Berlin, Germany
17 septembre 2001
Westfälische Rundschau
Hannover/Berlin. Après les attaques terroristes aux USA, le ministre fédéral de l'Intérieur
Otto Schily (SPD) aimerait annuler le "privilège religieux" - mais ce projet date d'avant l'attaque.
Actuellement, selon le paragraphe 1 article 1 de la loi sur les associations, celles qui abusent de la liberté
d'association garantie par l'article 9 de la loi fondamentale peuvent être bannies. Les ministres de l'intérieur
fédéraux peuvent interdire une association pour violation de la loi, de l'ordre constitutionnel,
ou les termes internationaux.
Mais le paragraphe 2 de l'article 2, 3e partie, a ajouté des limites, expliquant que "les communautés
religieuses ne sont pas des associations au sens de cette loi". C'est ce "privilège religieux"
que l'on propose de faire disparaître. Dès 1998, la commission d'enquète sur les sectes et
les psycho-groupes avait déjà fait cette recommandation au parlement, expliquant que "faire
disparaître le privilège religieux" permettrait de s'assurer que les communautés religieuses
ne soient pas destinées à violer la loi fondamentale". Le problème n'était pas
alors celui des centre islamiques, mais surtout celui des psycho-groupes américains dont la Scientologie,
qui sont hostiles aux droits de l'homme et opèrent, à l'instar de la scientologie, à l'abri
de la protection religieuse.
Schily avait déjà proposé cette modification en mai 2001. Et avant cela, le ministre avait
discuté la chose lors de réunions avec les églises principales, mentionnant non seulement
la scientologie, mais aussi l'association du Khalif Metin Kaplan, sise à Cologne, ainsi que divers chefs
de prière de centres islamiques allemands qui appelent à une guerre d'extermination des "terroristes
juifs" et des "chiens d'américains".
L'église comprend fort bien le souci de Schily quant à faire disparaître la "protection
spéciale", a dit hier Thomas Krueger, porte-parole de l'église évangélique allemande,
à la télévision de Westfalie.Il a expliqué que cette protection n'était plus
adaptée et qu'il fallait que l'état soit en mesure de combattre les abus commis sous couvert de
la loi d'association. Les craintes initiales de l'église catholique ont été apaisées,
a dit Krueger. "La liberté de religion que garantit la loi fondamentale est restée intacte".
Rainer Zunder
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