NOTE DU TRADUCTEUR à propos du second article: cet article inspiré par le footballeur John Fashanu - lui-même "inspiré"
par la scientologie est intéressant, car il s'agirait des développements d'une soi-disant fraude
commise par l'ennemi n° 1 de la secte , Bob Minton, au profit de politicien nigérians.
Or, si les scientologues reviennent avec ces "nouvelles" sur ladite "fraude",
c'est vraisemblablement à la suite du procès en diffamation intenté en France et en Allemagne
contre la secte par Minton. Ce nouveau "développement" servirait ainsi aux scientologues à
se tirer de ce mauvais pas et à prouver leur bonne foi... afin d'éviter la condamnation qui leur
pend au nez.
La partie en bleu du second article ci-dessous, qui paraît exacte, démontre la réalité
de ce phénomène: Minton a gagné quelques millions de dollars de commissions sur un transfert
portant sur plusieurs milliards de dollars, son seul éventuel "péché" (quoique très
improbable) aurait été de ne pas les déclarer à ses clients nigérians, mais
même ceci est improbable.
Le 3e article
est d'autant plus significatif qu'il parle du journaliste ami de Fashanu, journaliste qui avait le premier "soulevé
ce lièvre"
La baudruche est dégonflée. Une fois
de plus, les scientologues du sommet de la secte ont démontré leur duplicité, leur perversion
des faits, leur malhonnèteté intrinsèque et leur criminalité forcée.
Le sénat peut inviter Babangida à parler du rachat de 4 milliards
de $ de la dette
De Saxone Akhaine (Kaduna) and Abiodun Adeniyi (Abuja)
The Guardian Online
Jeudi 27 juillet , 2000
Le sénat peur inviter le général Babangida à parler du rachat de 4 milliards de dollars
de la dette entrepris sous son régime.
L'avocat de M. Bob Minton - l'un des principaux acteurs étrangers de l'affaire - a fourni un document de
trois pages au sénat, au sujet de sa négociation controversée détaillant les mouvements
financiers afférents.
La controverse est née des révélations de l'ex-footballeur John Fashanu.
Mais le président du comité sénatorial aux comptes publics, M. Alhaji Idris Abubakar, déclarait
aux reporters samedi à Kaduna que la déclaration de Fashanu disant que l'ancien président
militaire était impliqué dans un rachat de 6 milliards avait subi des vérifications préliminaires
et qu'il s'agissait de rachats portant sur 4 milliards de $.
Le sénateur Abubakar indiqua que lorsque les déclarations de Fashanu contre Babangida ont pris de
l'ampleur, le comité avait ordonné à la CBN (Banque Centrale du Nigéria) de lui fournir
les documents des activités de l'ancien régime miliatire.
Il a ajouté: "Nous avons écrit, et la Banque Centrale a répondu. La Banque Centrale indique
qu'il y a eu rachat de la dette sous la présidence de Babangida, mais pas de la nature indiquée par
Fashanu".
"La CBN nous indique un rachat d'environ 4 milliards de $ sous le régime d'IBB."
"Nous avons ensuite demandé que les détails de l'affaire nous soient communiqués et nous
les avons obtenus; nous les étudions actuellement."
Abubakar a indiqué qu'il était possible qu'on demande des explications à Babangida plus tard,
mais qu'actuellement, les documents étaient en cours d'étude.
Il a dit : "Nous étudions les indications des documents et ne demanderons peut-être pas à
Babangida de venir se défendre pour l'instant; nous n'avons pas fini et ne pouvons demander actuellement
qu'il vienne. Cela se produira peut-être plus tard."
Abubakar a d'autre part indiqué qu'environ 710 millions de dollars plus 97 millions de £ des somems
détournées sous administration du suivant président, Obasanjo, étaient déjà
récupérées.
Mais le comité a indiqué que sur ces sommes, 183 millions de dollars avaient déjà été
dépensés.
Il a fait observer que selon la présidence du comité, une partie des sommes avaient été
dépensées par suite des engagements du régime de général Abdulsalami Abubakar,
et que certaines dépenses étaient le fait de l'administration actuelle.
" Il ajouta que les résultats de l'enquète quant à savoir si ces engagements étaient
sanctionnables seraient fournis au sénat la semaine prochaine.
Répondant aux allégations du Clerc qui s'oppose au sénat, Abubakar a dit: "Il n'y a pas
de juge au monde qui prenne ses décisions en se bassant sur le rapport d'une seule des parties".
"Le Clerc a dit ce qu'il voulait sur d'autres gens, désormais c'est au Comité d'enquèter
sur l'affaire d'escroquerie en invitant aussi les autres personnes. Nous avons finalement deux histoires, et c'est
au Comité d'examiner les faits disponibles pour savoir qui a raison et émettre son avis."
"Ce qu'a déclaré le Clerc n'est pas concluant: il disait que le contenu des documents prouve
assez les accusations portées."
Minton, l'américain souvent accusé dans les accusations de Fashanu, a dit que les notes de la CBN
sur la restructuration du rachat de la dette ont commencé en 1988.
Dans son exposé, Minton explique : "nous étions d'accord avec la CBN en commençant les
transactions qu'il y aurait un pourcentage de profit pour nous, d'environ 1 % de la dette négociée.
A la fin de l'opération, nous avions des promesses de la CBN portant sur le rachat de 1,16 milliard de dollars
et environ 3 milliards de dette de banques du Nigéria. Ces dettes concernaient des banques étrangères
comme la Barclays, la Standard, la Charter Bank etc."
Selon lui, il existe aussi une liste transactions, en plus des 325 dettes bancaires de 1,16 et 3 milliards de dollars,
pour 450 millions de dettes multilatérales entre le gouvernement des USA et le Nigéria.
Banque Accent aux USA, ECGE en Angleterre, Norvège et Hongrie.
L'homme d'affaire a expliqué que pendant l'exécution de ce sous-total, environ 4,5 milliards de la
dette du Nigéria était rachetée pour un prix moyen de 34 cents par dollar, le Nigéria
ayant donc payé environ 1,5 milliard pour le rachat des 4,1 milliards, dans 325 transactions au cours de
cette période de 5 ans.
Il dit "qu'il s'agissait d'une bonne affaire pour le Nigéria. Nous avons fait environ 45 millions de
dollars de profit sur ces 4,5 milliards, ce qui est absolument normal. Tout au long des transactions, la CBN a
reçu des rapports mensuels de notre part et nous discuitions chaque jour au téléphone avec
le gouverneur de la CBN, Ahmed, avec Ishmael Usman, Sanaki and Masanwa, qui s'occupaient des ces affaires".
Selon ces clarifications, ils discutaient surtout avec le gouverneur de la CBN,
chaque jour, afin de le tenir au courant de ce qui se passait, et résumaient chaque mois dans un rapport.
Il a déclaré que les paiements qui leur étaient faits par la CBN étaient partiels,
par lots de par exemple 20 ou 75 millions de $. Il a insisté sur le fait que le Nigéria n'avait jamais
manqué les paiements concernant l'affaire, "car cela profitait largement au pays".
"Dans les années 90, la CBN commençait à être à
court d'argent, et s'arrangea avec le NNPC (société des pétroles nigérians). La CBN
a vendu pour 500 millions de notes de promesses à NNPC. Elle désirait que la NNPC les détienne
et qu'elle obtienne ainsi un retour sur investissements pour ses avances à la CBN, et l'ont fait dans le
cadre de ce rachat; la NNPC a pu revendre ses notes à la CBN en 1992."
