazine scientologue. Peut-être ne le sait-il pas, mais cela montre qui apprécie ce qu'il écrit. (SZ 23.11.1996)

Dans un interview à ce journal, il dit que si sa fille voulait devenir scientologue, il devrait l'accepter, tout comme si elle voulait devenir religieuse.

Lors d'une conversation avec Alexander Dvorkin, durant les auditions au Bundestag, il a dit considérer Massimo Introvigne comme son modèle.

Dans un article parlant du rapport français sur les sectes et une critique du livre de son ami Introvigne, sur FAZ, le 10 septembre 96, voici ce qu'il disait sur Melton et Introvigne:

"La compétence scientifique de ces auteurs ne fait aucun doute. Ils sont reconnus dans le domaine de la recherche sur les sectes".

Il a aussi prétendu que l'ouvrage était une "publication scientifique". Mais quand il fut publié en allemand en 1998, il ne contenait que 15 % du texte original! (voir B.D. mars 98)

n) Rainer Flasche

(en cours de publication)

voir:

http://www.unification.net/german/texte/dossier2.htm

o) Günther Kehrer

Professeur d'études religieuses à l'université de Tübingen.

Dit que la scientologie est persécutée, lors d'une interview à Sonntags Aktuell, le 15 juin 97, que les politiciens qui la persécutent sont plus stupides encore que la moyenne, et que la sciento n'est pas un problème de société.

D'après http://www.uni-leipzig.de/~religion/remid_report2.htm, "Puisque les religions ont tant de textes, les universitaires traditionnels des études religieuses ne les considèrent généralement pas".

p) George Chryssides

<G.D.Chryssides@wlv.ac.uk>

http://www.wlv.ac.uk/sed/rsnet.htm

Apologiste de la secte Moon, ayant également signé un papier pour la scientologie; prétend aussi que Nansook Hong (bru de Moon partie en claquant la porte) a violé des droits d'auteur lui appartenant. N'explique pas comment il a pu avoir son ouvrage avant qu'il ne paraisse en Europe (d'autant qu'il faut du temps pour l'envoi)

q) (ôté pour l'instant)

Damian Thompson,

protégés d'Eileen Barker

r) Catherine Wessinger

<wessing@loyno.edu>

Professeur d'études religieuses à la New Orleans, université Loyola.

http://www.loyno.edu/~wessing/

La voici avec ses potes apologistes, la band habituelle:

http://www.loyno.edu/~wessing/law.html


Son article sur Jonestown:

http://www.und.nodak.edu/dept/philrel/jonestown/jt1978.html

Une critique d'un de ses textes. en français, voir ici.

Elle rejette les fautes sur le mouvement anti-sectaire; blamant Leo Ryan et son personnel. Son portrait de Don Harris, l'une des victimes assassinées, est très révélateur:

"A la fin de l'entretien, la caméra filme Jim Jones de face, le reporter Don Harris le questionnant de façon aggressive au sujet d'armements, de punitions physiques et de drogues." - le reporter faisait son travail: les caméras filment les gens qui sont questionnés... doivent-elles filmer leurs pieds?

A comparer avec l'article du Washington Post, le 29 nov 78:

"Ensuite, le correspondant Harris, de la NBC, fit une prise générale, et des gens s'approchèrent de lui, parlant de quitter Jonestown. Quand Harry et Ryan prirent leurs noms, disent Lane et Garry, Jones s'énerva."

Quant au rapport de MSNBC, voici ce qu'il annonce le 27 novembre 98:

"La musique reprit, le reporter de la NBC, Don Harris, fut rejoint pas un des membres de l'audience jonestownienne qui avait l'air gai. Sung dit: Don Harris nous a demandé de nous éloigner un peu, et nous a montré un bout de papier où l'on pouvait lire "aidez-nous à partir d'ici". Et on lui a demandé: qu'est-ce qui se passe? qui a écrit ça? Et c'était un très ancien membre du Temple du Peuple. C'était la première défection du voyage, la preuve que certains voulaient déjà laisser tomber l'utopie de Jones. Le correspondant Harris a attendu jusqu'au lendemain pour questionner Jones à ce sujet.

Wessinger ne dit pas ce qu'on doit faire de gens qui veulent quitter le navire sectaire en pareil cas. Elle n'en parle même pas. C'est universitaire, sans doute?

Ses ficelles sont particulièrement grosses; j'aurais tendance à la placer dans le peloton de tête pour la naïveté primaire de ses commentaires. Voici un exemple cité par Tilman:

Dans certains messages, elle prend le point de vue de gens "se sentant" persécutés. Elle dit "l'opposition vociférante et les tactiques des anti-sectaires peuvent devenir des facteurs aux conséquences tragiques". Elle ajoute aussi : "les résidents de Jonestown portent la responsabilité du choix qu'ils ont fait".

Elle a écrit aussi l'article :"C'est l'intolérance et non les sectes qui psoent problème".

http://www.ic.org/fic/cmag/88/3288.htm

Elle aime à coller le mot "millenial" sur certaines sectes. Amusant à quel point la télévision influence certaines personnes.

Wessinger fait partie des "références" du nouveau CAN, qui appartient à la scientologie. http://www.cultawarenessnetwork.org/Uganda.html

Exemple de ses aptitudes à la recherche:

http://www.loyno.edu/~wessing/law/Encyclopedia/8.persecution.html

elle y dit: "Les Davidens (Waco) furent assaillis par les agents d'ATF bien que leurs nequètes n'avaient pas découvert la preuve que les davidiens avaient des armes illégales."

La vérité, c'est que huit davidiens ayant survécu à l'incendie furent inculpés de détention illégale d'armements. Même l'avocatr de David Koresh, Dick deGuerin, témoigna devant le Congrès US: "Il m'avait dit qu'il avait des armenments illégaux".

s) Jonas Alwall

Le rapport suédois établit que Alvall coopère avec INFORM, le CESNUR et ISAR. Il croit que le gouvernement devrait éviter de communiquer des informations sur les sectes, car cela entrave la liberté religieuse. Il prétend qu'on n'a pas de preuve que les nouveaux mouvements religeiux fassent du tort à leurs adeptes - Göteborg Posten, 5 oct 98. [à quoi j'ajouterai que non seulement ils en font à leurs adeptes, mais que certains en font aussi à la société ou à leurs opposants.]

Lors d'un interview radiophonique sur la radio P1, le 28 août 98, Alvall va plus loin: il prétend que l'Allemagne interdit l'entrée des artistes scientologues... mensonge pur et simple. il dit aussi que "les scientologues sont accusés de faits disproportionnés avec la taille du mouvement". Il ne s'inquiète pas pour autant que la scientologie ait été condamnée aussi bien au Canada qu'aux USA, pour infiltrations/espionnage - ni qu'en France, on en ait découvert proches du chef de l'état, proches de la Défense Nationale, proches des réacteurs nucléaires...ni qu'on ait les preuves qu'elle disposait de renseignements secrets de la défense nationale grecque.

Il dit également que la scientologie est religieuse, qu'elle a "ses rites", et que le gouvernement ne doit pas définir le concept de religion.

t) James Lewis

jim@ndh.org

association mondiale des universitaires pour l'éducation rligieuse (AWARE , en anglais)

Encore un "touriste" dont Aum avait payé le voyage.

Il a écrit un article dans le n° 2 de la publication défendant des opinions de conspiration "Winds magazine" http://www.silcom.com/~patrick/JAPANwaco.htm, où il avance des théories fumeuses de conspiration qui auraient déclenché les évènements. La page web date du 19 juin 96.

Autre exemple de son esprit scientifique: (WP 9.5.1995):

"Lewis disait qu'il était outrageux que certains enfants aient été extraits des dortoirs d'Aum par la police; il y dormaient séparés de leurs parents. Il dit ne pas savoir comment les enfants étaient traîtés par la secte."

la suite est du même ordre "scientifique":

"Les enfants des membres d'Aum ont dit qu'ils avaient droit à deux repas et quatre heures de sommeil quotidien. Ils ont dit ne jamais aller à l'école, n'avoir pas de contacts amicaux, et ne pas avoir le droit de jouer dehors parce que les chefs du groupe disaient que leurs ennemis allaient attaquer Aum avec des gaz empoisonnés."

