- La lettre que quelques députés américains
ont osé expédier à tous les députés européens
pour les empècher de voter la résolution
Nastase
The lettre that american deputies dare to send to the European
Council to stop the Nastase resolution
(Sous le titre "France, Belgique, fortement critiquées de nouveau
lors des auditions au Congrès américain" au site cesnurien (anglais)
[MES COMMENTAIRES ENTRE PARENTHESES CARREES]
Le 8 juin 1999, la commission US/Europe sur la sécurité et la coopération
en Europe a tenu une nouvelle audition sur les "Libertés religieuses en Europe de l'Ouest: Minorités
religieuses et intolérance croissante du gouvernement". Elle a entendu comme témoins Willy Fautré,
de Droits de l'homme sans frontières" [dont le site arbore un croix à huit branches très similaire
à celles des scientologues], l'avocat Alain Garay de Paris [avocat des Témoins de Jéhovah,
il omet de le souligner], et
le pasteur Louis Charles de Meo, chef d'un groupe indépendant Baptiste classé dans la liste des sectes
en France. (nota: ce groupe n'était toujours pas admis comme protestant
par leur Fédération française en 2002]
Cela se rapportait à une enquète en cours sur l'intolérance religieuse en Europe occidentale,
et le directeur du Cesnur Massimo Introvigne a témoigné devant la même commission début
1998. Nombre d'universitaires connus ayant aussi assisté à la conférence du Cesnur en 1999
ont aussi participé.
Karen Lord, conseillère pour la liberté de religion à cette commission et Jeremy Gunn, du
nouvel "Office of International Religious Freedom" sis au ministère US , étaient invités
à la conférence Cesnur 99, et ont signalé le rôle important du Cesnur en matière
d'information des agences US sur l'intolérance religieuse des certains pays d'Europe de 'Ouest.
Point fort de l'audition du 8 juin, la discussion portant sur la discrimination dans le travail subie par les témoins
de Jéhovah et les membres du groupe 'baptiste' du pasteur DeMeo. La discussion a porté sur la situation
spécifique de la France et de la Belgique, alors que l'Italie, la Scandinavie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas
étaient signalés en exemple de tolérance religieuse). [Introvigne
omet ici de signaler que les émissions TV, les jugements et les comportements des pays qu'il essaie d'opposer
à la France et la Belgique, n'ont rien à envier aux autres: ainsi, la secte scientologue a-t'elle
presque disparu de Scandinavie et des Pays-Bas, ainsi est-elle montrée du doigt en Allemagne, ainsi des
sites anti-scientologie commencent-ils à fleurir en Italie.]
Lors d'une discussion animée avec les témoins, sur la base de leurs témoignages, le président
Smith a conclu que deux influences expliquent le pourquoi de l'intolérance religieuse française et
en Belgique francophone. D'abord, l'anti-sectarisme est simplement la poursuite des efforts de lobbying anti-religieux
entretenus par la franc-maçonnerie (branche séculière de la franc-maçonnerie qui n'est
pas en accord avec la franc-maçonnerie US et anglaise). [ça y est? on tente de monter les maçons les uns contre les
autres? de faire supposer que les maçons s'occupent vraiment de combattre les religions? C'est du domaine
"complot maçonnique, du journalisme à scandale" - mal informé je pense.]
Deuxièmement, la forte présence résiduelle dans la culture française d'éléments
socialistes et communistes, à la fois anti-américains et anti-religieux. Les efforts d'un milieu
anti-sectaire d'Europe de l'Est et les liens entretenus avec la hiérarchie Orthodoxe ont été
cités.Les anti-sectaires d'Europe de l'Est peuvent utiliser les développements français comme
preuve du fait que des pays démocratiques ont une politique anti-sectaire similaire à la Russie et
aux pays post-communistes. Le Président Smith a été particulièrement sévère
vis à vis de la MILS et a ridiculisé les efforts faits par son président pour attaquer l'un
des membres de la délégation US ayant visité la France "en affirmant qu'il faisait partie
d'une secte dangereuse et totalitaire", alors qu'elle est membre d'une petite congrégation américaine.
