Devant les proliférantes manifestations du retour au sacré,
le vieux monde (qui est aussi le monde moderne), s'étonne, parfois même s'offusque.../...
Le " désert humain "...
Dans sa plaidoirie en faveur de l'Eglise de Scientologie, Me Charles Haggaï
remarque fort justement que les sectes représentent "une manifestation de l'horreur de l'homme moderne
devant le désert humain ". Assimilation probablement hâtive entre les sectes et la scientologie,
si l'on considère la distance que mettent les scientologues eux-mêmes entre la religion à laquelle
ils appartiennent et le phénomène " sectaire ".
[C'est oublier un peu vite que dans un contrat illégal interne entre la direction
mondiale et les orgs de scientologie, la secte se dénommait elle-même sectarian et nommait les écrits
d'Hubbard "sectarian writings". Mais ils est vrai que les auteurs l'ignorent!]
Dans la définition de " philosophie religieuse appliquée
" que la Scientologie donne d'elle-même, deux termes semblent se disputer l'accent tonique ou accent
d'intensité : le substantif " philosophie " et l'adjectif " religieuse ". Qu'il s'agisse
ici d'une religion dont les fondements sont philosophiques, d'une religion qui a son " corpus doctrinal ",
sa " praxis " et son " culte " ou d'une philosophie débouchant sur une pratique religieuse,
l'ambiguïté n'est en aucun cas fondamentale. Elle est seulement la conséquence d'un éclairage
diversifié qui met l'une ou l'autre version en évidence tout en accusant la complexité de
l'ensemble. Dans les deux interprétations, la charge humaine et humanitaire est la même.
[En bref, Huisman déclare presque! - ouvertement avoir été payé
pour faire accroire à la fable religieuse que prétend la scientologie, en la déclarant telle
d'entrée de jeu, et selon ses propres affirmations]
Devant cette nef de l'Eglise scientologique, même lorsque l'on n'appartient
à aucune religion ou secte, quelle qu'elle soit, l'on se surprend à considérer avec effroi
l'immensité de l'édifice et l'on prend en compte tout à la fois l'importance de cette doctrine
religieuse et de cette philosophie.
L'objectivité de l'analyse est d'autant plus grande qu'aucun lien n'attache
l'auteur de ces lignes à l'Eglise de scientologie.
[Aucun lien? Ca reste à démontrer. Je vois mal des universitaires déclarer
d'emblée ce genre de choses sans raison.]
La page de garde de chaque " manuel " de scientologie profile le
dogme philosophique que l'Eglise s'est donné : " La scientologie est une philosophie religieuse
qui contient des méthodes de conseil pastoral destinées à aider l'individu à atteindre
une plus grande connaissance de soi. "
[voilà une preuve de rien du tout. N'importe qui peut affirmer n'importe quoi
sur n'importe quel livre de science-fiction, ça n'en devient pas pour autant une fait]
.../...
A la recherche d'une nouvelle compréhension
Et si nous prenons simplement la définition du dictionnaire Quillet-Flammarion,
c'est à ce dernier point, au " spirituel ", qu'elle se refère plus précisément.
" Scientologie : philosophie religieuse appliquée fondée par l'américain L. R. Hubbard
en 1954 ; elle s'attache à rendre la personne humaine plus consciente d'elle-même et des autres en
tant qu'êtres spirituels et se manifeste en un mouvement religieux, l' " Eglise de la nouvelle compréhension
". [Huisman se gardera toutefois bien de noter les définitions très
opposées d'autres dictionnaires ou d'encyclopédies, quant à la scientologie].../...
Il suffit de considérer la richesse des intérêts de Lafayette
Ron Hubbard, la variété de ses activités, pour se faire une idée de la pensée
foisonnante d'un personnage en quête de vie, curieux de tout, passionné par l'homme. La place qu'il
prend dans le Marquis Who's Who parmi d'autres personnalités de haut rang atteste de sa' valeur en même
temps qu'elle valide l'intérêt de ses travaux. Personnage effectivement hors du commun, il a la carrure
d'un éminent philosophe, d'un fondateur de religion et d'un haut homme de science.
[Il se gardera aussi bien de vérifier d'autres sources telles le Quid, ou ce qu'en disaient déjà
les auteurs comme Paulette Cooper.]
L.R. Hubbard le novateur
L. R. Hubbard ..../... A son retour aux Etats-Unis, avec des études
de physique nucléaire à l'Université de Washington (de 1930 à 1932) [s'est
fait virer la deuxième année avec des notes E et F dans les matières scientifiques.],
puis à l'école d'application de l'Université de Princeton, il s'engage dans une voie scientifique
(" Post graduate ") [ Il n'a jamais été à Princeton!! C'est
du faux et usage de faux --et il obtiendra en fait pour tout diplôme "universitaire" le titre de
docteur Honoris Causa de l'Université bidon
des Cèdres (que je nomme dérisoirement la O'Cedars university, d'après la fameuse marque de
cire qui... fait reluire) - un moulin à diplômes dénué de professeurs et d'enseignement.]
La correspondance suivie qu'il entretient parallèlement avec différents
journaux est un passe-temps, un " hobby ", qui l'amène vite à l'écriture professionnelle.