D'après l'histoire, la clé de cette dette se situait en mars 92, où le rachat est devenu officiel
dans le plan du gouvernement, et ils ont revendu à la CBN les 3 milliards de la dette North of Bank à
40 cents le dollar, soit 1,2 milliards. "Nous avons reçu et retransmis ce montant le jour même
à la CBN".
D'après ces dires, ils ont donné la dette et il y a eu un agent - la City Bank - qui a reçu
les 1,2 milliards dette avant que la CBN l'annule, alors qu'ils ont recueilli ensuite les 1,2 milliards; il a dit
que la dette qu'ils possédaient était propriété de la CBN mais qu'ils en étaient
les détenteurs: le holding fiduciaire de cette dette.
Il a dit que la rachat était très important mais n'était qu'une part de l'ensemble de l'opération
de rachat. Il y a eu cette somme de 1,2 milliards le même jour, où toutes les dettes de banque ont
été vérifiées par l'agent City Bank-Standard Charter, également agent, ainsi
que par CBN et City Bank. Minton pense qu'une série d'autres banques dans le monde vendirent aussi, que
c'était la fin du rachat, et que la CBN récupéra son argent.
L'homme d'affaires dit que plus tard en 1992, toutes les notes de promesses furent expédiées à
la Chase Manhattan Bank de New York, qui était agent. "Nous avons reçu des instructions de la
CBN d'annuler les notes (environ un millier) pour un total de 1,1 milliard de $. La Chase Manhattan envoya un message
à la CBN confirmant que les notes de promesse étaient annulées."
D'après lui, les 3,6 milliards de la CBN étaient donc réglés et la dette de 1,1 milliard
récupérée sur les comptes.
Il a signalé une autre dette de 450 millions provenant des transactions multiplatérales, en une dizaine
de fois. Il a révélé que les notes de cette dette avaient été transmises à
la CBN qui les avait renvoyées au Ministère des Finances, qui en était le propriétaire.
"Ces dettes furent alors annulées. Il y en avait de trois types. A la fin de cette journée,
la CBN rachetait pour environ 1,5 milliard ce qui correspondait à peu près à 4,5 milliards
de $ en fait."
Minton expliqua alors que Graham Holdings et la CBN étaient accompagnés de Sanaki, qui désirait
savoir comment les choses se passaient. Il a dit que le prix du marché était ouvert et qu'il travaillait
avec d'autres banques et institutions financières habituées à manier ce genre de transactions
sur les dettes.
Minton: "Le problème actuel, c'est John Fashanu. Il est arrivé avec ce rapport en parlant de
grosse escroquerie, de blanchiment d'argent, etc. Il parlait d'Abacha, mais nous avions terminé en Août
1993. Il n'existe aucune possibilité que d'autres sommes aient passé par ces comptes."
John Fashanu a été aidé par l'église de scientologie,
organisation qui me considère comme son plus grand ennemi au monde. Impossible que Fashanu ait enquèté
de son propre chef. Son enquèteur travaille à temps complet pour la scientologie. On lui a refilé
ces rapports pour me discréditer en tant que critique efficace aux USA, en Europe - en France et en Allemagne.
"C'est seulement la vendetta de la scientologie à mon encontre: ils se servent de Fashanu et du Nigéria
comme moyen de m'abattre; l'action fauduleuse, le blanchiment d'argent d'IBB, tout ça est faux. L'enquèteur
de Fashanu, "Robert Clark", se fait appeler ailleurs autrement, par exemple David Lee, et David Laubach.
"J'ai dépensé plus de 4 millions de dollars à lutter contre la scientologie au cours
des cinq années passées; à aider des gens à qui elle avait fait du tort. Une jeune
femme avait été tuée par eux, et j'ai aidé sa famille à entamer des poursuites
contre la scientologie, pour un montant de dommages pouvant dépasser 100 millions de dollars."
"Je fais savoir que la scientologie est une organisation de type totalitaire, se cachant sous un masque religeux,
mais qui n'est pas une religion: c'est un mouvement politique caché sous ce masque. Ils refusent toute critique.
Il disent que tous ceux qui les critiquent sont des criminels.
"Ils emploient des gens pour porter plainte contre moi. J'ai déjà été traduit
à deux reprises en justice. Ils se seront servis de divers mécanismes pour me faire arrèter
et m'empècher de continuer à les critiques de leur mouvement. C'est le fond de l'histoire."
Nigeria
Conspiration destinée à couvrir la fraude portant sur 6 milliards
de dollars
The News
(Lagos)
July 24, 2000
Ademola Adegbamigbe
Lagos - Intrigues et sujets s'écartant de la finance apparaissent quant
au maniement du gouvernement lors du rachat de la dette de 6 milliards de dollars (environ 45 milliards de F) impliquant
le général Babangida, alors que John Fashanu révèle d'autres faits.
D'autres faits paraissent en arrière-plan dans le scandale du rachat du rachat de la dette implquant le
Général Ibrahim Babangida, ex-dictateur militaire du pays, John Fashanu, star du footbal nigérian
habitant Londres, et le président Olusegun Obasanjo. Cette pièce triangulaire laisse voir d'autres
courants sous-jacents. La pièce principale depuis le scandale demeure le président Obasanjo, qui
prétend mener une croisade anti-corruption mais refuse d'enquèter sur Babangida. Et l'ex-leader en
chef se frappe la poitrine, comme un singe dans sa forêt équatoriale - défiant le président
de s'en prendre à lui. On a aussi eu droit à des appels du pied en direction de Fashanu, le remueur
de boue, qui n'est pas apparu lors du débat public à l'université Howard, USA, où on
l'avait convié à défendre son cas.
Ce qui pourrait ne pas être clair pour le public, c'est qu'entre les bravades
de Babangida et l'apparent double-language d'Obasanjo, il existe un secret que Fashanu, star du ballon rond, mais
apparamment simple pion de ce jeu d'échec, pourrait ignorer.
L'essentiel réside dans le fait que l'enquète de Fashanu à
propos des 6 milliards de $ a été publiée par Africa Confidential et le Sunday Times de Londres.
C'est le fruit d'un effort de trois ans, commencé en 1997. "Nombre d'informations y sont apparues,
et ça n'a cessé de grossir au point de devenir une affaire de 6 milliards de $ impliquant 200 comptes
bancaires différents", disait Fashanu depuis son bureau londonien de St James Wood à "TheNews"
en avril.
Les petites mains en arrière de l'opération étaient deux américains,
Jeffrey Schmidt, qui, du fait de sa proximité avec Babangida, s'était converti à l'Islam,
et Robert Minton, expert financier international s'étant approché de plusieurs pays avec l'oeil d'un
brigand de profession. Comme l'a révélé l'enquète, "quelques 4,4 milliards devaient
faire partie du rachat de la dette et de la stabilisation de la monnaie, mais l'affaire porte sur 2,5 milliards
tandis qu'on n'a pas d'autre rachat ou d'autre opération de stabilisation durant la période 1988-1993."
Alhaji Abdulkadri Ahmed, ex-gouverneur décédé de la Banque
Centrale Nigériane , la CBN, a supervisé l'arrangement. Cette institution et la NNPP (société
nationale des pétroles nigérians) ont mis les fonds à disposition des deux hommes via la Banque
de Réserve fédérale de New York, la Morgan Guaranty de NY également, et la Bank of
International Settlement, en Suisse. Greenland Holdings, inscrite au Panama, a aidé à faire transiter
les fonds vers diverses banques suisses et autrichiennes.