L'attitude française est jugée "intolérable", a dit Smith, ajoutant que ce serait
une grave erreur de la part de la France (et de la Belgique) de croire qu'il s'agit d'un détail pour les
Etats-Unis, alors que ce souci est essentiel pour eux.
Suit le texte officiel du CSCE. [ainsi
donc, les apologistes veulent nous entraîner dans une guerre contre les Etats-Unis? amusant. Quelle part
de fantaisie doit-on chercher parmi ces enfantillages? Bien évidemment, - et je ne parle certes pas au nom
du gouvernement français , mais en mon nom, il est probablement grossièrement anti-constitutionnel
que le congrès américain ait voté une loi "religieuse" et se mèlant de la
politique des gouvernements souverains de pays étrangers. Et les américains n'aiment pas que les
francophones fassent barrage à... leurs viandes aux hormones, leurs maïs et soja transgéniques,
ou... leurs sectes commerciales...]
Commission on Security and Cooperation in Europe
COMMUNIQUE
234 Ford House Office Building - Washington, D.C. 20515-6460
(202) 225-1901
www.house.gov/csce/
Rep. Christopher H. Smith, Chairman
Sen. Ben Nighthorse Campbell, Co-Chairman
Contact: Chadwick R. Gore
Europe's Anti-Religious Trends Focus of Commission Hearing; Chairman Calls for Raising Priority in OSCE
(La tendance anti-religieuse européenne ciblée par l'audition
à la Commission; le président appelle d'urgence à l'action.)
For Immediate Release
June 8, 1999
Contact: Chadwick R. Gore
(202) 225-1901
Washington, D.C. " les témoignages devant cette commission durant les deux années précédentes
ont laissé l'impression nette d'intolérance grandissante envers les religions de la part de nombreux
gouvernements d'Europe de l'Ouest, surtout France et Belgique. Cela s'exerce surtout sous l'apparence de mouvements
anti-sectaires destinés à "protéger les gens", a dit le président de la commission
de l'Office of International Religious Freedom, après les auditions de ce jour au sujet de "Religious
Freedom in Western Europe: Religious Minorities and Growing Government Intolerance."
"Je suis très inquiet - comme nombre des participants de cette mission
- quant à cette tendance. Nous devons élever la liberté religieuse au rang des priorités
les plus élevées parmi les droits de l'homme en Europe, grâce à l'OSCE, afin de prévenir
leur descente graduelle en direction d'une intolérance sponsorisée par l'état." [Que dire de l'intolérance ou des excès de "tolérance"
coupable des Etats-Unis vis à vis de problèmes beaucoup plus graves que ce que Smith prétend
être "liberté religieuse"? Que dire de leur tolérance des goulags privés d'une
secte "sponsorisée par les USA" - pour paraphraser ce "congressman américain"?
Que dire de la tolérance des USA vis à vis des dizaines de milliers de cadavres indonésiens,
du régime de Pol Pot, des accointances avec les dictateurs d'Amérique Centrale, avec des maffiosi;
que dire de leur espionnage sans-gène de toutes les communications passant par les relais satellitaires,
que dire de leur tolérance relative des extrémistes dangereux dans leur propre pays - de leur amour
immodéré pour les armes, de leur "tolérance" vis à vis de la peine de mort,
alors que nos "gouvernements intolérants" l'ont abolie depuis longtemps?
Que dire d'un pays qui se permet d'émettre des jugements
péjoratifs sur tous les autres pays souverains, voire de les attaquer pour des raisons purement financières?
Ou de mettre sur le tapis les goûts sexuels de son propre président? Et, pour prendre le président
Smith à ses propres contradictions, peut-il nous démontrer en quoi les USA ont été
plus tolérants que les français avec leurs sectes comme le Temple du Peuple - 930 morts - ou avec
Waco, 86 morts ?]
D'après les témoignages reçus, il est apparu qu'alors que
la cible des attaques semblerait être les sectes, les politiques de ces gouvernements évoluent vers
l'anti-religion.
"La reconnaissance et le respect des droits individuels à la liberté
de pensée, de conscience et de croyance n'est pas un idéal abstrait", disait le vice-président
Sénateur Ben Nighthorse Campbell (R-CO), c'est une affaire de paix et de sécurité, car là
où les droits de l'homme sont violés, les gens réagiront fortement."
