VIDEO en anglais sur :
www.lisatrust.net/Media/us-nightline-dm.htm -
TRANSCRIPTION:
http://www.primenet.com/~xenubat/transcript/Night1.htm
Extrait:
KOPPEL [de la TV]: On avait pensé vous demander de participer à l'émission du fait que vous
étiez furieux de ce qu'a dit le Time Magazine sur vous.
D. MISCAVIGE: Oui
KOPPEL: Mais une série de gens sont furieux à cause de ce que la presse dit de vous. Certes, un article
majeur dans un magazine important a plus d'impact qu'un autre, et le Time, ce n'est pas rien, mais on pourrait imaginer que votre réaction a été excessive...
Je crois que Forrest a dit que vous aviez dépensé 3 millions de dollars (20 mf, ndt) rien que dans
le magazine "USA Today", en passant des annonces en
double-page etc. Et n'avez-vous pas également fait passer des annonces télévisées et
radio?
D. MISCAVIGE: Non, rien sur le Time. Et vous parlez de 3 millions de dollars, mais c'est une campagne de publicité.
Il faut comprendre que les trois premières semaines ont servi à parler du Time et à rectifier
les mensonges du Time.
KOPPEL: D'accord.
D. MISCAVIGE: C'est une campagne de 12 semaines, pendant les autres, on a cherché à informer le public
sur ce qu'est la scientologie.
KOPPEL: Okay; je vous informe qu'on va devoir s'interrompre dans une minute pile, je risque de vous couper si vous
répondez trop longtemps.
D. MISCAVIGE: Okay.
KOPPEL: donc, vous étiez... en fait, qu'est-ce qui vous a tant énervés dans l'article du Time?
D. MISCAVIGE: Il ne faisait pas un reportage, c'était seulement une tentative pour causer quelque chose;
Richard Behar est quelqu'un qui hait.
KOPPEL: Behar.
D. MISCAVIGE: Oui, celui qui a fait l'article sur la scientologie il y a trois ans, en liaison avec le fisc américain,
ce gars qu'on a entendu à deux reprises tenter de faire kidnapper les scientologues. C'est un acte illégal.
Quand vous faites faire quelque chose de ce genre en faisant un article, vous n'êtes pas vraiment intéressé.
KOPPEL: Bon; arrètons-nous un instant à ce sujet; nous y reviendrons
D. MISCAVIGE: Okay.
KOPPEL: Je crois que vous même et M. Behar méritez tous deux qu'on revienne là-dessus.
PRESENTATEUR GLOBAL: Ted Koppel continue son entretien avec Miscavige.
KOPPEL: Comme vous le savez, l'heure a passé; mais 1/ l'occasion de vous parler est si rare et B/vu qu'il
nous reste à piocher ce que nous avons entrepris, nous allons déborder un peu sur le temps alloué.
Vous accusiez voici quelques instants, M. Behar, auteur de cet article majeur pour Time Magazine , d'avoir conspiré
avec quelqu'un pour faire kidnapper un scientologue?
D. MISCAVIGE: Non, non, il a -- écrit l'article original et certaines personnes l'ont appelé et il
leur a dit de kidnapper des scientologues
KOPPEL: Il leur a dit de kidnapper des scientologues.
D. MISCAVIGE: Oui, et de les faire déprogrammer de force, avec Ted Patrick, le père de la déprogrammation.
KOPPEL: Bien.
D. MISCAVIGE: - ça comprend toujours un kidnapping, généralement avec coups et blessures et
certainement une intention de commettre un délit.
KOPPEL: Bon; vous savez sans doute que le kidnapping est un crime fédéral, dans ce pays.
D. MISCAVIGE: Laissez-moi vous expliquer, il y a une personne dont il s'était servi dans cet article --
qui devait infiltrer notre église du New Jersey. Il ne le dit pas dans l'article. Je n'ai découvert
çà qu'il y a quelques semaines, la personne venait d'être arrètée. En fait, 4
personnes du groupe que j'ai déjà mentionné au début de l'émission ont été
arrètées pour kidnapping de gens d'une autre foi
[voir ici les détails de ce coup monté par les scientologues, de surcroit sans le moindre rapport
avec le Time ou avec Behar]
Ted, vous devez comprendre quelque chose, ces gens qu'il aligne sur le CAN, dont chacun est membre
KOPPEL: Mais je vous ai dit durant l'entracte que mon producteur m'avait signalé via mes écouteurs
que tous ces gens maintiennent ne pas faire partie du CAN--
D. MISCAVIGE: Bon, oui, non, ils n'en font pas partie, , je vous dis ça, bon, en effet. Mais en tout cas,
KOPPEL: Pouvons-nous revenir à M. Behar un moment?
D. MISCAVIGE: absolument.
KOPPEL: Car vous l'avez accusé de quelque chose de grave, qu'il était impliqué ...
D. MISCAVIGE: Oh, mais il l'admet
KOPPEL: -- qu'il était impliqué dans un kid --; je suis sûr qu'il n'admet pas --
D. MISCAVIGE: Non, il admet qu'il voulait faire kidnapper un scientologue
KOPPEL: -- être impliqué dans un kidnapping, ce serait très grave pour lui, vous savez?