Bien sûr, Lewis travaille aussi pour le CAN à la scientologue:

http://www.cultawarenessnetwork.org/JAPAN.html

et se trouve sur leur liste d'experts...

http://www.cultawarenessnetwork.org/referral/page01.html

Il a aussi écrit des descriptions de diverses sectes - fondamentalement bidon

http://www.cultawarenessnetwork.org/GROUPS.html

Son adresse e-mail, jim@ndh.org, se trouve sur le domaine de la secte MSIA.


Argumentaire des apologistes des sectes

(traduction partielle, certains des arguments étant déja repris dans les textes de l'index français)


1/Les apostats passent aux groupes anti-sectaires, qui les dédouanent de leur responsabilité propre, usant de théories de "lavage de cerveau" non-scientifiques.

Prétendre que les "apostats" se dédouanent ainsi revient à accepter qu'une fille se fasse violer sous prétexte que "sa jupe était trop courte".

Les méthodes de contrôle mental tombent sous le sens, elles sont perçues par tous: cela va de la publicité à l'organisation Mc Donaldisée.

Voir à ce sujet le texte suivant , français.

2. Il existerait un mouvement anti-sectes, "l'ACM" (anti-cult movement).

Cette méthode rhétorique consiste à mettre dans le même sac des gens très divers... tandis que "mouvement" nous met dans le même sac, les "sectes" restent au pluriel qui constate leur diversité.

A propos de réforme de la pensée, voir:see "Thought Reform and the Psychology of Totalism: A Study of 'Brainwashing' in China." Robert Jay Lifton http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0807842532/denniserlichdefe/ , lire extrait à: http://www.xs4all.nl/~ahein/b07.html)

Une autre méthode également rhétorique consiste à appeler anti-sectaires les activistes anti-sectaires, impliquant que nous serions nous-même des sectes. Ils ne l'ont pas inventé: connaissant bien ce sujet des sectes, nous avons souvent plaisanté en nous dénommant nous-même "secte des anti-sectaires", une méthode pour nous de nous souvenir de ne pas tomber dans les mêmes travers de comportement que ces groupes combattus.

C: les membres de l'ACM ne s'intéressent qu'aux apostats, pas aux membres satisfaits

C'est peut être vrai: les goupes anti-sectaires s'intéressent aux dommages que font les sectes. Ceux qui ont l'air "normal" ne sont pas d'un grand intérêt, en pareil cas. Pourquoi dès lors ne pas accuser les médecins de ne s'intéresser qu'aux malades, ou à l'association "soixante millions de consommateurs", aux clients mécontents?

Munis des témoignages, les anti-sectaires tentent d'établir s'il y a utilisation systématique de coercition etc.

D: les méthodes utilisées font partie de la religion

Si quelqu'un des sciences politiques parle de torture dans certaines contrées, il pourrait avancer l'idée que bien que ce soit impopulaire, ce serait une méthode pour influencer les opinions des gens... Bien sûr, ceux qui s'y opposeraient seraient ceux qui ne sont pas d'accord avec la politique menée par ceux qui torturent: leurs opinions ne vaudraient donc pas tripette..

Chez les religions, la majorité n'use pas de tactiques de coercition, ni de tromperie. certaines ne font même pas de prosélytisme.

L'une des différences d'importance entre sectes coercitives et religions est la tentative systématique de modifier la personnalité de l'adepte pour qu'il se comporte comme elles le désirent - habituellement, qu'ils deviennent des clones du gourou.

E: WACO (Davidiens) et Jonestown n'étaient pas des sectes

L'argument est ainsi établi par certains apologistes - pas par Melton : ce n'était pas des sectes, puisqu'ils ont commis un suicide en masse, et que rares sont les sectes qui font ça.

Evidemment, les diverses définitions établies pour les sectes n'ont rien à voir avec le suicide, mais plutôt, avec l'interaction groupe/adeptes.

Autre façon de présenter le même argument: ces deux groupes faisaient partie de groupes respectables (les disciples du Christ et les Adventistes). Argument aussi fallacieux, car ces affiliations sont théoriques, et qu'aucune obligation n'en découle; pas de contrôle similaire à ceux d'une franchise Mc Do!

F: L'ACM ne s'intéresse qu'aux histoires atroces, au lieu de réunir les données de façon scientifique.

Cet argument - façon Shupe/Bromley - et abondamment repris par les autres apologistes, consiste à dire que les rapports d'atrocités des anciens membres ne seraient pas sobres et réalistes : ainsi, ils auraient du succès auprès du grand public et démontreraient le danger imaginaire des sectes.

Allons-y en remplaçant " membre de secte" par "violé". Voici que les victimes de viols ne raconteraient pas un récit réaliste et sobre de ce qui leur est normalement arrivé... On sait aussi, pourtant, que la majorité des victimes de viol ne vient même pas s'en plaindre: on ne pourrait donc pas faire une enquète sérieuse sur les vitimes de viols?

En 98, un des apologistes allemands demandait sur une liste privée consacrée aux nouveaux mouvements religieux, à propos de femmes chinoises violées et tuées en Indonésie, s'il existait des enquètes pour déterminer de façon scientifique ce qui s'était vraiment passé. Avait-on poursuivi certains des coupables possibles ? Le gouvernement indonésien avait-il pu présenter sa version? Les publications universitaires - dont les articles sont relus par les pairs des auteurs - en avaient-elles fait état? D'après la logique des apologistes de sectes, ces histoires de meurtres et de viol devaient donc être ignorées. Ceci, tout en négligeant que des milleirs de chinoises indonésiennes avaient été torturées, violées et tuées.

Prenons un autre angle: les "apologistes du tabac." qui argueraient que les médecins mettant en garde leurs patients contre les dangers du tabac ne tiendraient compte que des cas de cancer etc.. causés par lui. Ceux qui cesseraient de fumer et informeraient les autres seraient des "apostats" et ne seraient pas capables de comprendre le concept de l'étude sociologique et anthropologique des apologistes du tabac?

Disons aussi que le travail d'Amnesty International ne serait pas scientifique non plus: après tout, la plupart d'entre leurs membres n'ont pas de diplômes de haut niveau, n'ont pas travaillé avec les gouvernements (Kosovo? Chine rouge? Pol Pot?) qu'ils stigmatisent. Ils ont donc affaire essentiellement aux citoyens illégaux de ces pays? Ou aux morts, dont les témoignages sont sans importance, ni validité?

Ca vous paraît stupide? C'est cependant la méthode employée par les apologistes pour rejeter les dires des ex-membres au sujet des sectes s'auto-proclamant "minéroté religieuse injustement attaquée".

.

G: Utilisons le terme "Nouveaux mouvements religieux" - NRMs ou NMRs, plutôt que "sectes"

Evidemment, ils préfèrent cette appelation; Melton a même écrit un moratoire à ces fins. Voyez ces textes - français (définition: secte; définition: religion - anglais)

Cette terminologie n'est qu'une méthode employée par les apologistes des sectes pour éviter de laisser observer que quoi que ce soit puisse être négatif dans les groupes nuisibles pour les personnes; cela permet aussi de ne pas les classer en catégories différentes. Et cela implique évidemment de pouvoir critiquer les gens qui critiquent ces groupes, en les classant sous la bannière de l'intolérance religieuse.