Pour racheter la dette nigériane, Schmidt et Minton se sont soi-disant servis
de Growth Management Limited, GML,à Londres, après que deux autres affaires, Shamrock Financial et
Triolet, aient servi de cercles concentriques autour de la transaction. Fashanu disait "posséder les
numéros de comptes, les noms de ceux impliqués, et les dates et moments où ces fraudes avaient
été perpétrées."
Lorsque le rapport fut publié, ça secoua tellement les nigérians
qu'il y eut des appels au président pour qu'il enquète sur IBB (Babangida). Lors d'un repas à
Aso Rock, TheNews demanda "pourquoi Obasanjo se concentrait sur l'enquète en direction de Sani Abacha
[l'ex-dictateur ayant pris la suite de Babangida]
et sa famille alors qu'on laissait d'autres gens tranquilles." Le président Obasanjo répondit
en africo-anglais "Si jamais vous trouvez des sous d'Obasanjo quelque part, dites-le moi, et on fera geler
tous ses comptes." Bien que Fashanu ait trouvé bien des choses pour compléter les découvertes
du Dr Pius Okigbo sur ce qui devint la chute de la Guerre du Golfe, on se demande pourquoi le Président
n'a pas agi.
D'un autre côté, on constate que Fashanu n'a jamais mentionné
Babangida. [note du traducteur: on ne se demande rien quand on sait que
Fashanu ne vise qu'un seule cible : Minton, l'anti-scientologie!]
L'ex-président a essayé de renforcer les attentes diplomatiques de
Fashanu lors de l'interview à Punch, interview publié le 8 juin, qu'il n'accusait pas Babangida parce
que "si vous saviez comment fonctionne un gouvernement, vous sauriez que tout n'est pas tout droit; ce que
je veux dire, c'est que le gouvernement en place alors a participé à une corruption massive de l'économie
du pays à cette époque."
Désireux de renforcer son innocence, Babangida ajoutait lors d'un entretien
à Newswatch que si Fashanu était sûr de ses faits, il se serait présenté le 11
juin à Washington à un forum organisé par le mouvement démocratique nigérian
basé aux USA, le NDM. Fashanu était invité, et Babangida enchanté de l'idée,
racontait qu'il avait "envoyé des invitations aux gens". Cette phrase tendait à laisser
penser que le forum était avant tout l'oeuvre de Babangida. Mais le Dr Mobolaji Aluko, président
de NDM, a nié, disant que son organisation ne prenait pas parti dans l'affaire, mais que "l'action
avait pour but transparence et bons comptes." Les avocats de Fashanu disent pourtant que Minton est arrivé
au forum avec des piles d'ouvrages et de dossiers destinés "à entraver les enquètes extensives
du gouvernement dans ses activités financières". Les avocats ont argué qu'ils ne prenaient
pas parti à l'institutionnalisation de crimes que fournissait un tel forum, mais que le tribunal était
le seul endroit pour répondre à ce genre de questions". Fashanu a fait écho en expliquant
que son refus de se présenter consistait avant tout à conserver les faits pour la juridiction des
tribunaux criminels et non pour l'arène politique.
Entre Babangida et Fashanu, Obasanjo n'est pas trop certain de ce qu'il doit faire
de tout ça. Tentant peut-être de faire chanter Fashanu, le gouvernement l'accuse d'avoir demandé
500 millions de N pour couvrir ses frais d'enquète, bien que ce même gouvernement paie ceux qui aident
le Nigeria à rapatrier les fonds volés par Abacha et conservés dans des coffres étrangers.
Selon Fashanu, la seule action transparente depuis qu'il a soumis son rapport,
c'est d'avoir retenu les services de Me Philippe Neyroud, avocat suisse spécialisé dans les fraudes
financières et les activités criminelles de blanchiment d'argent. "Neyroud a immédiatement
reconnu les activités criminelles entreprises par Minton et par les institutions financières impliquées
et il a recommandé au gouvernement nigérian de l'autoriser à porter plainte devant les tribunaux
suisses."
La plainte a été signée par la Haut Commissaire Nigérian
du Royaume-Uni, le Prince Bola Ajibola, et déposée par M. Bernard Bertosa au Palais de Justice de
Genève. Mais Fashanu ne trouve pas amusant la défense du vice-gouverneur de la CBN, M. Rasheed, quant
à la position de la banque. Rasheed travaillait à la CBN lors du rachat de la dette. Fashanu dit
: "Minton et ses co-conspirateurs ont conservé des documents cruciaux sans les donner aux officiels
de la CBN pendant près de douze ans (ou bien les officiels de la CBN les ont-ils eux-mêmes cachés?)
. Ils ont utilisé les fonds nigérians pour manipuler le prix de la dette nigériane et fait
des millions de dollars cachés aux officiels du gouvernement nigérian censés piloter le programme..
Il dit qu'aucun officiel de la CBN ou autre officiel du gouvernement n'a dit avoir
vérifié les dossiers des tractations ou les transferts bancaires entre entités et banques
suisses indiquées dans le rapport.
D'après Babangida, Minton a dit que les accusations de Fashanu viennent
du fait qu'il sert à l'église de scientologie, que Minton critique en raison de ses violations des
droits de l'homme. En mettant Fashanu sur la défensive, la stratégie consiste à empècher
les tentatives pour enquèter publiquement sur Babangida. La cause en serait la manière dont Obasanjo
est devenu président. Babangida a dit en confidence à des politiciens qu'il avait donné 1,4
millions de N à Obasanjo et qu'il était embarrassé que le président ait laissé
Fashanu le ternir par ses enquètes. On dit aussi que Minton s'est assuré les services d'un journaliste
et d'un sénateur nigérian afin d'entraver d'autres recherches publiques.
Dans une nouvelle pulbication disponible sur TheNews cette semaine, Fashanu révélait
qu'une lettre du 15 janvier 1992 signée Minton, de Shamrock Financial Corporation, confirmait l'acquisition
d'une dette de banque d'1,2 milliards de dollars. Le sportif disait que le rachat allait de décembre 88
à mars 91, selon les détails des comptes Greeland. Et qu'une liste des propriétaires des dettes
indiquait un rachat entre 25 et 45 % de la valeur nominale.
Fashanu disait que la plupart des dettes avaient été rachetées
à très bas prix et que le soi-disant "prix payé à Greenland" donné
par Minton à la CBN était faux, "parce que les dossiers des banquiers intermédiaires
ou 'Négociants de Dettes' augmentaient le prix par des commissions et honoraires non déclarés."
Minton aurait ensuite déposé ces fonds dans divers comptes numérotés à son nom
ou celui de sa femme, mais toujours avec l'aide d'autres gens.
Un Josef Bicaco, turc résident à Genève aurait introduit Minton
auprès de la Discount Bank et la Trust Company de la ville, le compte fonctionnerait via Minton et sa femme.
Le gèrent, Albert Cezama, et Nessim Habib, le second gérant aussi la Fondation Karosa Minton. Fashanu
révélait à la banque de Genève que Minton utilisait l'identité de M. B. Katy
pour se faire connaître. Le 19 novembre 68, une transaction de 4 millions $ était effectuée
à la Discount bank par Minton et Karosa via le compte 108:10179140900.
Après que Fashanu ait communiqué ceci au Prince Ajibola, celui-ci
écriviat le 29 mars 2000 de Londres, informant la Discount bank et la trust Company de Genève qu'une
investigation judiciauire était en cours contre Minton, dont il fallait bloquer immédiatement els
comptes. Confirmation était donnée par les avocats de Fashanu qui signalait le fait au Bureau de
la Communication. La banque a confirmé avoir reçu le lettre le 4 avril 2000 mais n'a pas donné
d'explications sur les étapes suivantes.