En 1933, avec son voyage en Amérique Centrale, il commence une carrière d'écrivain. La multiplicité
des genres essayés donne un aperçu de l'éclectisme d'un tel esprit : en partant des récits
de voyage, en passant par les romans d'aventures, il évolue vers les ouvrages de science fiction qui lui
donneront sa première grande notoriété. On se souvient de " Retour à demain
" qui reste l'un de ses romans d'anticipation les plus connus du monde entier. [L'auteur
s'est bien gardé de vérifier les assertions scientologues. Même des scientologues estiment
que la plupart de sa science-fiction est mauvaise.]
Mais la formation scientifique et le tempérament littéraire se
rejoignent dans un désir de concrétisation d'une philosophie personnelle, forgée au cours
d'une vie douloureuse et riche : " Au cours d'une vie de périples, j'ai observé bon nombre de
choses étranges: les sorciers du peuple Golde de Manchourie, les Shamans du nord de Bornéo, les sorciers
Sioux, les cultes de Los Angeles et la psychologie moderne. " Il abandonne donc la littérature afin
de poursuivre ses recherches sur le " mental " entreprises avec un médecin qu'il avait connu dans
sa vie militaire, le Commandant Thomson, qui avait été l'élève personnel de Sigmund
Freud. [et dont nul n'a jamais entendu parler hors d'Hubbard
] II se consacre ainsi à la science de la " Dianétique " et à la doctrine
qui en est issue - la " Scientologie ". -
[vraiment, je doute que Huisman, ait écrit ça. C'est tellement puant la
scientomachie...]
Une philosophie a la portée de tous.
[à 440000 euros? Est-ce vraiment pour tous? voir
ici].../...
Cette grille imagée de toute conduite philosophique que trace Alain
décrit les trois étapes auquelles se rallient la Dianétique et la Scientologie. C'est un parcours
escarpé avec ses propositions théoriques et pratiques, qui, pour atteindre le but de l'harmonisation
de l'homme et de son milieu social, tient compte en premier lieu de la "connaissance de l'Homme", de
l'"évaluation", c'est à dire du jugement porté sur le monde qui l'entoure. Faudrait-il
encore quelque approbation philosophique pour souligner l'importance accordée à la raison et au jugement
en matière proprement philosophique : il suffirait de citer Kant dans La Critique de la Raison Pure :
" La philosophie est la science du rapport qu'a toute connaissance aux fins essentielles de l'humaine
raison, et le philosophe n'est pas un artiste de la Raison, mais le législateur de la Raison humaine. "
[l'auteur a beau accoler tous ces philosophes connus à ce texte vantant les mérites
supposés d'Hubbard, il ne fait que répéter les scientologues. On tourne en rond. Est-ce là
une façàn de faire une étude, qu'écouter exclusivement la baratin bien rodé
et mensonger de la partie - qui, comme toutes les parties accusées, plaidera non coupable à priori?]
" Mon projet est d'élever un monde barbare au-dessus de la boue dont il croit être issu
et de former ici, sur terre, une civilisation fondée sur une compréhension de l'homme, et non sur
la violence. C'est un grand projet. Un large champ d'investigation. Un but élevé. Mais je pense que
c'est également votre but. " [Hitler aussi exposa de jolis buts. La suite
est du même tonneau, avec les Sartre, Kant, Schopenhauer, Spinoza etc...et cela s'appelle noyer le poisson.].../...
Que conclure ?
Qu'une philosophie soit à la mode, cela ne signifie en définitive
rien ni pour, ni contre cette philosophie. Cette conformité témoignant d'ailleurs plutôt en
sa faveur. Pour qu'une mode soit véritablement une mode, il faut en effet qu'elle corresponde, non pas à
l'initiative élitiste de quelques individus, mais au besoin d'une collectivité tout entière,
à celui de millions d'individus ; en d'autres termes, il ne suffit pas qu'une mode soit lancée, il
faut qu'elle " prenne ". D'ailleurs, quand on atteint le " consensus " de plusieurs millions
de disciples, peut-on encore parler de simple " mode " ? C'est ainsi que les grandes pensées,
celles de l'antiquité ou des temps modernes, la sophistique, le platonisme, l'aristotelisme, le stoïcisme,
le bergsonisme, le thomisme, l'existentialisme, la psychanalyse ou le structuralisme firent école et furent
" à la mode ". [le seul ennui , c'est que la scientologie n'est pas,
et n'a jamais été à la mode, sauf durant ses premiers mois, en raison de l'absence de recul.
Elle a tôt fait la Une des journaux ... dans les pages critiques.].../...
En définitive, après avoir lu quelque trente ouvrages et trois
cents articles et conférences publiés au cours des trente dernières années par Lafayette
Ron Hubbard, on est confondu devant l'immensité de l'oeuvre ; la richesse exceptionnelle de son inspiration,
l'importance d'un travail documentaire colossal, le sérieux d'une méthode rigoureuse, probablement
les trois aspects les plus dignes de considération et d'intérêt pour l'esprit méfiant
à l'égard des sectes philosophico- religieuses. [N'est-il pas étrange
que Huisman ait lu ces quelques 30 ouvrages, et ces trois cents articles? Je doute qu'il ait vraiment compris quoi
que ce soit, car affirmer une "méthode rigoureuse" chez ce sauteur du coq-à-l'âne
qu'était Hubbard est pour le moins cocasse; les contradictions mélées au jargon peuvent séduire,
certes; mais sûrement pas la rigueur, et je suis donc désormais prèt à soutenir que
M. Huisman n'a pas écrit cet articloe seul, et qu'il n'a pas lu du tout tous ces documents].../...