Il est un fait que le mot a une connotation générale nettement péjorative à l'heure actuelle, particulièrement lorsqu'il est employé avec l'adjectif "coercitive"... bien sûr, les membres de groupes ainsi classifiés sont en désaccord avec une qualification péjorative: les maghrébins aimeraient-ils être appelés "melons" ou autres termes peu amènes? Dans leur cas, ils auraient tout à fait raison de rejeter cette appellation, tandis que dans le cas de certaines sectes, cette appelation correspond à la necessité de désigner un fait précis. Une religion minoritaire dont les chefs ne trompent pas, n'escroquent pas, ne mentent pas à leurs adeptes, peut revendiquer le terme de religion. L'ancien CAN, avant qu'il ne tombe aux mains de la secte criminelle scientologue, disait ceci:

Caractéristiques d'une secte destructive

Contrôle mental (exercice d'une influence indûe): manipulation par utilisation de techniques de persuasion coercitive, de techniques de modification du comportement, sans avoir informé convenablement la personne.


Direction charismatique: se réclamant de droit divin, ou prétendant des connaissances spéciales, demandant une obéissance sans discussion. La direction peut être constituée d'un ou plusieurs individus.


Déception, tromperie: recrutement et récolte de fonds en cachant des objectifs et sans dévoiler complètement l'utilisation de techniques de contrôle mental; usage de groupes de façade.


Exclusivité: Secret et incertitudes entretenues auprès des adeptes quant aux véritables croyances.


Aliénation: séparation de la famille, des amis et de la société; changement des valeurs, substitution de la famille par la secte; profonds changements brusques ou subtils de personnalité/comportement .


Exploitation: elle peut être physique, financière, psychologique; pressions exercées pour obtenir de l'argent; grosses dépenses pour des cours; fortes demandes pressantes pour des projets spéciaux; activités sexuelles inappropriées, voire viol d'enfants.


Vues totalitaires: -le syndrôme "nous-eux" - : provoquer la dépendance, promouvoir que les buts du groupe sont au delà de ceux de l'individu, approuver des conduites inéthiques tout en les déclarant positives.


7. Où trouver des documents intéressants quant aux apologistes des sectes?


J'ai lu et résumé quelques documents à leur sujet. Voici aussi quelques sites internet où l'on peut trouver des renseignements les concernant.

en français, ici-même: <http://www.antisectes.net/index-apo.htm>

Rick Ross:

http://www.rickross.com/apologist.html

Dialogue Center allemand:

http://trend.jena.thur.de/religio/dialog/496/496s4.html


a) article de Zablocki

Classement d'un concept en Liste Noire: l'étrange historique des suppositions de lavage de cerveau chez certains sociologues des religions (Nova Religio, 10/97)


Cette opinion est neutre. Zablocki argue que la majorité des sociologues s'est arrangée pour stopper les moyens d'étudier scientifiquement le lavage de cerveau. Il y parle du mémo Hadden en note de bas de page.


b. ONT-ILS LE CERVEAU LAVE? LES UNIVERSITAIRES DES SECTES S'ACCUSENT MUTUELLEMENT DE MAUVAISE FOI

http://www.linguafranca.com/9812/allen.html Lingua Franca 12/98, Charlotte Allen


Cet excellent article examine le sujet dans son ensemble, en particulier l'impact de l'article de M. Zablocki; elle y aborde aussi le mémo Hadden.


c. Débats sur les nouvelles religions en Russie

Cet article fut présenté lors d'une conférence à l'université Jagellonian en mars 98; il ne semble pas avoir été publié. Ses auteurs sont Marat Shterin, James Richardson and Eileen Barker.

Ce document vaut d'être intégralement lu par les activistes anti-sectaires: il est empli de notes amères. Les auteurs s'y plaignent que le mouvement anti-sectaire ait réusi à influencer les gouvernements. [je ferai observer que je me plains aussi que des têtes de liste du mouvement pro-sectaire aient réussi à obtenir, souvent pas la ruse ou la malhonnèteté intellectuelle, des résultats opposés aux nôtres: que des journaux aussi sérieux que le Monde ou la Croix en viennent à prendre des positions pro-sectaires me paraît difficile à supporter... et que l'entourge de Mitterand ou Mitterand lui-même, ou Clinton, aient des contacts amicaux avec certains scientologues qui ne pensent qu'à les rouler au premier virage, est tout autant insupportable]

Certaines allégations sont fantastiques: ils prétendent que l'image négative des sectes - en Russie - provient des groupes anti-sectaires européens de l'Ouest: comparez donc à ce propos la page 2 avec la page 9, qui sont contradictoires. Pourquoi pas affirmer en Russie que l'idée de cancer provoqué par la cigarette provient du mouvement occidental des opposants au tabac? Le tabac peut tuer, point à la ligne. L'image de marque des sectes vient des sectes, pas des critiques. Lorsqu'elles se sont installées en Russie, elles pouvaient se conformer aux lois, être honnètes etc. Pensez-vous! elles s'y sont empressées de se comporter aussi malhonnètement qu'en Occident.

La page 4 reprend un des éléments que je développe dans une critique d'un texte de M. Introvigne à propos du colloque européen des sectes en avril 99:

Tant mieux! vu que les apologistes et sectes disposent de moyens financiers nettement supérieurs, voilà une bonne nouvelle. La raison se trouve page 5:

"L'ACM a fait de gros progrès pour expliquer sa position anti-sectaire aux médias et au public, ainsi qu'aux représentants des gouvernements."

Pour les apologistes, cela revient presque à admettre que plus personne n'admet leur argumentation. La page 14,ff explique que le lobby des sectes russes a perdu un procès contre un critique - négligeant de tenir compte des témoignages d'apologistes des sectes... et tenant au contraire en estime celui des activistes anti-sectaires, eou de rapports émanant des gouvernements occidentaux.


d. Intégrité et suspiscion dans la recherche sur les nouveaux mouvements religieux

Cet article du Professeur Beit Hallahmi de l'université d'Haifa critique les collègues qui ont accepté d'aliéner leur indépendance d'universitaires. exemple:

(A propos de conférences payées par les Moonistes)


"Lors de ces conférences, les universitaires du monde entier discutent de ce qui les unit... de toute évidence, le moyen de s'offrir des vacances exotiques tous frais payés par l'église de l'unification - Moon.)


Sur le mémo Hadden

D'emblée, il saute aux yeux que les membres dirigeant la recherche sur les NRMs considèrent d'avance les NRMs comme leurs alliés et non point comme un sujet d'étude. Il semble que les universitaires soient plus avides de démontrer la légitimité des NRMs que ces derniers!

A propos des apostats:

"Depuis la tragédie de Jonestown, il est apparu que les rapports des ex-membres de ces groupes étaient plus fiables que ceux des apologistes et des chercheurs en NRMs... Dans tous les exemples de désastres survenus depuis un demi-siècle dans des NRMs, pour commencer par le "Krishna Venta", nous avons en premier lieu constaté un monde secret de folie, d'exploitation au sein d'un groupe totalitaire, psychotique, dont la réalité s'avérait être pire encore que les récits des détracteurs."

On peut obtenir ce document non publié en s'adressant à l'auteur; je lui avais demandé l'autorisation de le publier; il préférait attendre la mise à jour, en 99.

Voir un résumé anglais

http://www.gospelcom.net/apologia/mainpages/WhatsNews/Beit-Hallahmi/Beit1.html


e. Récits atroces, l'église de l'unification et la construction sociale du négatif. Bromley, Shupe, Ventimiglia, Journal of Communication Summer, 1979, p. 42-53.

Un sous-titre annonce:

En évoquant l'outrage d'actes prétendus commis par un groupe religeiux, les récits des journaux servent à valider le négatif et par conséquent, à légitimer le contrôle social [exercé contre les sectes].

On peut déjà déduire que les auteurs considèrent d'emblée le message des journaux comme fabriqué et non rapporté. Ils ont analysé 190 articles de 74 à 77, l'échantillonage ayant été présenté par Moon. Ils y établissent un classement des récits atroces, selon qu'il s'agit d'atrocités physiques, psychologiques, économiques, associatives, politico-légales et générales-cuturelles.

Un autre sous-titre indique:

"Le type d'atrocité le plus souvent rapporté est le viol de la liberté personnelle et de l'autonomie individuelle."