[Pouvons-nous leur retourner leur argumentaire, en disant que
nous comprenons mal pourquoi ils nous disent ce que nous devons admettre ou refuser?]
L'audition de la commission, la troisième du genre, a entendu le Dr Willy
Fautré de HRWF, le Rév. Louis DeMeo de l'église de la Grâce à Nîmes, France,
et Alain Garay, avocat défenseur des droits de l'homme et conseiller des Témoins de Jéhovah;
chacun a présenté un cas d'intolérance religieuse en Europe. "A Nîmes, il existe
un monument sur lequel on peut lire "la liberté de religion est assurée à tous".
C'est en complète contradiction avec ce que nous avons pu vivre en France, disait le Rev. De Meo.
Le Dr Fautré a dit "En France et Belgique francophone, les autorités
ont choisi de rejeter le dialogue avec les religions minoritaires, et favorisent la confrontation directe, généralement
avec l'aide des associations anti-sectes. Depuis le début, aucun dialogue n'est possible et il n'y a aucun
signe que cela va changer ."
Le Rep. Steny H. Hoyer, Membre de la commission, a ajouté:"La liberté
religieuse est le plus fondamental des droits de l'homme" [et
le droit à la vie - il l'oublient, dans ce pays où l'on condamne encore les gens à mort? et
où l'on viole allègrement les traités internationaux signés en faveur des nationaux
étrangers "condamnables"; par exemple, un canadien éxécuté voici quelques
jours, un allemand éxécuté voici deux mois?]. D'autres
membres présents à l'audition étaient les commissaires Sen. Sam Brownback (R-KS) et Rep. Benjamin
L. Cardin (D-MD). La transcription des auditions sera disponible à la Commission ou dans son site internet
sous quelques semaines.
Chadwick R. Gore
Communications Director
U.S. Commission on Security and Cooperation in Europe
234 Ford House Office Building
Washington, DC 20515-6064
.
(voir d'autres décisions anti-constitutionnelles
des députés US ici)
Cher Monsieur le Président,
Nous sommes heureux que les Membres de l'Assemblée Parlementaire du Conseil
de l'Europe et de la Maison des Représentants aient pu se rencontrer récemment à Washington.
Ce franc échange de vues entre les deux parties était d'importance, et nous espérons pour
notre part qu'il y en aura d'autres avec l'assemblée parlementaire. Tout à l'esprit de candeur essentiel
lors de ces échanges, nous vous écrivons à propos d'une affaire importante.
Nous aimerions souligner un souci qui a été abordé par des
collègues des branches éxécutive et législative du gouvernement des Etats-Unis lors
de votre visite quand au projet d'un Rapport sur "les activités illégales des sectes" et
autres recommandations associées qui sont censées passer par le vote lors de l'assemblée parlementaire
du Conseil de l'Europe le 21 juin prochain.
A notre sens, exprimé par le Rep. Christopher Smith lors de la réunion
de la semaine dernière, il y a inconsistance entre les provisions du projet de ce rapport et les normes
internationales auxquelles les Etats Membres du Conseil de l'Europe se sont engagés à adhérer.
Nous sommes soucieux en raison de plusieurs recommandations, en particulier celles qui recommandent la création
d'une "centre d'information sur les sectes" ; celles qui envisagent des amendements proposés par
le Comité des affaires sociales, familiales et de la santé (ou d'autres qui peuvent circuler) empirent
encore les choses, entre autres en effaçant les clauses destinées à promouvoir la compréhension
entre membres des nouvelles religions et gouvernements.
Nous sommes très conscients de, et nous approuvons, le travail du Conseil
de l'Europe dans le domaine des droits de l'homme, et sommes tout à fait conscients du rôle important
de l'Europe quant à modeler et donner l'exemple en la matière. Nous craignons qu'un souci exagéré,
issu d'incidents isolés, ne conduise à de trop importantes réactions pouvant compromettre
la liberté de religion de nombreux petits groupes religieux respectés et légitimes en Europe,
et craignons aussi que l'étiquetage de "sectes" ne fasse du tort aux groupes qui ne sont pas nocifs.