Comme mordu par un serpent, Minton tissait une ligne avec la branche européenne
de la banque. Il était accompagné de Stacy Brooks, américaine habitant 107, 17e rue à
Belleair Beach, Floride. Fashanu révélait à la branche anglaise de la banque que le 25 mai
2000, Minton rencontra Patricia Cousins et Habib qui gèrent le compte à Genève. Cinq jours
plus tard, Minton filait à Genève où il eut un entretien avec les directeurs.
Fashanu dit qu'il demanda le transfert immédiat de ses fonds en Allemagne
et en Angleterre. Que le 30 mai, il aurait demandé à ce que certains documents soient détruits.
Mission accomplie, Minton repartait de Genève pour Francfort et Leipzig
pour rencontrer les banques allemandes. Fashanu disait que Minton avait ouvert des comptes en Suisse eu nom de
"Predilect" Growth Management Limited, GML International Limited and Greenland Holdings à la Banque
Centrapriv de Zürich, Stauffacherstrasse, et à la banque Cartrade de la même ville. "Il
est très probable qu'en liaison avec ce compte, Greeland Holdings détient une adresse à Stauffacherstrasse
5, 8089, Zurich, révéla le footballeur.
Rendue nerveuse cependant par les rapports de blanchiment d'argent des fonds nigérians,
la banque Cantrade fermait les comptes de Growth Management Limited/GML International et de Greenland Holdings.
Le rapport révélait aussi que l'essentiel des fonds entrant dans la Discount bank et dans la Trust
venait de l'Osterrachische Landerbank (désormais Banque d'Autriche), également soupçonnée
de détenir des fonds de M. Minton obtenus grâce à son entreprise criminelle."
Pour sauver sa peau, ses recels et ses puissants complices, Fashanu ajouta que
Minton avait ausi été en contact avec diverses institutions financières: la Banque des Dépôts,
sous-directeur M. Gordon Ahmed Sabiha, Heritage Finance et Trust SA Chistian M. Wagner, toutes deux de Genève;
Sifida, Societe Internationale Financière du Luxembourg, administrateur M. Philippe Sechaud, Swiss Bank
Corp, ayant aussi des bureaux à New York, M. Anton Spicijaric, et Parventa Finanz AG, M. Ble Zug.
Fashanu fouilla aussi dans le rapport du comité mené par le sénateur
Idris Abubakar, signé le 29 février, qui décrivait les deals menés par Greeland Holdings
comme très transparents. D'après la star du foot, le Comité n'a jamais regardé le rapport
soumis au gouvernement nigérian, car ça n'a pas été fait avant le 29 mai 2000. Fashanu
et ses hommes se demandent comment Abubakar et ses gens ont pu en arriver à cette conclusion de transparence,
puisque ils n'ont pas décrit sur quels documents portait l'examen, du fait que ces documents "ne leur
avaient pas été communiqués" par les officiels qui doivent couvrir leurs traces dans
cette boue.
Il conseillait vivement au gouvernement nigérian - si celui-ci tenait à
parvenir à la démocratie, à établir sa plate-forme anti-corruption et à guérir
le pays de ce cancer, d'agir de manière décisive contre les individus et les entités qui saignent
le Nigéria à blanc. Fashanu voulait que le rapport soit rendu public auprès de l'assemblée
nationale.
Il se peut pourtant que Babangida soit prèt à la bataille. Sa pléïade
de réseaux peut s'avérer si vaste dans l'espace et dans le temps qu'elle ferait tourner en bourrique
les scientifiques politiques les plus coriaces.
Son plan pour frustrer le Nigéria de possibles enquètes futures a
démarré alors qu'il était au pouvoir en 1990. Il voulait coopter Obasanjo pour que ce dernier
réduise la dette extérieure nigériane de 20 milliards de dollars. Après avoir d'abord
refusé, Obasanjo accepta d'aider en demandant 250 millions et en établissant IME Trans S.A, une société
offshore pour l'occasion. A peine avait-il fait suivre sa proposition que Babangida fila, mais en conservant la
correspondance invoquant les liens pour publication à date future, c'est à dire en septembre de l'an
passé. C'est un développement qui a fait dire à TheNews par Onyema Ugochukwu, assistant supérieur
à l'orientation nationale et aux affaires publiques, que l'implication d'Obasanjo "n'allait pas au-delà
de la correspondance entre ces deux hommes". "Rien ne vint du Général Babangida après
la dernière lettre que lui expédia le Président".
En raison des liens créés par son aide à la campagne présidentielle,
Babangida pensait peut-être avoir mis Obasanjo dans sa poche, jusqu'à ce que débarque le dossier
Fashanu. Tel un homme se battant pour son existence, Babangida cessait de mentionner des chiffres lors de son interview
avec Newswatch, révélait sa contribution de 1,4 milliard à la campagne présidentielle
d'Obasanjo, dernière poignée à saisir alors qu'il risque d'être rattrappé par
son passé peu glorieux.
On en saura bientôt davantage à propos de cette triade. Fashanu promet
de combattre. "Je ne peux rester les bras croisés, pas plus que les nigérians ne le devraient,
alors qu'Obasanjo proclame que le Nigéria travaille contre la corruption, mais alors que le sénat
nigérian et les officiels de la CBN jouent un jeu politique dans les médias, à tenter de cacher
leur maniement et activités criminelles, " disait-il.
Ils veulent me ruiner - Fashanu: c'est
ce qu'écrivait John Fashanu, footballeur parti en croisade, à propos du complot pour le ruiner et
des efforts désespérés de groupes pour renverser sa campagne anti-corruption quant au rachat
de 6 milliards de dollars et de l'escroquerie sous le règne de Babangida.
Après avoir lu l'article dans le Sunday Vanguard "Nigeria: la CBN liée
à Greeland Holdings", je crois de mon devoir de répondre et de clarifier certains sujets concernant
certains documents et le premier rapport soumis au gouvernement nigérian par des enquèteurs financiers
travaillant sur le scandale du rachat de la dette nigériane.
Disons tout de suite que le rapport de rachat de la dette n'est pas affaire politique,
mais financière, et que ça m'a coûté très cher.
Les gens impliqués dans cette corruption ont personnellement, financièrement
et socialement essayé de ruiner ma réputation via les médias et via leurs relations politiques.
Des banquiers internationaux ont volé des millions au Nigéria et devraient être tenus responsables.
On n'arrivera à rien si les nigérians se battent entre eux, mais des gens comme M. Minton et ses
complices ont acquis des amis qui tentent d'uiliser le rachat de la dette pour créer une bagarre politique
et du mécontentement dans les milieux politiques et financiers nigérians.
Ce qui suit est la seule chose transparente au sujet du rapport.