Ils décrivent aussi d'autres affirmations d'atrocités; ils en ont dénombré 709 dans 188 articles sur les 190. Il ne leur importe pas que ces histoires soient vraies ou non, ils les considèrent comme hors sujet. Ils critiquent les titres négatifs des journaux, du genre "l'expérience Moon-Lune n'est guère ensoleillée". Ils n'expliquent pas pourquoi des articles négatifs devraient comporter des titres positifs...

Erreur grossière page 49: "love-bombing" est décrit comme "établir le lobby pour la Corée du Sud".

L'article entend ensuite exposer que ces récits contribuent à déclencher des actions punitives envers Moon, comme par exemple "déprogrammer" des Moonistes, ce qui fournirait une excuse pour quelque chose d'habituellement illégal. Ils ne disent pas quelle différence pourrait être établie entre déprogrammation légale ou illégale. On peut s'amuser aussi de constater que les auteurs usent d'un "récit atroce" quant à la déprogrammation, alors qu'ils condamnent le "procédé"!

Les affirmations d'anciennes victimes moonistes ne sont pas considérées comme vraies: voir page 49.

Les auteurs entendent faire passer l'idée - sans expliquer comment - que ceux qui ont été "déprogrammés" seraient les "apostats" qui "dépeindront une caricature du groupe mise en forme à cause de leur nouveau rôle plutôt qu'en raison de leurs expériences au sein du groupe." Les "preuves" de cette absurde affirmation proviennent d'un article de 1975 où un ancien membre compare sa vie présente avec son expérience antérieure. Ils ne s'inquiètent pas pour autant d'avoir cité un autre paragraphe où il n'est question que de la vie au sein de la secte.

On n'y aborde pas le sujet des gens qui ont affirmé avoir été abusé et ont quitté sans être "déprogrammés". Je doute fort que les 188 articles négatifs parlent uniquement d'anciens membres déprogrammés, mais pas de ceux qui sont partis quand ils l'ont enfin décidé.

Je finis aussi par me demander si les auteurs vivent dans un autre univers: ayant revu 709 cas d'abus sectaires, ayant pu démontrer que nombre de récist étaient similaires, ayant décrit lesdits abus des pages durant, ils ne se seraient jamais posé la question de savoir si ces affirmations étaient exactes, ou si, peut-être, quelque chose ne tournait pas rond dans le moonisme?


f: Armaggedon à WACO: perspectives critiques du conflit de la branche des Davidiens, dans "Flics, articles de presse et opinion publique", de Anson Shupe, Jeffrey Hadden (1995), p. 177-202, Chicago and London: University of Chicago Press.

Un sous-titre : "légitimité et construction sociale du négatif à WACO" suggère que le nagatif a été construit à Waco, et non pas qu'il a simplement eu lieu.

David Koresh n'était pas... un prédateur sexuel, ni un assassin ou un chef de secte. Ce sont les médias qui l'ont fait ainsi... Les auteurs disent : "les journaux, ainsi que toute réalité sociale, sont construits socialement". S'il est exact que les faits peuvent être transformés par les reporters, le but du journaliste honnète sera de fournir un récit exact, et non des histoires déformées. Aucun des auteurs n'a la moindre expérience du journalisme.

S'ensuit une discussion sur l'objectivité... pas la peine de développer le sujet, je pense.

On retrouve l'habituelle plainte apologiste: les médias se fient aux récits d'anciens membres plutôt qu'à ceux des spécialistes universitaires des NRMs. Les auteurs prétendent aussi que "l'ACM" met tous les groupes en question dans le même panier. C'est évidemment faux: il n'est que de constater que le groupe le plus aggressif est aussi le plus observé et attaqué: la scientologie, encore elle.

L'ACM serait une "vague confédération". Que dire dès lors du groupe CESNUR, INFORM, etc?

Ils citent page 195 Priscilla Coates, l'officielle de CAN, "Le FBI/BATF ne nous a pas consultés", puis annoncent ailleurs que Nancy Ross et Linda Green disent que le CAN a été consulté. Voir le rapport en question par Ross & Green:

http://www.lifeway.org/can_1.htm

"... un porte-parole du FBI a répondu par l'affirmative".

Le rapport cite donc un reporter anonyme de la "national alliance", lequel cite un porte parole anonyme du FBI; en ajoutant Ross & Green, nous avons maintenant un triple "oui-dire": ceci vous semble-t'il très universitaro-académique? Les auteurs n'identifient pas Ross & Green... ils ont de bonnes raisons: ceux-ci sont une société de Relations Publiques (les auteurs disent qu'il s'agit d'une société de conseils juridiques...) travaillant pour le "parti de l'alliance nationale", organisation elle-même considérée comme une "secte politique"; voir: http://www3.l0pht.com/pub/blackcrwl/patriot/cults.txt

L'argumentaire marche donc comme suit: le FBI a dit que le FBI a consulté des experts en sectes - cependant, aucun " universitaire spécialisé en sciences sociales en matière de nouvelles religions" n'a été convié à "l'évènement". Plutôt que considérer que ces scientifiques sociaux ne sont pas du tout experts en NRMs, le FBI et les médias sont ensuite blâmés de ne pas leur avoir fait confiance et d'avoir écouté le véritable expert Rick Ross...

Pas de notes de bas de page... courte bibliographie en fin de texte, pas de références précises attribuant une source précisée à une affirmation précisée.

Au mieux, on peut dire que ce chapitre est une morceau d'opinion, au pire, une fiction sociale.

g. "L'expert occasionnel", de James T. Richardson, in Nova Religio, October 1998, p. 3

L'article ne comporte pas de résumé , mais on pourrait dire "je n'avais pas l'intention de devenir ce personnage expert, pourquoi tous ces gens m'en veulent-ils?"

L'auteur a découvert que les gens "entraient dans les sectes" "parce qu'ils voulaient bien"; il omet de parler de méthodes trompeuses ou de coercition; plus loin, il se contredit en admettant, dans la note 22, qu'une forte pression psychologique est utilisée. Son travail consistait donc à démonter le "lavage de cerveau" car il pensait que ce concept était en contradiction avec sa discipline. Les jurés n'ont pas apprécié son travail sous cet angle...(p.33)

Il éprouve une tristesse qui s'envole seulement quand les experts responsables ne peuvent plus paraître au tribunal (p. 34), et dit que cette décision n'a été obtenue qu'au prix d'efforts considérables... omettant de préciser quelle conspiration avait été entreprise avec les sectes visées par l'expertise et...ayant assumé l'étude.

page 35, il déclare parler au nom des universitaires des NRMs, annonçant que ceux-ci pensent qu'on devrait laisser tranquilles les sectes. Mais il admet en note 1 avoir témoigné en faveur d'une secte qui avait démoli la santé d'une personne, pour une autre ayant abusé d'enfants (voir la note 10 de l'article de Kent dans la même publication), et pour un procès durant lequel des groupes avaient attaqué en diffamation... alors que certains d'entre eux avient blessé des personnes.

Puis s'enfonce en notant avoir reçu 3000 $, mais en omettant les honoraires de conférence. Il admet qu'un certain universitaire dépendant de financement pour son travail ne peut être fiable (note 27) et que cet universitaire n'a pas en fait de poste académique... mais omet de citer qui est visé.

Et de conclure qu'il est fier d'avoir oeuvré pour ces recherches sociologiques.


h. Compromis académiques dans l'étude sociale des religions alternatives, Stephen A. Kent et Theresa Krebs, in Nova Religio, October 1998, p. 44. articles simlaires dans "The Skeptic", et "Berliner Dialog" 2/98.
http://www.rickross.com/reference/apologist28.html

Voici un court article analysant plusieurs exemples d'universitaires ayant effectué des "études" ressemblant à s'y méprendre à des blanc-seings envers les sectes... lesquelles s'empressèrent de les publier et les faire connaître.

