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November 3, 2000
La Bible n'est pas une excuse pour battre les enfants
Adrienne Tanner
The Province
CRANBROOK, B.C. - Un ex-pasteur a été incriminé hier pour avoir battu les enfants de sa femme,
malgré sa déclaration expliquant qu'il avait le droit de les discipliner avec un bâton qu'il
nommait bâton biblique.
Après le verdict, Darryl Mc Dowell s'est écrié "Ils essaient de criminaliser la parole
de Dieu!"
McDowell, 34, qui était sous les verrous depuis le 25 juillet, a écopé de 30 jours supplémentaires
pour deux cas de voies de fait.
La décision d'hier mettait fin a un procès théatral qui traça en fin de compte la limite
où les droits religieux doivent s'incliner devant le code pénal. Mc Dowell avait assuré l'essentiel
de sa défense, ne manquant pas une occasion de citer les Ecritures et de tancer l'avocat de la Couronne
et les policiers.
Le témoignage avait démontré que la fillette de dix ans et son frère de quatre ans
recevaient des bastonnades quotidiennes, pour toute sorte de transgressions, comme mentir, crier, se chamailler,
toucher l'équipement électronique, et une fois, se baigner avec un cousin: tout cela leur valait
le bâton.
La juge du tribunal provincial a dit que les croyances religieuses n'excusait pas un "tel système disciplinaire" qui ne laissait passer aucune incartade et qu'on administrait aussi souvent.
"Si l'on peut imaginer que de grosses déviations des normes contemporaines de la communauté
peuvent être admises à la lumière de la croyance religieuse, il leur faudrait certes davantage
de démonstration que ce ne fut le cas ici."
La décision du Juge n'a pas trait à la garde des enfants. Il a indiqué que les organismes
sociaux qui les avaient pris avant le début du procès s'en occuperaient plus convenablement.
La femme de Mc Dowell, dont le nom n'est pas révélé, explique qu'elle est aux côtés de son mari. "C'est un bon père pour eux."
Elle dit que Mc Dowell a accepté de lui laisser désormais la responsabilité de la discipline.
Mais la jeune mère, 29 ans, explique qu'elle ne laissera pas pour autant tomber le bâton: "Ce
n'est pas illégal de fesser ses enfants".