[ici, le journal répète en grande partie
sans grand changement les déclarations déjà traduites au-dessus; je ne retraduis pas ce qui
n'a pas changé, mais j'ai laissé le texte original anglais]
Volume one of the four completed reports was officially submitted
to the Nigerian government May 29th, 2000 after a preliminary report was submitted to the Nigerian officials March
28th, 2000. After reviewing the report the Nigerian government swiftly retained the services of a prominent Swiss
attorney in Geneva by the name of Philippe Neyroud who specializes in financial fraud and criminal activities involving
money laundering. Mr. Neyroud immediately recognized criminal activities undertaken by Mr. Minton and the financial
institutions involved and recommended to the Nigerian government that they authorize him to draft and submit a
criminal complaint to the Swiss criminal courts, which was filed June 26th, 2000 with Mr. Bernard Bertosa at the
Palace of Justice Geneva and signed by the Nigerian UK High Commissioner Prince Bola Ajibola. (I enclose a court
stamped copy of the criminal complaint in French along with an English translation) Within volume one of the report
is the identification of hidden Swiss accounts and all the banks and financial institutions used to facilitate
the Debt Buyback scheme. The report meticulously identifies all concerned parties and their roles within the Debt
Buyback Scheme, which mainly consist of non Nigerian nationals and focuses on the individuals and banks responsible
for the mishandling of the Nigerian funds and the money laundering activities of those involved.
I find it very interesting that Mr. Rasheed has come out so verbally defending the CBN's position and that the
Senate's report's findings have superficially laid to rest any allegations of corruption when they have not even
seen the report submitted to the government. Mr. Rasheed was working in the CBN during the time of the Debt Buyback
Scheme and is now in a very powerful position as Deputy Governor, Mr. Rasheed is obviously protecting his job and
position. Mr. Minton and his coconspirators have kept the crucial documents away from the CBN officials for nearly
12 years (or have the CBN officials kept them hidden themselves?) while they used Nigerian funds to manipulate
the price of Nigerian debt while making millions of dollars undisclosed to the Nigerian officials who were supposed
to be overseeing this program. No officials at the CBN or any other Nigerian government officials have acknowledged
reviewing the Deal Files or bank transfers between the trading entities and the Swiss bank accounts uncovered in
the report. Volume 3 of the Debt Buyback Scheme report documents the offshore companies and private bank accounts
secretly used by Nigerian Bank officials which could be the reason they are defending the scheme and trying to
stop any further investigation.
The Senator Idris Abubakar-led committee report which was signed
on February 29, described the debt buy back deals undertaken by Greenland Holdings as very transparent, but it
is clear the Senate committee never reviewed the report that was submitted to the Nigerian government because that
was not done until May 29th, 2000. The committee states the scheme was very transparent but they do not disclose
what documents they make that claim on, because incriminating documents have been withheld from them. It took over
a year for the forensic accountants and financial investigators to piece together the maze of transactions which
uncovered the looted funds and now that information is being closely guarded or withheld from the proper officials
by the very individuals that want to cover-up their own crimes, mainly the CBN officials in charge of the Debt
Buyback Scheme from 1988 to 1993.
While I can appreciate the position of the current Nigerian government
to try and keep this matter quite, I can not stand by and neither should the people of Nigerian while President
Obasanjo proclaims Nigeria is working on an anti-corruption platform while the Nigerian Senate and CBN officials
play political games in the media trying to cover up their mishandling and criminal activities.
If the Nigerian government really wants to emerge into democracy
on an anti-corruption platform and rid Nigeria of the corrupt practices and officials it must take a stand against
the individuals and financial institutions that have eagerly taken advantage of and plunged the country into it's
current state.
Le meilleur moyen serait peut-être de que le gouvernement nigérian
passe le rapport soumis aux autorités, afin que tous les sénateurs et média intéressés
puissent en vérifier le contenu. Les rapports supplémentaires 2, 3 et 4 qui seront transmis aux autorités
nationales et internationales sont constituées de: volume 2, surveillance vidéo, enregistrements
audio et transcriptions d'entretiens incluant des nigérians et des non-nigérians.
Volume 3: documentation complète des dossiers financiers des parties, nigérianes
ou non. Ces documents démontrent les activités criminelles de certains individus ayant corrompu les
structures financières nigérianes grâce à des sommes, des comptes offshore et des récompenses
sur contrats.
Volume 4: analyse politique et financière au sujet des créditeurs
étrangers impliqués et escroqués lors du schéma de rachat de la dette et les détails
soulignant l'implication de l'IMF (fonds monétaire international) et la Banque Mondiale dans l'affaire.
Mon souci consiste surtout à démontrer les actes criminels au sein de la juridiction des tribunaux
criminels et non dans l'arène politique où des motifs personnels peuvent couvrir ces activités
de fraude financière au détriment de la réputation internationale nigériane.
Plainte déposée à Genève
Un avocat suisse a déposé plainte contre Robert Minton en Suisse
de la part du Nigéria.
Nous sommes au regret de déposer plainte au pénal contre Robert Minton
ainsi que contre ses co-conspirateurs, pour escroquerie (art 146 du code pénal), faux en écritures
comptables (art 251 du code pénal) et blanchiment d'argent (art 305 ff du code pénal).
L'enquète en cours au Nigéria a permis d'établir que plusieurs
milliards de dollars ont été détournés par Robert Minton au détriment de la
République Fédérale du Nigéria entre 1987 et 1993, et qu'on trouve en particulier sur
des comptes de DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY à Genève, dont Robert Minton est le bénéficiaire
et le détenteur.
Après nos interventions avec cette banque, au cours de laquelle nous leur
avons demandé de bloquer les fonds internes que Minton possède encore là-bas, et demandé
qu'ils les communiquent au Bureau de Communication à propos du blanchiment d'argent sale, Robert Minton
a rencontré les directeurs de la Banque le 30 mai 2000.
D'après nos informations, il a demandé le transfert immédiat
de ses fonds et la destruction de documents. Nous nous constituons donc partie civile et avons choisi M. Philippe
Neyroud, avocat, 8et 10 rue de Hesse à Genève. En résumé, les faits sont les suivants:
Robert S. Minton, citoyen américain, réside 137 Fremont Road, Sandown, New Hampshire 03873, USA.
Il a un passeport américain et un autre irlandais et voyage souvent en Suisse, Angleterre et Turquie. Sa
femme est Thérèse S. Minton, résidant 39 West cedar Street à Boston Massachussets,
02114, USA.
Vers le milieu des années 80, l'IMF et la Banque Mondiale ont demandé
que la continuation de leurs efforts en faveur du Nigéria (restructuration des crédits, nouveaux
prèts etc) soit assortie d'une diminimution de la dette extérieure du Nigéria. A l'époque,
les contrats entre le pays et ses créditeurs internationaux et détenteurs de dettes faisaient appel
à des schémas précis et clauses de rachat de la dette, demandant que l'égalité
de traitement soit respectée entre créditeurs du même rang. Robert Minton concevait alors un
plan frauduleux de 87 à 93, divertissant des sommes énormes provenant de la Banque Centrale du Nigéria
et de la NNPC (pétroles du Nigéria).
Selon ce plan, Robert Minton et ses complices établissaient
et utilisaient plusieurs sociétés à "buts précis" pour le rachat de la dette
nigériane (dette bancaire, dette gouvernementale, promesses). Ayant à leur disposition une liste
confidentielle identifiant les principaux propriétaires de la dette, Robert Minton et ses sociétés
contactaient directement celles-ci en vue de les convaincre que le gouvernement nigérian ne les rembourserait
jamais et obtenait alors qu'ils lui transfèrent la dette à bas prix. Ces achats étaient effectués
avec des fonds provenant directement de la CBN et de la NNPC. Les sociétés de Minton augmentaient
alors ces dettes pour la CBN et la NNPC, obtenant donc plusieurs millions de dollars d'honoraires et commissions.
