Human Rights Watch a vivement dénoncé aujourd'hui la législation
introduite aux Etats-Unis pour punir les pays qui aideraient la Cour Internationale de Justice.
Ce sont les sénateurs Jesse Helms et John Warner et les députés Tom Delay et Floyd Spence
qui ont présenté la légilsation, consistant à refuser l'aide militaire américaine
à tout pays qui ratifierait le traîté avec la Cour Internationale, à l'exception de
certains alliés des USA, ce projet exigeant aussi qu'une immunité soit accordée au personnel
américain devant cette Cour, avant qu'il puisse participer à des efforts de l'ONU de maintien de
la paix.
"Le Congrès US ne devrait pas s'engager dans des tactiques pour semer la peur", a annoncé
Richard Dicker, conseiller de Human Rights Watch, et chef de la campagne en faveur de la Cour Criminelle Internationale.
"Cette législation n'empèchera pas la Cour Criminelle d'exister. Mais elle donne vraiment mauvaise
figure à la diplomatie US. Elle démontre que les Etats-Unis sont le plus gros obstacle actuel pour
faire progresser la protection des droits de l'homme."
Le Tribunal Criminel International poursuivra les cas de génocides, les crimes contre l'humanité
et les crimes de guerre.
97 pays ont déjà signé le traîté et 12 l'ont déjà ratifié,
dont la France.
Lors des négociations, Washington a déjà obtenu nombre de garde-fous destinés à
s'assurer que le tribunal ne soit pas utilisé pour des procès à motivations politiques. "Les
USA ont déjà obtenus toutes les assurances qu'ils désiraient", nous dit M. Dicker.
Lorsque le traîté sur le tribunal criminel international fut achevé en 1998, seuls sept
pays ne l'ont pas signé et ont voté contre, dont la Chine et l'Iraq.
Vous trouverez d'autres informations en anglais et français sur le site de Human Rights Watch
http://www.hrw.org/campaigns/icc/prep5/
ou ici en français,
http://www.antisectes.net/human-rights-US.htm