Exemple typique; les "enfants de dieu" avaient arrangé des maisons pour les savants... avec tout ce qu'il fallait, y compris les renseignements prémachés à leur intention.

Ceci rappelle le jour Un à Jonestown, où Leo Ryan avait eu grande impression de tous les gens 'si heureux' de l'accueil préparé à Jonestown: les efforts développés par les Temple du peuple avaient porté leurs fruits. Plus tard, des membres du groupe avaient approché Leo Ryan pour demander de l'aide afin de sortir: le lendemain, plusieurs personnes et Leo Ryan étaient assassinés. Les nazis ont aussi entretenu des maisons d'attachés de presse... avant de déclarer la guerre.

Autre exemple d'étude complaisante envers les sectes: demandée par le CUT, que l'on avait commencé à surveiller parce qu'il accumulait de l'armement. Deux de ceux qui participèrent à cette étude firent ensuite une "étude de l'étude", fortement critique.

Les auteurs mentionnent aussi que Shupe a aider à détruire le CAN (avant qu'il ne tombe du coup aux mains des scientologues), et les efforts de Melton pour assister la scientologie qui désirait conserver ses documents secrets. L'article de "Skeptic" détaille où Shupe a obtenu ses données sur le CAN: via Rick Moxon, avocat scientologue; il démontre aussi que Shupe ne connaissait rien au CAN).

Gordon Melton admit plus tard en réponse à un article similaire, admettant toutes les accusations. Il s'y montre pathétique: "J'ai fait ce que je devais", et conclut même en prétendant être un critique des sectes...http://www.cesnur.org/melton98.htm. Il commence par décrire les maisons de presse des sectes comme pure imagination, puis admet leur existence... sans expliquer en quoi ces maisons auraient de bonnes raisons d'être.

i) James T. Richardson (1995): Armaggedon à WACO: - fabriquer le consentement - perspectives critiques du conflit de la branche des Davidiens, dans "Flics, articles de presse et opinion publique", de Anson Shupe, Jeffrey Hadden (1995), p. 177-202, Chicago and London: University of Chicago Press.


Sous-titré: "Analyse structurelle du rôle des médias dans la tragédie de Waco".

Richardson indique en entrée en matière ce qu'il qualifie de "vue officielle": David Koresh était un fanatique religieux, désirant la mort et voulant y emmener ses adeptes.

L'auteur, on s'en doute, n'accepte pas cette façon de voir: selon lui, WACO était victime de sa mauvaise réputation (page 155), laquelle déclencha les activités des officiels. Cette réputation provenait des idéologies anti-sectaires influençant les médias... puis il conclut en développant l'idée que la conspiration médiatique influencerait la vie de tous les jours. Les médias seraient menés par une amérique corporatiste et n'écriraient que dans un flux d'opinion étroit et prédigéré. La preuve selon eux? La plupart des gens n'auraient jamais rencontré de Monniste... il omet de noter que la plupart n'ont pas rencontré Clinton ou Chirac. Cela empècherait-il de se faire une opinion sur eux?

Et de faire porter le chapeau aux médias grand public qui "disent que les sectes volent des enfants innocents" (P. 158)... sans s'en prendre à ces sectes, mais au gouvernement qui aurait une attitude critique et serait donc intolérant poour les religions.


Le CAN et l'AFF sont ensuite critiqués d'émettre des communiqués de presse crédibles auprès des médias... Ils sont déclarés coupables d'informer les gouvernements...etc.

Vient ensuite un parallèle entre anti-sectarisme et anti-communisme... qu'il déclare similaires. Il néglige le fait que Moonistes et scientologues (et probablement d'autres sectes) sont connus pour leur anti-communisme primaire.

Les davidiens furent, dit-il, déshumanisés par les médias: présentés en bloc, sans violons d'Ingres, etc. Imaginons ce que ça donnerait si l'on commençait à les présenter individuellement, façon playmate du mois dans Playboy:

"Samantha, 90-60-90, bonnets B, aime les chats, le vélo, les fusils d'assaut, David Koresh: n'aime pas les flics, le CAN, Rick Ross, CNN, Micorsoft, les mecs portant des chaussettes au lit et les téléphones cellulaires dans les restos."

Le public ne s'intéresse pas, en effet, aux hobbies et autres caractéristiques individuelles de 50 ou de 50000 personnes, à moins qu'elles ne soient en relation avec les enseignements de la secte dont elles font partie.

Bien que l'auteur s'attaque aux médias, il reproche au FBI d'avoir empèché ce même FBI de laisser les médias s'approcher de Koresh et d'avoir contrôlé les communications des médias. Je serais curieux de savoir si dans un avenir proche, les gens qui prennent des otages auront aussi droit à des revues de presse, des directeurs d'information et autres, pendant qu'ils discuteront avec la police.

Et page 167, volte-face! Il s'en prend aux rapports officiels qui ont critiqué les médias que lui-même critique page 156.

Quant aux notes de bas de page, elles valent la peine aussi, tout autant pour ce qui s'y trouve que pour ce qu'on n'y lit pas. Il s'en prend à Louis Jolyon West (voir ici en français), l'accusant d'avoir effectué les recherches sur le contrôle mental pour le compte de la CIA. Mais il oublie de dire ce que disent les recherches. Sa note n° 6 est diffamatoire: il dit que Galen Kelly a été condamnée pour kidnapping à 7 ans de prison...alors que les charges retenues étaient moindres et la condamnation à 16 mois avec sursis.


Apologistes français ou francophones.

abis): (France) J. Beaubérot, Régis Dericquebourg, M. Campiche, Bernard Blandre :

ater) Françoise Champion et Martine Cohen

Bernard Blandre

(Président de l'association AEIMR, association d'étude et d'information des mouvements religieux)

Bernard Blandre occuppe une place à part parmi les apologistes: d'un côté, on peut constater que son association a vigoureusement réagi à des attaques scientologiques (dans plusieurs bulletins) en contre-attaquant; on peut aussi lire une définition de secte dans le cahier de février mars 1999, qui est fort loin d'être tendre envers les sectes, mais d'un autre côté, les références qu'il fournit sont les habituels champions de l'apologisme, Introvigne, Melton, Dericquebourg et cie, dont la lecture est surtout destinée à égarer les lecteurs. On ne peut donc pas le considérer comme un apologiste à part entière, loin s'en faut, ni l'absoudre entièrement de certaines amitiés aenvers d'autres, TJs en particulier.

- Régis Dericquebourg:

Régis Dericquebourg s'est fait payer une étude menée sur la secte scientologie. Il en a étudié certains aspects à sa façon et n'a d'ailleurs pas même compris les éléments fondamentaux d'Hubbard, qu'il déforme dans un texte présenté dans "religiologiques 18" dans lequel la scientologie est présentée comme une religion comparable à la science chrétienne de Mary Baker Eddy et à l'Antoinisme de Louis Antoine (religions "guérisseuses").

Il y affirme ainsi que les "engrammes" (mémoires inconscientes douloureuses, pour résumer) seraient une forme d'inconscient transpersonnel, oubliant ici que selon Hubbard, c'est la personne qui est le "thétan" et qui possède des engrammes: il n'y a donc pas changement de "personne" à la mort, et aucune forme de "transpersonnalité". Ailleurs, il confond probablement gluconate de potassium avec gluconate de fer [toutefois, il se pourrait que les scientologues aient modifié leurs potions, car l'administration simultanée de calcium et de magnésium ne servait à rien, ce qui ne les a pas empèchés de s'en servir des années durant]. Si Dericquebourg se présente avec des thèses aussi baroques sur des éléments aussi évidents et fondamentaux des doctrines hubbardiennes, on comprend mal que les scientologues puissent se servir de ses textes pour défendre leurs thèses. Que vaut "l'analyse religieuse" qu'il fait de cette secte s'il n'en a pas même compris les élements de base? Plus loin, il s'aventure dans la science nucléaire, n'hésitant pas à avaliser indirectement les délires d'Hubbard quant au fait que le sauna et les vitamines à haute dose feraient disparaître les effets de radiations. Et il n'hésite guère à suggérer une comparaison de cette escroquerie Hubbardienne à des techniques "d'ascèse spirituelle hindouiste".