La CBN achetait les dettes pour plusieurs millions de dollars de plus, étant escroquée du fait qu'on
ne lui donnait pas les coûts exacts payés aux sociétés de M. Minton. Dans ce contexte
les affaires GML INTERNATIONAL Ltd (anciennement GROWTH MANAGEMENT Ltd) de Londres ont joué le rôle
principal de "conseillers financiers". Minton a quitté l'affaire depuis 199. D'autres sociétés
ont été établies et utilisées par Minton, dont A. GREENLAND HOLDINGS Inc., Panama.
[Suit une liste de sociétés, non traduite]
B. SHAMROCK FINANCIAL CORPORATION, established in Sandown / Salem, New Hampshire,
USA, January 30, 1991 (Att. 3) C. GREENCLAD Ltd established in London June 30, 1986 (Att. 4) of which the corporate
name was changed on June 30, 1986 to GROMAN FORFAITING Ltd. The corporation was dissolved in December 1989 (Att.
5).
D. TRIOLET INTERNATIONAL Inc, established in Boston, Massachusetts, September 13,
1988 and which merged on December 31, 1990 with TRIOLET INTERNATIONAL Ltd (Att. 6-7).
E. TRIOLET INTERNATIONAL Ltd. established in Manchester, New Hampshire on December
21, 1980 and dissolved in May 1998 (Att. 8).
F. ARGYLE KENT Ltd London.
Les deux sociétés TRIOLET INTERNATIONAL and SHAMROCK FINANCIAL ont acquis des dettes possédées
par le Nigéria pour 5 milliards de dollars entre 88 et 93. Plusieurs centaines de millions de $ de dettes
ont été achetées à la BCCI. Il est probable que le transfert entre les sociétés
a permis d'augmenter les coûts d'acquisition initiaux. Dans une lettre signée de Robert Minton le
15 janvier 1992, Shamrock confirmait à la CBN le rachat d'une dette pour 1,2 milliard (au bénéfice
de la CBN). Le détail des opérations de Greenland indique aussi le rachat de dettes de mars 88 à
décembre 91 pour plus d'un milliard de dollars. Ce compte montre une liste de propriétaires à
qui elles ont été rachetées, la valeur nominale de rachat et le coût pour Greenland
représentant 25 à 45 % des valeurs nominales.
Nous savons que la majorité de la dette a été obtenue à
très bas prix et que le prix pour Greenland indiqué à la CBN était faussé. Les
dossiers entre banques intermédiaires et autres ont augmenté le prix, avec des commission et honoraires
non déclarés. Ropbert Minton a déposé les fonds à genève dans divers
comptes à numéros ouverts pour des sociétés ainsi que des compets personnels.
Robert Minton et son épouse ont ouvert plusiuers comptes pour Greeland,
à la Discount Bank et Trust Company de Genève.
[reprend ici une énumération déjà
donnée plus haut, que je ne traduis pas]
MINTON was introduced to this bank by M. Jozef BICACO, a Turkish
national, residing at rue Louis-Curval 10, 1206, Geneva. M. Albert CEZANA, sub-director, residing at 10 chemin
Rieu, Geneva and M Nessim HABIB, associate director, residing at 96, chemin du Levant in Lausanne were in charge
of managing the accounts.
One of the important accounts that Minton was the economic beneficiary
of was opened in the name of the KAROSA Foundation. This foundation is being administered by M Nessim HABIB. At
this Geneva bank, MINTON used to identify himself under the name of "Mr. B. Katy". It is by the way noted
that this organization issued credit cards under the (false) name Katy used by Mr. Minton.
Several hundreds of millions of dollars were diverted to the detriment
of Nigeria between 1987 and 1993 and went through the accounts at DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY in Geneva. We
know that on 19 November 1998, a transaction in the amount of $4 million was conducted at this bank by MINTON and
the KAROSA Foundation; account number: 108:10179140900. MINTON and his wife are actually in contact with DISCOUNT
BANK AND TRUST COMPANY Geneva where they own important funds.
Connected with the Geneva bank, Robert MINTON and his wife are
also the holders and economic beneficiaries of accounts with the DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY in London. Those
accounts are being managed by M Patricia COUSINS (Account Manager).
With letter of March 29, 2000, Prince Bola AJIBOLA, High Commissioner
of NIGERIA in London informed DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY Geneva that a judicial investigation had been opened
against MINTON and demanded that the bank block his funds internally. (Att. 11). On April 3, 2000 our counsel in
Geneva confirmed to the bank that they had to proceed and had the obligation to state the facts to the Bureau of
Communication concerning money laundering in accordance with the law relating to the fight against money laundering
n the financial sector. (Att. 12). The bank confirmed receipt of the letter on April 4, 2000 without however stating
the measures they wanted to take. (Att. 13) In this context, Robert MINTON traveled to Europe to meet the directors
of the DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY.
MINTON was accompanied in his travels by Stacy BROOKS, an American
national, born April 8, 1952 and residing at 107 17th St. Belleair Beach, Florida 33786.
In London, MINTON had a meeting on May 25, 2000 at the offices
of DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY, Grosvenor Square 34 with Patricia COUSINS and M Nessim HABIB who is managing
the accounts for the Geneva bank. On 30 May 2000, ROBERT MINTON went to the offices of DISCOUNT BANK AND TRUST
in Geneva where he had a meeting with the directors.
According to our information, Robert MINTON demanded at that meeting
the immediate transfer of his funds specifically to Germany and Great Britain as well as the destruction of documents.
Following that meeting, our law firm addressed a new circumstantial
correspondence ­ by Fax and hand couriered ­ mentioning the presence of Robert MINTON in their
house and reminding them of their vigilant obligation. (Att. 14). MINTON and his escort departed Geneva on May
31, 2000 for Frankfurt, Hamburg and Leipzig for meetings with German banks.
MINTON and Stacy BROOKS reserved places to return to Boston, United
States for June 5, 2000.
Other accounts were opened by MINTON in Switzerland, specifically
in the name of "PREDILECT", GROWTH MANAGEMENT Ltd / GML INTERNATIONAL Ltd and GREENLAND HOLDINGS, at
CENTRAPRIV ZURICH AG, Stauffacherstrasse 44, 8039 Zurich and BANK CANTRADE Zurich.
Mr. Kurt BYLANG of CENTRAPRIV ZURICH AG was in charge of administering
the accounts at CANTRADE BANK.
Very likely in connection with CENTRAPRIV ZURICH AG, GREENLAND
HOLDINGS has an address at Stauffacherstrasse 5, 8089 Zurich.
After having suspected that the funds received from NIGERIA constituted
an activity of money laundering, BANK CANTRADE closed its accounts for GROWTH MANAGEMENT Ltd / GML INTERNATIONAL
LTD and GREENLAND HOLDINGS.
The main conduit and flow of funds into DISCOUNT BANK AND TRUST
came from STERREICHISCHE LANDERBANK now known as BANK AUSTRIA which is also suspected of harboring assets for Mr.
MINTON accumulated through his criminal enterprise.
Robert MINTON, GML INTERNATIONAL Ltd, GREENLAND HOLDINGS, TRIOLET
NTERNATIONAL and SHAMROCK FINANCIAL CORPORATION, have also been in contact with the following banks and financial
institutions: BANQUE DE DEPOTS, 94 rue du Rhone, Geneva (GORDON-AHMED Sabiha, sub director), HERITAGE FINANCE &
TRUST SA, 12 cours des Bastions, 1205 Geneva (M. Christian M WAGNER).
SIFIDA Societe Internationale Financiere pour les Investissements
et le Developpement en Afrique, Luxembourg, Affiliate of Chene-Bourg, rue Francois- Perreard 22 (M. Philippe SECHAUD,
Administrative delegate).
