Zurich, Switzerland
March 20, 2001
http://www.bund.ch
Les journalistes n'ont pas à révéler leurs sources, même quand ceux que les accusations
de l'informateur gènent ne pourraient réagir sans prendre connaissance de leur identité. La
protection des sources prévaut sur l'obligation de les révéler.
Le Conseil de la Presse a classé sans suite une plainte de l'association Narconon, déposée
à la suite d'un article sur le procédé thérapeutique controversé publié
dans le Tages Anzeiger par un spécialiste des sectes, Hugo Stamm. Un informateur anonyme était cité,
qui disait avoir abandonné la thérapie car selon elle, on y utilisait des méthodes douteuses.
Le président de Narconon avait déposé plainte devant le Conseil de la Presse. Il y accusait
Hugo Stamm entre autres de ne pas avoir eu de contacts directs avec l'informateur, et d'avoir utilisé des
citations déformées. Le Conseil de la Presse a constaté d'après l'information fournie
par Stamm, que celui-ci avait bel et bien parlé avec l'informateur. Le journaliste avait ensuite confronté
le plaignant aux informations les plus graves fournies par la personne, et utilisé les réponses les
plus significatives dans l'article. Stamm avait ensuite eu raison de refuser l'identité de l'informateur
à Narconon. Selon les dires de Tages Anzeiger, le motif du refus se fondait sur les ennuis provoqués
par Narconon et la Scientologie suite à la publication de l'article.
[ndt: on peut rappeller ici que la scientologie a pour habitude de lancer des poursuites, même en sachant
qu'elle les perdra, car son gourou a écrit que le but de spoursuites n'était pas de gagner, mais
de harceler]
Les doses de cheval administrées chez Narconon
Zurich, Switzerland
September 16, 2000
Tagesanzeiger Zurich
by Hugo Stamm
Les scientologues trompent les toxicomanes en leur faisant passer des tracts de Narconon. Une zurichoise
a pris la fuite du centre de réhabilitation pour drogués avant l'heure prévue.
Ils font la chasse aux clients sur la scène toxico zurichoise et distribuent des tracts sur la voie publique:
le staff de chez Narconon, qui est obligatoirement scientologue, cherche des clients prèts à abandonner
la drogue par la thérapie. L'une de ces personnes et une zürichoise de 45 ans souffrant d'alcoolisme.
Elle a accepté d'aller chez Narconon à Walstadt, pour un programme de réhébilitation
de six mois.
"Ce n'est qu'au bout d'une semaine que j'ai observé que le centre avait un rapport avec la scientologie,
et qu'il appliquait les méthodes de L. Ron Hubbard, dit-elle. Ayant abordé la question avec la directrice
du centre, celle-ci a nié tout lien entre Narconon et l'église de scientologie, tandis que la présidente
Ursula Suess affirmait au contraire que Narconon travaillait à partir des oeuvres de L. Ron Hubbard; fondateur
de la scientologie. C'est un fait que le mort "scientologie" n'apparaît nulle part sur les tracts,
documents distribués, ni sur le site web de Narconon.
Bien que cette cliente ait eu des préjugés à l'encontre de la scientologie, elle n'arrèta
pas la thérapie, mais persista. Elle espérait réccupérer grâce au programme de
Purification spécial pratiqué chez Narconon, supposé miraculeux. Mais elle dût commencer
par des exercices similaires à ceux du cours de communication hubbardien, et ce, quatre semaines d'affilée.
"C'était horrible, on devait se regarder dans les yeux des heures et des heures, parler à un
cendrier, et poser des centaines de fois la question "Est-ce que les oiseaux volent?". Elle considérait
ces exercices comme une perte de temps. En plus des cours, il lui fallait chaque jour faire de la cuisine, laver
et nettoyer. Quand elle y repense, elle estime que le prix de plus de 500 FF par jour était excessif. (130
FrS/jour) [ndt: ce qui au bout de six mois, donnerait donc un montant de près de 200000 FF]
Contredisant cette personne, la présidente de Narconon Ursula Suess affirmait que le travail était
limité à une heure par jour. La zürichoise parla alors de ses espoirs en ce programme de purification:
"Il fallait passer plus de quatre heures au sauna chaque jour, dit-elle. L'espoir fit rapidement place à
la dure réalité. Elle devait de surcroît ingurgiter des tablettes de vitamines, jusqu'à
3000 mg quotidiens de niacine, par exemple. "A la fin du programme, car on augmentait sans cesse, il fallait
avaler 45 tablettes", dit-elle. Elle explique qu'elle pouvait difficilement en avaler des quantités
pareilles, que son estomac ne supportaity plus, et qu'elle rendait parfois les vitamines.
Elle eut aussi des problèmes de tension: "j'avais des étourdissements, des ennuis de circulation,
et je suis même tombée à deux reprises." Elle essayait aussi de manger beaucoup, mais
son estomac refusait de suivre, si bien que cette dame, déjà plutôt mince, perdit plusieurs
kilogs en quelques semaines. "J'étais épuisée tous les matins, bien plus fatiguée
qu'avant le programme de purification".
Elle en eût assez quand elle acheva ce programme, et voulut s'arrèter. Mais les scientologues la
travaillèrent au corps. Ils lui dirent qu'elle perdait l'occasion de vivre une vie nouvelle. Elle trouva
finalement la force, une semaine plus tard, de faire ses bagages et de quitter le centre de réhabilitation
en dépit des objections des employés du centre narconon et des scientologues qui tenaient à
la garder en thérapie.