A Madame la Sénateur
adresse...
Jeudi 15 mars 2001
Madame X.
J'apprends ce mercredi 14 mars par votre attachée parlementaire que vous refusez de me rencontrer dans le
cadre de la politique discriminatoire du gouvernement français à l'encontre de ceux qui ne pensent
pas selon la "norme". Vous voyez ce que je veux dire...
Il est clair que le refus de la majorité des décideurs politiques à vouloir
aborder ces graves problèmes nuisant gravement à la démocratie, se répercute auprès
du Conseil de l'Europe avec lequel nous sommes en contact direct par le biais de Monsieur AKCELI.
Madame X, comme la majorité de vos collègues vous préférez jouer
la politique de l'autruche de peur de passer pour défenseurs [sic] de sectes. Mais combien de temps encore pourrez-vous soutenir des associations telles que l'Adfi, Mils,
[sic] Abgrall [sic: Abgrall est un
individu, pas une association] et consors [sic] lorsque l'on sait que ces derniers sont lourdement impliqués dans des affaires qui ne tarderont
pas à faire la une.
Vous n'auriez sans doute pas refusé de rencontrer des responsables de l'Adfi, pensez-vous,
c'est plus confortable, ils bénéficient (plus pour longtemps) d'une image de chevalier servant et
vous ne risquez pas de ternir la vôtre.
Nous admirons chaque jour le courage du monde politique dont le degré de corruption s'étale
depuis des années sur nos écrans...
Vous préférez aujourd'hui soutenir les sycophantes impliqués dans un nombre
croissant d'affaires juridiques. Alors que les adhérents de l'Omnium ne sont victimes que de rumeurs.
Quant à l'affaire de l'OTS dont le procès sera réouvert [sic] dans quelques jours elle compromet tout un pan de la classe politique.
Contactez donc la famille VUARNET et leurs [sic] avocats, et
vous serez édifiée d'apprendre - si vous ne le savez déjà - que cette affaire a été
montée de toute pièce [sic], et que l'on avait
intérêt de faire courir la rumeur de suicide collectif pour diaboliser tous ceux qui remettent en
cause l'ordre établir, [sic] le pouvoir de l'argent.
Ainsi, en soutenant les acteurs de cette nouvelle inquisition, vous contribuez à tuer
dans l'oeuf la créativité humaine, vous mettez un frein à toute liberté de penser et
ainsi vous opposez [sic] à la Charte Européenne
des Droits de l'Homme.
Oui, Madame X., vous avez raison, surtout ne prenez pas de risque, et laissez-nous les prendre
à votre place. Et croyez bien que, victime moi-même de cette chasse aux sorcières, maladie
honteuse de notre société, qui commence à bien ternir notre [sic]
image à l'étranger, je prendrai, nous prendrons nos responsabilités
et défendrons ceux qui comme moi subissent l'opprobre des dénonciateurs professionnels à la
solde d'un pouvoir corrompu par l'argent de la drogue, des ventes d'armes, and so... [sic]
Surtout, ne prenez pas la peine de me répondre, Madame, car nous ne pouvons compter que
sur vos collègues - en petit nombre je vous l'accorde - qui eux, conscients de ces problèmes, font
un usage constructif de leurs pouvoirs.
Merci de m'avoir lu et soyez assurée qu'à l'avenir je ne dérangerai plus
votre bonne conscience.
Monsieur BECOURT Thierry
Président Omnium Nord