Auteur d'une étude commandée par la scientologie. Résumé de ce que disent de lui Nathalie Luca et Fréderic Lenoir dans leur ouvrage "Sectes, Mensonges et idéaux", sous-titre: "Des sociologues au service des sectes"?

"On ne peut que s'interroger sur la rigueur scientifique des chercheurs qui acceptent de témoigner en faveur du groupe sur lequel ils travaillent, ou d'écrire pour lui, moyennant éventuellement paiement.... Un sociologue, Régis Dericquebourg, a personnellement reconnu qu'il avait été payé par l'église de scientologie pour une étude qu'il avait faite sur le mouvement. Plusieurs autres collègues, tels Bryan Wilson, ont fait de même. Leurs travaux sont utilisés par les groupes comme argument publicitaire".

Nathalie Luca et Frédéric Lenoir citent ensuite les arguments fallacieux de Dericquebourg tentant de se justifier d'une pratique aussi peu neutre et scientifique, entre autres:

"Le problème de la sociologie des groupes religieux minoritaires est celui de l'utilisation des travaux réalisés. Cette utilisation est à la fois inévitable et légitime de la part des groupes, puisque nous négocions notre entrée sur un terrain où l'on n'est pas obligé de nous accueillir"; il reconnaît ensuite utiliser pour son enquète les questionnaires expédiés aux membres, par la secte elle-même. Luca et Lenoir dénoncent clairement la manoeuvre.

Liliane VOYé

english translation here


Dans le site du
Cesnur d'Introvigne, Mme Voyé tient une place.

Et pour cause: voici ce qu'en dit Massimo Introvigne: "Il faudrait quand même souligner, à l'intention de vos lecteurs, que Mme Voyé, professeur de sociologie des religions à l'Université de Louvain, est à present présidente de la Société Internationale de Sociologie des Religions, élue par les plus de milles membres de cette société prestigieuse."

On lit dans son texte cesnurien, à propos des travaux des commissions parlementaires françaises et belges, :

"D'emblée, une remarque s'impose : ces Commissions et les rapports qu'elles ont produits parlent des "sectes". Cette désignation appelle deux commentaires : d'une part, le concept n'est pas ou est partialement défini dans les rapports de ces commissions et, en tout état de cause, la définition retenue, lorsqu'elle existe, fait fi des travaux scientifiques qui se sont efforcé d'analyser ce phénomène". En fait, les rapports français et belges contiennent des définitions extensives du terme secte, et des caractéristiques précises qu'on leur attribue. Un peu plus loin, Mme Voyé se contredit en admettant :"Revenons tout d'abord sur le concept de "sectes" utilisé par ces rapports...." .

Même type d'erreur dans sa phrase :"les rois de France n'étaient-ils pas dits "de droit divin" et sacrés par un évêque ?", les rois ont été "de droit divin" dans la plupart des pays jusqu'au 19e siècle; on devine aisément pourquoi la France est seule citée ici. Il est vrai qu'elle ne pouvait pas citer la Monarchie belge, de récente fondation (vers 1830). Voici ce que dit l'Encyclopedia Universalis: "Le droit divin des rois exprime une certaine conception du pouvoir. Depuis l’époque carolingienne et l’institution du sacre royal, on considère que le monarque reçoit de la Providence la mission de conduire le peuple de Dieu vers la Cité éternelle."

Dans son #2.2, Mme Voyé indique:"Voyons tout d'abord les critères de dangerosité - en soulignant, une fois encore, qu'il n'est pas question ici de prendre la défense des sectes représentant effectivement un danger quel qu'il soit." Nous lui en rendons justice. Elle ajoutera même: "Si certaines "manipulations mentales" des sectes ont pu conduire certains à la mort, la publicité qui incite à des achats qui endettent n'est pas, elle non plus, sans responsabilité." - omettant de dire que la publicité dont elle parle est connue comme un commerce: ses buts sont connus, les gens en sont conscients. La pub ne vous promet pas d'être sauvé... et ne se dit pas religieuse. Mais nombre de sectes font de la pub, mensongère de surcroît. De tels arguments ne supportent pas le moindre examen poussé.

Plus loin,"...nous connaissons un prêtre catholique que sa famille, athée militante, refuse de voir depuis qu'il lui a déclaré sa vocation" - cela sert-il à comparer le catholicisme a une secte? Ou serait-ce au contraire pour faire bien voir les sectes par les catholiques? Elle en remet : "Ainsi connaissons nous nombre d'ex-prêtres catholiques qui expliquent leur renoncement au sacerdoce non pas en reconnaissant que, contrairement à ce qu'ils avaient cru, il n'avaient pas la vocation, mais bien en invoquant la déception qu'ils ont ressentie en travaillant pour une Eglise qui ne correspondait pas à leurs attentes. Pas plus que leurs familles, les ex-membres ne sont pas [sic] des témoins objectifs.". Mais elle ne donne aucune explication réelle sur les raisons pour lesquelles on ne devrait pas entendre ces membres déçus... elle attaquera de nouveau le christianisme plus loin [une fois utilisé pour faire copain, une fois attaqué pour l'exemple?]: "Parmi ceux-ci, un aspect nous semble jouer un rôle majeur : dans un contexte historiquement très largement dominé par le christianisme et même par le catholicisme et où, malgré le déclin des pratiques, cette religion continue à marquer profondément la culture ambiante, les sectes représentent l'altérité"

Nous nous arrètons ensuite à cette allégation imaginaire: "Ajoutons une chose encore concernant les témoins "à charge" : si la relation qu'ils font des délits des sectes repose dans certains cas sur des faits vécus personnellement ou par leurs proches, très souvent les critiques et accusations avancées se fondent sur des "on dit", les déclarations des témoins, relatées textuellement, étant précédées d'expressions telles que "il paraîtrait …, il semblerait …, j'ai entendu dire que …, … ". Quelle crédibilité accorder à de telles allégations non prouvées et que ne confirment pas les instances officielles compétentes appelées à en attester - comme c'est très largement le cas ? " Aucun exemple ne prouve la prétendue absence de preuves de déclarations de témoins, et nous disposons bien évidemment d'ouvrages en nombre suffisant pour prétendre accéder à des recoupements nombreux entre les "témoignages sans valeur". Le raisonnement "universitaire" serait-il la pensée unique, dans certains cas?

Plus loin: "Venons-en précisément maintenant aux témoins représentant les instances officielles. A leur propos, un constat s'impose: les rapports, tout comme le travail des Commissions que ceux-ci relatent, criminalisant d'emblée les sectes. En effet, un grand nombre de témoins de ce type qui ont été entendus proviennent de la police, de la sûreté, des renseignements généraux," - aucun chiffre n'est fourni; et je doute que la commission française ait entendu tant de policiers que Mme Voyé le dit: je ne m'abaisserai pas à espionner les sources confidentielles comme l'ont fait les sectes dans ce cas précis. Si elles veulent démentir, qu'elles apportent les preuves de leur... duplicité?

Elle cite aussi des personnages... et leur témoignage, sans les nommer: témoignage invérifiables, pas de notes de renvoi... nous lui retournons donc son argumentaire "on ne connaît pas les témoins", qui est contredit plus loin par : "sur 58 témoins entendus, il y avait 14 ex-membres ou personnes appartenant aux familles de membres ou d'ex-membres, 6 représentants d'associations de défense de la famille et de l'individu - soit 20 personnes dont on pouvait attendre un discours anti-sectes."

Qui, dès lors, est valable comme témoin? Car enfin, si seuls 20 témoins sur 58 - un tiers - est douteux [aux dires de MmeVoyé, qui n'explique pas pour autant pourquoi on devrait douter desdits témoignages], cela signifie-t'il que les 38 autres étaient policiers? ou encore, s'agirait-il au contraire de 38 apologistes, et psychologues (psys dont le témoignage est également écarté par Mme Voyé)? S'il s'agit d'apologistes, nous servirions-nous du même argument retourné: ils ont des préjugés, leur témoignage est sans valeur? Peut-être!