SWISS BANK CORP, especially for operations with the agency in
New York 10008, 222 Broadway (M. Anton SPICIJARIC).
PARVENTA FINANZ AG, Bale Zug The relative facts constitute violations
of statutes at the beginning of the complaint, fraud, forgery of financial documents and money laundering.
Nous demandons respectueusement la saisie des biens déposés à
la DISCOUNT BANK AND TRUST COMPANY de Genève, dont les bénéficiaires sont Minton et son épouse,
ainsi que la saisie de toute correspondance (y compris les notes internes relatives aux diverses communications)
pour les divers comptes dont ils sont bénéficiaires, propriétaires, et ce, depuis le début
de l'ouverture desdits comptes.
Nous demandons aussi que soient interrogés messieurs Josej Assaraf, directeur
général, Nessim Habib, et Albert Cazana et d'autres employés de la banque ayant connaissance
des comptes dont M. Minton bénéficie.
Très respectueusement, République Fédérale du Nigéria.
3
(Cet article a été publié dans TELL magazine,
l'équivalent nigérian du Times aux USA)
TELL Magazine, No. 34, 21 Août 2000
OPERATION TROMPERIE NATIONALE - Le rapport de John Fashanu à propos d'une
escroquerie au rachat de la dette extérieure peut bien n'être que poudre aux yeux.
Par le directeur d'Osa, avec articles ajoutés d'Ademola Oyinlola/Washington
DC and Janet
Mba-Afolabi [ndt: Osa
n'a rien ici à voir avec l'OSA scientologue]
Idris Abubakar, sénateur représentant la Constituante Gombe South, gagne à grand pas son image
de lutteur. Quand le Comité du Sénat traîtant des affaires de dettes locales et extérieures
présidé par Abubakar, admirent comme valide la santé de l'opération de rachat de la
dette entre 1988 et 1993, nombre le crurent. Mais John Fashanu, ex-star nigériane du foot habitant Londres,
prétendit que le rapport n'était que duperie. Il accusa le comité du sénat de préjugés
et de paresse pour n'avoir pas examiné à la loupe des transactions qu'il décrivit comme escroqueries
embarrassantes.
D'après Fashanu, le comité du sénat mené par Abubakar, décrivant le rachat comme
transparent, pouvait avoir été conduit à ces conclusions "parce
qu'il n'avait pas regardé le rapport de Fashanu soumis au gouvernement nigérian." Il disait
que des documents incriminants avaient été cachés au comité. "Il a fallu un an
à des comptables extérieurs et enquèteurs financiers pour rassembler les pièces du
puzzle de la transaction et découvrir les fonds détournés, et l'information était secrétement
maintenue à l'abri des officiels par les individus ayant intérêt à cacher leurs crimes,
c'est à dire la Banque Centrale du Nigéria (CBN), les officiels chargés du rachat de la dette
entre 88 et 93", expliquait Fashanu alors qu'il disait sa détermination
de poursuivre l'affaire.
Doté de cette évidente aggressivité , Fashanu se trouvait dans son élément.
En un coup d'éclat bien orchestré, il annonçait au monde qu'une enquète privée
de trois ans qu'il avait entreprise lui avait permis de démonter une gigantesque fraude d'environ 6 milliards
de dollars commise lors des rachats de la dette de 88 à 93. C'était sous la houlette du général
Ibrahim Babangida, le célèbre "génie du mal" dont les huit années de dictature
militaire s'achevèrent le 12 juin 1993 par l'annulation de son élection. La gagnant de l'élection
était Moshood Abiola, qui mourut en prison en 1998. C'est ainsi que, sur fond du 'peu enviable leadership
corrompu de Babangida', quantités de nigérians demandèrent qu'on enquète, pressant
le Président Olusegun Obasanjo d'examiner de près l'époque Babangida, décrite comme
une période de corruption renforcée au sein de l'état.
Mais TELL apprit ensuite que Fashanu ne serait pas vraiment le genre de gars à se lancer dans une telle
croisade, quelques faits faisant peu à peu surface au sujet de son intégrité et de ses motivations.
Fashanu prétendait être tombé sur l'escroquerie plus ou moins par hasard lorsqu'il cherchait
des partenaires potentiels au Nigéria. Il a récemment expliqué au magazine NEWS qu'alors qu'il
cherchait les chèques, "des masses d'informations voyaient le jour, s'additionnant les unes aux autres,
pour culminer en cette colossale escroquerie de 6 milliards de dollars au moins, impliquant plus de 200 comptes
bancaires". Fashanu, en zélé patriote désireux de donner meilleure réputation
à la communauté nigériane, paya alors des enquèteurs pour exposer les fâcheuses
affaires du rachat de la dette.
L'ex-star du football anglais se vantait même: "J'ai des détails
sur les numéros de comptes, les identités de ceux qui sont impliqués, les dates auxquelles
ces fraudes ont eu lieu". Ces prétentions commencèrent
toutefois à s'embrumer lorsqu'il discuta avec le "Punch". Fashanu essaya alors de nettoyer l'image
de l'ex-président militaire, le président Babangida. Puisque la transaction avait eu lieu sous la
dictature de Babangida, et compte tenu du degré de friponnerie caractérisant la junte militaire,
les insinuations laissaient à penser que les 6 milliards pouvaient se trouver sur les comptes de Babangida
et de ses séïdes. Mais les dires de Fashanu se résumaient au double language pervers diplomatique;
il annonçait en effet n'avoir jamais accusé Babangida de vol... Voici: "Si
vous saviez comment fonctionne le gouvernement, vous sauriez que les choses ne sont jamais aussi nettes". Qui donc alors étaient les criminels et bénéficiaires ayant perpétré
la fraude? Pourquoi Fashanu refusait-il de publier les documents impliquant les coupables? En bref, quelles étaient
ses intentions?
TELL apprit que les dires de Fsahanu pouvaient n'être qu'écran de fumée cachant quelques actes
politiques du circuit international. Depuis que l'affaire est en route, on attend toujours que Fashanu donne le
moindre nom ou compte bancaire d'un quelconque nigérian ayant profité du deal. Mais deux noms furent
largement mis en avant, supposés bénéficiaires essentiels de la transaction. Il s'agit de
Jeffrey Schmidt et de Bob Minton, deux investisseurs américains présumés proches de Babangida.
Le duo aurait été le cerveau de la société offshore centrale de l'affaire, Greenlands
Holdings à Panama, utilisée pour racheter la dette nigériane. De ces deux-là, c'est
surtout Minton qui prenait les coups de l'attaque. Pourquoi?
Le public a pu récemment découvrir l'affaire
à Washington: le NDM, le Mouvement démocratique Nigérian mené par le Professeur Bolaji
Alukjo, chef de l'Ingéniérie Chimique à l'Université d'Howard et fils de l'économiste
connu Sam Aluko, avait organisé une réunion où Fashanu et Minton devaient discuter des aspects
cachés du rachat de la dette. En dépit de ses promesses répétées, Fashanu ne
se présenta pas à la réunion. Les organisateurs en furent d'ailleurs choqués, d'autant
que l'ancien capitaine du Wimbledon Football Club et son agent Robert Clarke, avaient précédemment
écrit à Aluko pour lui demander de sensibiliser le public aux sections appropriées du gouvernement
US et des américains à leurs enquètes, et du besoin de recouvrer les fonds détournés
aux nigérians.