D. MISCAVIGE: Il admet tout à fait désirer obtenir le kidnapping d'un scientologue, c'est dans votre
Washington Post
KOPPEL: Alors, pourquoi ne portez-vous pas plainte?
D. MISCAVIGE: Il n'a pas réussi, il n'a pas réussi. L'important, Ted, c'est, Ted, vous n'avez pas
compris--
KOPPEL: Je vous disais, il existe quelque chose qui s'appelle tentative de viol, tentative de meurtre, tentative
de kidnapping, ce sont aussi des crimes.
D. MISCAVIGE: . Oui, mais ils ne l'ont pas fait, ils ne l'ont pas fait. C'est ce qui compte.
KOPPEL: Peu importe, ça reste un crime.
D. MISCAVIGE: Okay, la personne devrait porter plainte. Je crois que vous avez loupé l'important, Ted,
ce que je veux dire: ce type se présente comme un reporter objectif, et voilà que trois ans avant
d'écrire l'article, il dit qu'on devrait kidnapper les scientologues pour les faire changer de religion.
Et puis voyons l'article, et ne nous laissons pas avoir. Il n'était pas objectif, c'était fait sur
demande de Eli Lilly [ndt: Eli Lilly,
fabricant du Prozac]; ils étaient bouleversés des dégâts causés
par leur médicament tueur, le Prozac. Ils ont mis au point cet article, ils se sont servis de leurs dollars
de publicité pour forcer la publication, et ce sont des faits
KOPPEL: Bon, vous dites que ce sont des faits, et vous êtes prudent, je pense que vous avez des preuves?
D. MISCAVIGE: Voilà ce que j'ai. J'ai un gars de Washington DC, nommé Duffy Wall, un autre nommé
Walter Moore, tous deux font du lobby pour Eli Lilly. On a aussi Burson Morstellar, le gars des relations publiques
de Lilly. Si je vous dis ça, il faut comprendre, ce n'est pas moi qui accuse, je dis ce qu'ils disent. Quand
l'article est sorti, ils étaient là à raconter qu'ils avaient provoqué cet article
de la part de Eli Lilly, pour aider Eli Lilly à se sortir d'affaire.
[il s'agit d'un autre cheval de bataille scientologique, d'ailleurs perdu par la secte, qui veut à tout
prix faire attaquer les médicaments à effets psychiatriques]
KOPPEL: Vous avez des témoignages sous serment pour tout ça?
D. MISCAVIGE: Laissez-moi vous dire ce que j'ai d'autre.
KOPPEL: Vous avez des témoignages sous serment??
D. MISCAVIGE: De ces gens? Surement pas, vous pensez bien qu'ils n'admettraient pas...
KOPPEL: Oui, mais je voulais dire--
D. MISCAVIGE: Mais c'est ce qu'ils ont dit
KOPPEL: -- vous dites qu'ils l'ont dit, j'essaie--
D. MISCAVIGE: Laissez-moi vous dire ce que j'ai
KOPPEL: --allez-y
D. MISCAVIGE: J'avance: j'ai ensuite découvert -- vous ne le saviez pas -- qu'Eli Lilly avait ordonné
une réimpression de 750000 exemplaires du Time Magazine avant même qu'il ne sorte, c'est ce que dit
le Washington Post. Mais j'ai aussi ceci. On a appelé les firmes qui ont préparé ça.
J'ai eu JWT, J. Walter Thomson, à New-York. J'ai discuté avec le PDG. Il m'a dit qu'il vérifierait
et me rappellerait. Il ne l'a pas fait. J'ai appelé un gars en Angleterre, qui possède toutes les
publicités pour Eli Lilly, un gars qui s'appelle Martin Sorrell.
Ted, je lui ai demandé dix fois de nier qu'il avait mis tout ça au point pour Eli Lilly. Il a refusé.
KOPPEL: D'accord
D. MISCAVIGE: On a appelé Eli Lilly. Ils ont répondu "Nous ne pouvons ni nier ni confirmer.
C'est une affirmation sévère que je fais là. Je la fais parce que c'est ce que j'ai entendu
de leurs staffs, et ils ne vont pas le nier, ils ne me contredisent pas à ce propos, et de plus, USA Today
a couvert l'histoire. Ils ne m'ont pas appelé pour faire corriger. [ndt:
il se trouve que lorsque j'ai écrit mon livre sur la secte -
voir ici-, j'ai aussi pris des contacts avec Eli Lilly, dont je
défendais le point de vue, pour obtenir des informations sur la guerre entre scientologie et Eli Lilly.
J'ai fini par réussir, via un patron d'Eli Lilly Int. en Angleterre, à obtenir que l'on me réponde.
Il s'est avéré que des cadres généraux d'Eli Lilly m'ont affirmé que leur société
se moquait complètement de la scientologie et de ses activités anti-Prozac, en particulier depuis
le jour où la secte avait signé un compromis après avoir perdu dans ses attaques du Prozac
devant la puissante Food and Drug administration américaine.]
KOPPEL: Quand vous parlez de" votre histoire", vous voulez dire "votre publicité"
D. MISCAVIGE: Bon, il y avait en fait une insertion qui expliquait tout ça.