Observation plus générale:1°/ Madame le Président Professeur Liliane Voyé accuse les gouvernements d'amalgame entre sectes différentes, puis 2°/ elle en cite deux ou trois comme dangereuses , faute pouvoir faire autrement (Aum, Waco, OTS), mais ne cite pas de "sectes non dangereuses"? Elle fait donc elle-même un amalgame entre l'ensemble des sectes, dangereuses ou non.

Mieux encore: elle dit: "Le "problème des sectes" s'avère ainsi être largement un "problème social construit", au sens où l'entend M. Hubert (1988:20) : les sectes deviennent problème parce qu'elles sont socialement construites comme telles à travers un processus en cinq étapes :
(1) l'émergence d'un événement enclenchant (par ex. OTS)
(2) le développement d'activités revendicatives (en particulier conduites par les ADFI)"
. ..."Le simple fait d'avoir créé une Commission parlementaire sur la question des sectes enclenche ce processus de réification : cette Commission prouve, par sa simple existence, la dangerosité des sectes ou tout au moins de certaines d'entre elles."

A la lire, on comprend donc que les sectes n'existent que parce que l'ADFI ou autres enquètes parlementaires existent; voici le record de logique inverse: les sectes sont un problème parce qu'on s'en occuppe du fait qu'elles ont été montrées du doigt.

J'aimerais la remercier toutefois pour sa déclaration: "Soyons clair ici comme à d'autres propos : un leader charismatique peut être dangereux s'il vise des fins hégémoniques, si sa finalité religieuse n'est qu'une façade pour couvrir des objectifs de pouvoir économique [sic] et/ou politique." et de se contredire immédiatement après, dans sa logique inverse: "Il peut aussi être dangereux s'il utilise le pouvoir qu'il a sur les membres pour leur faire faire n'importe quoi mais il peut aussi être pour ceux-ci une figure de référence morale qui les motive à une certaine règle de vie, à la réalisation d'eux-mêmes, à des formes de solidarité et à des actions qui peuvent être bénéfiques non seulement aux membres mais aussi aux autres. Ajoutons encore qu'aujourd'hui nos sociétés paraissent manquer cruellement de telles figures de référence morale,". Dont acte. Devons-nous sous prétexte d'absence de références morales nous fier à de dangereux gourous, ou aurais-je mal compris Liliane Voye? Ou attendrait-elle que lesdites références morales avouent leurs buts véritables?

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Liliane Voyé - english

On Cesnur's site, Liliane VOYé has her place.
Good reasons here: Liliane VOYé is a sociology of religions professor into Leuwen-Louvain university, Belgium, and she's presently president of the international society of sociology of religions, has been elected by the more than thousand members of this prestigious society, said Massimo Introvigne in a mail.

Reading her Cesnurian text, regarding the works from both belgian and french parlementary commissions on cults:

"From the start, we must observe: those commissions and the reports they wrote speak of "cults". This word calls two observations; first, the concept is not or is partially defined in the reports, and, when the definition exists, it avoids the scientific works having tried to analyze this phenomenon." As we read those reports, they contain rather extended definitions of cults, and of their precised characters. Later on, Mrs Voyé does contradict herself, admitting " Coming back on the concept of cults presented in these reports...". Same sort of error in her phrase " "have the the french kings not been of 'divine right' and sacred by a bishop?" : the kings were "of divine right till late 19th C. Why is it that Ms Voyé quotes only French ones - she could, true enough, forget the belgian ones, as there has been belgian kings since 1830 or so; but other countries? The Universalis Enc. says "the divine right of Kings shows a certain conception of power. Since Carolingian era and institution of the royal coronation, one considers that the monarch receives from Providence his mission to lead the God's people to the aeternal city".

On #2.2, Liliane Voyé says: "See first the criteria of dangerousity - underlining once again that we don't want to take any defense of cults representing really a danger, whatever it could be". We say she's right here. She'll add later : "If some "mental manipulations" from cults have led some to death, the advertizing inciting to uneeded buying is not either, without responsability." - but she's omitting there a major fact: advertising is a trade, is known as such, its aims are known, people are aware of that. Advertizing does'nt promise any salvation... and does not pretend to be religious. But many a cult does advertize - lyingly. Argumenting like she did here does not bear any close examination.

Later on, we can read "we know of a catholic priest whose family, militant towards atheism, refuses to meet him since he declared his aims". - what is the purpose here, comparing cults and catholicism? Would it be to make them well accepted by christians? She's adding this "So, we know many ex-catholic priests explaining their leaving of priesthood , not by recognizing - contrary to their first thought - that they did not have the vocation, but really because of the deception felt while working for a church unfit to what they were waiting for. Ex-members are, no more than their families, objective witnesses." But she does not give any real explanation of the motives why one should'nt hear those deceived ex-members. ... she'll use again christianism later [once she uses it for, once anti?] "Between those, something appears to play a major role: in a context essentially dominated by christianism and even by catholicism, and where, despite that [religious] practice's decline, this religion keeps on influencing the ambiant cultur, the cults represent the otherness."

We'll stop too to this fantasy allegation: "Adding something to the "witnesses against": if the report they are doing of cults misdemeanours is based on personal experiences, or their parents, very often the critics come from "one said", from the reports of the witnesses - textually reproduced - being announced by such expressions as "it appears that, one heard that, etc..." What sort of credence should be given to such unproven allegations that no official asked can confirm, this being essentially the case?" No example prove here the allegated lack of proofs from witnesses declarations. The scholar reasoning could it be the "unique thought" under some circumstances? I'd rather say that very precise reports have been given by lots of ex-members, and that these reports do fit together so well that one is really struck by the similarities of (so-she-said) untrue reports.

Later; "We come precisely to the witnesses representing official agencies. An observation should be done regarding those: the reports, as the works related on those by the commissions, criminalizing directly the cults. Indeed, a large number of such witnesses having been heard are coming from police agencies, general investigations"... no figure is given here, and I strongly doubt that the french commission heard so many policemen. I won't care to check it: though the cultists were able to get these confidential sources, I'll not lower myself to get the same; so, if they want to prove something here, they'll have to disclose their illegal sources.

She's also quoting some 'specific' persons and their witnessings, but without naming those persons: those "witnessings" become therefore uncheckable by readers... no notes herewith neither: we'll return then her arguments: "we don't know the witnesses", which is contradicted by what she says later: "on 58 witnesses heard, they were 14 ex-members of cults or their families, 6 persons representing associations defending families and individuals, therefore 20 persons whose declarations could be presumed anti-sectarian."

My quesion he is: Who then can be a valuable witness? As here, 20 witnesses on 58 - a third - is declared doubtful, is that meaning that the 38 others were policemen? Or, could it be apologists, on the contrary - whose presumed declarations should be as prejudiced as anti-cultists ones? Or Psychologists - whose discourse is also to be avoided, from what Eliane Voyé says in that text?

More generally : 1/ Liliane Voyé accuses governments of amalgams between different cults, then 2/ she's quoting two or three as dangerous ones (Aum, OTS, that's easy way!), but she does not quote any non-dangerous ones. She's therefore amalgamating various cults, dangerous or not - from what she supposes.

Moreover, she adds: "The cults problem happens to be therefore essentially a "socially built problem", as explained by M. Hubert (1988:20): cults become a problem because they are socially built as such, through a five steps process:

1) emergency of a launching event - such as OTS [murders]

2) the elaboration of revendication activities (specically led by ADFIs)... the mere fact of the creation of a parlementary commission on the cults question launches this process of reification: this commission proves, by its own existence, the cults dangerosity, or the danger of some of them..."."

Reading Mme Voyé leads you to believe that cults do exist only because of the ADFIs and other commissions? Could we award her a first price on reverse logic? "Cults are a problem because we expose them"...