Mais Minton est bien venu, avec un pile de documents sur la
transaction. Il affirma n'avoir participé à aucun deal de fonds douteux qui puisse voler les nigérians
via leur gouvernement ou leurs agents. "Ce que nous avons fait correspond aux lignes guide et lois internationalement
admises". Minton expliquait "que par suite des mensonges placardés, il était contraint
de violer la stricte confidentialité des transactions effectuées avec le gouvernement nigérian".
La base de toute l'affaire provenait du fait que Minton combat l'église de scientologie. "Fashanu a été engagé par l'église de scientologie,
et son soi-disant enquèteur Robert Clarke travaille pour la scientologie."
Selon Minton, la scientologie, fondée par L. Ron Hubard, est une puissante secte "tirant
ses membres de toutes les couches de la société, et qui, comme toutes les sectes destructrices, use
d'une large gamme de méthodes de recrutement trompeuses, de fausses promesses, d'hypnose, de modification
du comportement, de privation de sommeil, de manipulation du règime alimentaire, de dontrôle de l'information,
d'endoctrinement phobique, et d'autres méthodes de contrôle de ses membres." Minton a formé le Lisa Mc Pherson Trust afin "d'exposer
les pratiques trompeuses et abusives de la scientologie et d'aider ceux qui en ont été victimes." Le Trust a démarré le 6 janvier 2000; il tire son nom d'une jeune femme décédée
à l'hotel Fort Harrison de la secte, au bout d'un séjour de 17 jours. Minton a expliqué que
sa croisade contre la scientologie "a provoqué bien des tensions,
y compris la présente campagne destinée à ternir mon nom et mon intégrité personnelle."
Il ne fait aucun doute que dans la guerre titanesque engagée par ces deux forces, l'organisation bien lancée
d'un côté et le riche investisseur de l'autre, tout ce qui est pourri prévaut. Certains peuvent
même avoir été utilisés sans le savoir. Il est tout aussi vrai que la vérité
est un accident entre les deux combattants. Lorsqu'un groupe de droits de l'homme a remis une récompense
à Minton à Leipzig en avril, le groupe Fashanu a manipulé l'information pour faire avaler
que Minton s'était précipité en Allemagne pour fermer ses comptes en banque et les faire passer
en Suisse.
Les sociétés supposées avoir obéi
à Minton et Schmidt lors du rachat de la dette appartenaient en réalité à la Banque
Centrale Nigériane. Ces sociétés coiffaient Greenland Holdings Inc. de Panama, Triolet International
Limited et Shamrock Financial Corporation, au New Hampshire, USA. Le gouverneur député aux opérations
domestiques de la CBN, Mahe Rafindadi Rasheed, en témoigna devant le sénat nigérian : "Greeland
Holdings était pleine propriété de la CBN et servait à cacher le rachat des dettes
au Club de Paris et à d'autres qui n'apprécient pas ce type de rachats.
Rasheed révéla qu'on avait caché qui était propriétaire de Greenland Holdings
du fait de la clause de parité incluse dans l'accord nigérian avec ses pays créditeurs. "On ne peut en effet traîter avec un créditeur quelconque et obtenir
de lui une réduction de la dette, c'est à dire la lui racheter, sans traîter de façon
équivalente avec les autres créditeurs." Du fait de
la clause de parité, il ajoutait "c'est pourquoi des troisièmes
parties doivent être utilisées pour racheter des dettes. C'est aussi poourquoi les rachats doivent
être faits sous le secret afin que les autres créditeurs, en particulier ceux du Club de Paris, ne
soient pas tenus au courant."
En réalité, dès que les Etats-Unis d'Amérique apprirent que Greeland Holdings était
une société appartenant à CBN, utilisée pour les rachats de dettes, ils conseillèrent
à la banque de la clore aussitôt. Mais l'efficacité de Greenland Holdings était immense,
"car nous ne voulions pas donner les finances à des gens qui
disparaîtraient avec", a dit Rasheed.
Est-ce que ce rachat profita finalement financièrement au pays? Rasheed expliqua qu'il "résulta
en une réduction de la dette extérieure de plus de 5 milliards au pays.".
Minton confirma. Il dévoila son relatif profit: 45 millions de dollars. Dans l'accord signé entre
la CBN et Greenlmand Holdings le 24 mars 1988, il est indiqué entre autres: "Greenland
couvrira tous les frais, y compris les frais d'avocats et les ANCIENS frais bancaires. Profit net pour Greenland,
environ 1 % de la valeur de départ globale de la dette rachetée."
Un expert financier expliqua à TELL que la transaction entre Minton et la CBN collait avec les lois internationales:
"Il n'y a aucun doute que Minton ait fait un bon profit, mais c'est
ce qu"'on lit dans l'accord. Il n'a pas violé de lois."
Mais l'enquèteur de Fashanu, Robert Clarke, ne veut rien savoir; dans sa lettre à Aluko, il dit "la domination et l'évidence démontrent que ces individus (Minton et
Schimdt) ont non seulement profité des transactions, mais qu'ils ont mis en place un réseau offshore
sophistiqué pour établir et opérer des sociétés et des trusts avec l'intention
plus que probable de cacher leurs identités et leur biens au fisc américain et à d'autres
juridictions. Après avoir examniné de près les documents, il apparaît que ces individus
ont établi une opération complexe de blanchiment d'argent via une institution financière offshore
utilisant en fait la dette du Tiers-Monde comme instrument d'activation du second marché."
Si Minton étaient impliqués dans du blanchiment
d'argent, pourquoi diable le gouvernement US ne les a-t'il pas poursuivis lorsqu'ils ont appris l'existence de
Greenland Holdings? Et pourquoi Fashanu et son enquèteur Clarke ont-ils refusé de lancer des procès
contre Minton devant un tribunal fiscal US, s'il est coupable d'évasion fiscale? De plus, si Fashanu prétend que c'est son honneur national qui l'a motivé,
pourquoi donc a-t'il demandé 500 millions de dollars au Président Obasanjo pour lui remettre les
documents de son enquète? Et depuis que le président
Obasanjo a dévoilé cette affaire, on attend encore que Fashanu réponde ou nie. Il a toutefois
argué du fait que le gouvernement avait retenu les services d'un avocat suisse, Philippe Neyroud, pour porter
plainte contre Minton, et que cela justifiait ses affirmations d'une gigantesque fraude.
Il se pourrait bien que la critique la plus dévastatrice
des tactiques et motifs de Fashanu nous vienne de son ex-admirateur George Noah. Ce journaliste nigérain
de Londres fut en effet le premier à interviewer et citer "l'héroïque exploit patriotique"
de Fashanu à propos du scandale de 6 milliards de dollars. En s'apercevant que Fashanu avait fort bien pu
mentir à la Nation, il n'eut qu'invectives et injures pour l'ancienne star du foot et pour sa campagne diabolique.
Il a décrit Fashanu sous les traits d'un apologiste des militaires, et Abacha, ceux d'un laquais. Noah explique
que l'ex-footballeur sera le premier à admettre que son rapport largement publicisé n'a rien de politique,
mais "qu'il s'agit de commenter les rachats de dettes
nigérians entre 1988 et 93, et qu'ainsi, il a mis le feu aux poudres d'une dynamite politique dont les débris
attendus pouvaient lui revenir".
Note du traducteur: lorsqu'on connaît ses règles,
on peut être pratiquement certain que les 500 millions de dollars, au cas où Obasanjo les auraient
payés à l'homme de paille des scientologues, auraient essentiellement fini dans les poches de la
sectes criminelle.
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