Il y a là grand risque à encourager la formation de "centres
d'information" qui auront pour résultat de renforcer les stéréotypes péjoratifs
et contribueront à la montée de l'intolérance plutôt qu'à une compréhension.
Ces risques sont particulièrement graves dans le contexte des pays en voie de transition, où de tels
centres pourraient facilement être utilisés pour promouvoir l'intolérance et justifier la discrimination
contre tout ce qui n'est pas religion traditionnelle. L'expérience démontre que la plupart des problèmes
des nouvelles religions sont mieux traités lorsqu'on leur applique les principes de liberté religieuse,
depuis longtemps testés: tolérance, compréhension et respect. Ainsi que le Conseil de l'Europe
l'a reconnu par le passé, les problèmes existants trouvent les réponses dans les lois civiles
et criminelles.
Nous demandons instamment à l'assemblée parlementaire de rejeter
la recommandation du brouillon du texte, et continouons à apporter notre soutien à la recommandation
1178 de 1992, qui traîte largement de ces problèmes.
Sincèrement,
TOM LANTOS BENJAMIN A. GILMAN
Co-Chairman Chairman
Congressional Caucus on Committee on
Human Rights International Relations
CHRISTOPHER H. SMITH
Chairman
Commission on Security
and Cooperation in Europe
.
ONE HUNDRED SIXTH CONGRESS
CONGRESS OF THE UNITED STATES
COMMITTEE ON INTERNATIONAL RELATIONS
HOUSE OF REPRESENTATIVES
WASHINGTON, DC 20515
TELEPHONE (202) 225-5021
June 18, 1999
Lord Russell-Johnston
President
The Parliamentary Assembly of the Council of Europe
Palais de l'Europe
Strasbourg
Dear Mr. President:
We were gratified that Members of the Parliamentary Assembly
of the Council of Europe and of the House of Representatives were
able to meet in Washington recently. The frank exchange of views
between the two sides was important, and for our part we look
forward to additional exchanges with the Parliamentary Assembly.
In the spirit of candor which is essential to these exchanges,
we write on a matter of some importance.
We would like to underline a concern that was raised by
colleagues in the executive and legislative branches of the
United States government during your visit about a draft Report
on "The Illegal Activities of Sects" and associated
recommendations that are scheduled to be voted on in the Council
of Europe Parliamentary Assembly on Monday, June 21.
Our view, expressed by Representative Christopher Smith in
last week's meeting, stresses the inconsistency between
provisions of the draft report and the international standards to
which Member States of the Council of Europe have committed
themselves to adhere. We are concerned both by several of the
recommendations, most notably those recommending the creation of
sect "information centres" and by the prospect that several of
the amendments proposed by the Social, Health and Family Affairs
Committee (and others that may be circulating) would make things
even worse, among other things by deleting clauses intended to
promote understanding between members of new religions and
governments.
We are very much aware of, and support, the work of the
Council of Europe in the field of human rights, and we are deeply
conscious of the important role that Europe plays in modeling and
exemplifying human rights ideals. We fear that exaggerated
concerns growing out of isolated incidents may lead to
overreactions that would compromise religious freedom for many
respected and legitimate smaller religious groups throughout
Europe, and for groups that do no proven harm, but are merely
different enough to be labeled "cults."
There are grave risks that encouraging the formation of
"information centres" will in fact result in the dissemination of
misinformation that will reinforce unfair stereotypes and
contribute to the growth of intolerance rather than
understanding. These risks are particularly grave in the context
of countries in transition, where such centers could easily be
used to fan intolerance and to justify discrimination against all
but traditional religions. Experience demonstrates that most
problems with new religious movements are best addressed by
applying time-tested principles of religious freedom: tolerance,
understanding and respect. As the Council of Europe has
recognized in the past, genuine problems are adequately addressed
by existing criminal and civil laws.
We accordingly urge the Parliamentary Assembly to reject the
draft recommendations, and to continue to rely on Recommendation
1178 (1992), which amply addresses the issues.
Sincerely,
TOM LANTOS BENJAMIN A. GILMAN
Co-Chairman Chairman
Congressional Caucus on Committee on
Human Rights International Relations
CHRISTOPHER H. SMITH
Chairman
Commission on Security
and Cooperation in Europe