I'd like to thank Mme Voyé for that declaration: "We have to be very neat here: a charismatic leader can be dangerous if he his aims is hegemony, if his religious purpose is only a front covering economical or political aims"... and she contradicts this immedaitely: "He can also be dangerous if he uses the power he's exerting on his adepts to make them act in some [bad] ways, but he can also be for them a moral reference motivating them to a way of life, some self-realization, some solidarity's forms, and to some activities that can be not only profitable for the members, but as well, to the society. We can add that to-day our societies are cruelly missing moral references...".

Okay. According Mme Voyé, as we are missing moral references, should we follow criminals preaching crimes under the guise of moral references or religion? What sort of scholar method does she propose to judge if a cult leader is or not a dangerous one? Waiting for him to have killed thousands, waiting for him to declare his true purposes? Waiting him to get converted to true catholicism? Or observe the facts rather than the front allegations to medias and apologists?

Professeur Francis Dessart, Rev. Moos, Lord Mc Nair, Ms. S.L. Shalima, Prince Kaine Cissé, Wanda Ostap

apart, on HRWF (human rights without frontiers) http://www.hrwf.net , M. Willy Fautré

(english part)

"CONSEIL POUR LES DROITS DE L'HOMME ET LA LIBERTE RELIGIEUSE",

1, rue J.D. Maillard, 1217 Meyrin - Genève (Suisse)

et 16, rue de la Plage, 5100 Namur (Belgique)

(Adresse de Francis Dessart: 6, rue Moncrabeau, B5000 Namur)

ainsi que:

"Association Internationale des éducateurs pour la paix dans le monde" (AIEPM),

(à noter: cette association dit avoir un statut consultatif à l'UNESCO, à l'UNICEF, et à l'ECOSOC (?).

Nous avons ici une des nombreuses "asbl" (associations belges) fondées par Dessart.

Personnage 'passionnant', ce monsieur a surtout fréquenté les milieux extrémistes de droite - parfois de gauche, et possède un palmarès qui laisse rèveur les vrais amis des droits de l'homme, dont il ne fait manifestement pas partie, en dépit du titre ronflant de son ou ses associations.

Nous retrouvons au sein de son association 'Conseil poru les droits de l'homme et la liberté religieuse" des gens comme Lord Mc Nair... figure connue de la Chambre des Lords, scientologue convaincu.

Le professeur Dessart se dit "représentant permanent auprès de l'UNESCO, de l'UNICEF, délégué ECOSOC."

Selon *******, Dessart a ainsi fondé ou fait partie de:

- Comité de soutien à l'organisation de libération de la Palestine (il s'y sentait plus proche de Georges Habache et de Yasser Arafat).

- Cercles d'objecteurs de conscience, associations de soutien à des mouvements de libération fricains et arabes

- Mouvement des chrétiens pour la paix

- association internationale du corps dilométaique, du corps consulaire et de leurs collaborateurs" (uneassoc. bidon distribuant de fausses reconnaissances).

- Cercle Ben Badis (militants palestiniens)

- Centre de documentation politique et universitaire (extrème-droite, Aix en Provence)

- "Association européenne Roger Coudroy" (qu'il a fondée à Namur) liée à des anciens d'Occident, Ordre Nouveau, Mouvement social Européen, ex-pro-OAS, la Nation Européenne,: tous d'extrème-droite.

- "Amitiés arabes"

- Comité Hongrie

- 'mouvement pour les Etas-Unis d'Europe'

- Centre européen de copération technologique", toujours extrème droite.

- Fondation Europe-islam

- amitiés avec Muhammad Khadafi... tout comme le gourou pédophile des "Enfants de Dieu"

(la liste pourrait continuer des pages et des pages; nous l'abrègerons par ses amitiés trop empressées avec Norman William, le gourou d'Ecoovie, et quelques liens épisodiques avec Moon, des relations avec Chadwick Gore, président de la CSCE - le comité américain gouvernemental pour les relations avec l'Europe).

Le voici désormais en cheville aussi avec le Dr Willy Fautré et son HRWF. On a les amis qu'on peut, dans ces milieux apologistes qui paraissent si désireux de se rapprocher de l'extrème-droite ou des théories pseudo-libérales américaines, qui font toujours la part belle aux plus riches et la nique aux plus pauvres de leurs citoyens - ou des citoyens des pays étrangers.

ENGLISH ON HRWF:

HRWF (http://www.hrwf.net) is a mere apologist system . Its Willy Fautre, the director, has testified under the CSCE (led by Chadwick Gore), in favour of cults, with his friend Massimo Introvigne, and Chadwick Gore, csce president took some measures , despising the french and belgian governments, as it had already been done before the OSCE in Vienna, weeks before.

We don't know exactly yet how Willy Fautré was able to lure european communities and get some fundings from them. We don't yet know if he's a scientologist (as implicated by the 8 branch cross that ornated its site in Belgium, till I wrote him saying that his cross was a scieno one: he has erased it since and redone his site). The rumor says he could be a TJ. He's supposed to be a doctor of something- from CSCE report against France and Belgium -, though I dunno what sort of doctorate he could have, if any.

His site pretends he's not linked to any "religion". That's true: he's mostly linked to faked ones.

HRWF is linked somewhat to "professor" DESSART, and activist - mostly an extremist struggling in extreme-rights __numerous__ associations, with boasting titles, associations he created all by himself in most cases.

Dessart was between Khadafi "friends" almost at the same period as the God's Children guru was.

Professor Dessart is a belgian Namur citizen, and is also linked to Lord Mc Nair, the well known scientologist, through the "Conseil pour les droits de l'homme et la liberté religieuse", small faked association used to channel funds, as far as one could guess for the moment (this is no fact, it's deductive from Dessart's past behaviour).

So, no surprise that such a liar as Fautré / HRWF tried to lure everybody here into his announcement of the Supreme court rulings in France pretending the ruling has maintained the appeal ruling where scientology could be (SUPPOSED) to have been declared a religious body, which was already a twisting of a complete reading of the ruling. The appeal court ruling was not really declaring the scientology a religion, as it added that it
could vendicate the title, with some restrictions (that is, as long as they were legal, to resume). As no scientology org will ever be able to prove it has been respectful of the laws, no chance that scientology can be a religion according this appeal ruling ; here the translated quote:

"Whereas it is vain, to question the point of knowing if the Eglise de Scientologie is a cult or a religion, the belief's freedom being absolute; that as long as a religion could be defined by the simultaneïty of those two items, one objective - the existence of a community, even a small one - and one subjective, a commune faith, the Scientology Church can claim the religious title and develop in total freedom, inside the frame of existing laws, its existing activities including missionaries' ones, or proselytism;"

This shows quite clearly that scientology groups which respect the laws can ask the title, but as none do, none can. (A similar thing will soon happen in US, as scientology did not respect the secret deal passed with IRS, and the deal was further, unlawful and unconstitutionnal, as analyzed here - 100K, french only.)

The complete reversed truth. Supreme Court declared very clearly the phrase as inoperative on a judicial plan, and superabundant (misplaced): here an original of HRWF lying post about
french supreme court decision

(This post is a mere lie from hrwf, Willy Fautré)

Forwarded: HRWF Presse Release
:===Begin Quote===
FRANCE

SUPREME COURT CONFIRMS THE CHURCH OF SCIENTOLOGY IS A RELIGION

HRWF (01.07.1999) - Website: http://www.hrwf.net - Email: info@hrwf.net -
The Supreme Court has upheld a July 1997 ruling by the Court of Appeal in Lyon, holding that the Church of Scientology is entitled to be regarded as a religion.
The Supreme Court upheld the Court of Appeal's finding that under the French Constitution and the European Convention on Human Rights, Scientologists are fully entitled to freely proselytize, to practice their religion and to engage in missionary work without government restriction.

===end of quote====

(posted on ars by Anton Hein, an anti-apologist)

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