la Scientologie travaille à améliorer son image
Tages-Anzeiger a signalé le 5 août que la secte tentait d'améliorer son image en Suisse.
Le QG zurichois de la secte recevait régulièrement des félicitations du QG mondial, en raison
du flot continu de dollars qu'il faisait parvenir à la direction américaine. C'est alors que la célèbre
psycho-secte commença à faire la Une des journaux. Divers adeptes furent coffrés dans des
affaires d'escroquerie, ou leurs affaires scientologues mises en faillite. Il fallut déménager le
centre scientologue depuis la prestigieuse Badener Strasse jusqu'en périphérie de la cité.
L'image scientologique prit un sérieux coup, ce que l'on constata dans les chiffres d'adhésion. Le
chef scientologue Jürgen Stettler s'assure que ses troupes ne pressurent plus la clientèle ainsi qu'elles
en avaient l'habitude. On ne conseille plus aux clients de prendres des dizaines de milliers de FS de prèts.
Ce sont souvent des scientologues avalisés par des banques qui fournissaient les prèts à d'autres,
et l'on a vu des pertes financières de millions de F.
Désormais, la scientologie y va doucement à Zürich, mais pratiqement rien n'a changé
dans son système totalitaire d'endoctrinement. Les cours coûtent toujours la prunelle des yeux - une
heure aux plus hauts niveaux dépasse 1000 FS. Et les staffs font des semaines de 70 heures, pour lesquelles
ils touchent juste de l'argent de poche. Les scientologues zürichois utilisent aussi de nouvelles méthodes
pour tromper le client, comme le télé-marketing. Ils prennent des noms dans les annuaires, appelent
les gens et tentent de savoir ce que les gens aimeraient pour améliorer leur existence. Ils essaient d'entamer
des conversations privées et de leur vendre des ouvrages scientologues. Les correspondants ignorent parfois
qu'ils parlent aux scientologues.
Ils découvrent comment faire du porte-à-porte comme les Mormons ou les Témoins de Jéhovah.
Un apprenti de 17 ans s'est fait piéger alors qu'il avait déjà entendu parler d'eux. Il avait
acheté un fascicule et rempli le test de 200 questions fourni avec. Ce n'est que lorsqu'on lui a communiqué
les résultats qu'il s'est rendu compte qu'il était entré dans l'affaire. "Me faire ainsi
avoir par les scientologues m'a vraiment mis en rogne", dit-il rétrospectivement, racontant que son
test était tout à fait négatif, avec sept des dix points presque en bas. S'il avait pris les
résultats au sérieux, il aurait pu se croire déprimé, anti-social, névrosé
et instable. Les scientologues utilisent ce type de résultats pour créer l'anxiété
chez les gens... et c'est alors que les chevaliers scientologues galopent vers eux en leur proposant des cours
made in scientologie. [ndt: cf étude sur le test www.antisectes.net/testoca.htm]
Les scientologues ont récemment obtenu une autorisation pour tenir un stand sur la Banhof Strasse. Ils se
sont battus pour ce privilège jusqu'en Cour Fédérale suisse. Afin de redonner du brillant
à une image fort ternie, ils ont aussi organisé des spectacles de relations publiques, par exemple
des campagnes de nettoyages de papiers sales dans des parcs. Ils ont aussi mis un grand panneau d'annonce prétendant
que tout chômeur obtiendrait un travail immédiat. Il leur arrive de susciter la sympathie en distribuant
des roses aux passants. Lorsque la scientologie a déménagé, elle avait promis de ne plus
solliciter les passants dans la rue, mais les gens se plaignent désormais de recevoir des publicités
scientologues par courrier, parfois deux par semaine. Ils ont aussi essayé de mettre leurs livres dans
les devantures des commerces.
Bien qu'ils aient peut-être des problèmes financiers sérieux, les scientologues ne regardent
pas à la dépense quand il s'agit de fètes. L'organisation a récemment tenu un évènement
au Grand Hotel Dolder, où des scientologues suisses devaient recevoir les honneurs de la part des organisations
de service US parentes en raison de leurs oeuvres - entendez par là, de l'argent versé. Mais ceux
qui penseraient que les scientologues américains voulaient récompenser leur staff zürichois
pour le travail effectué connaissent mal la scientologie: le ticket d'entrée était fixé
à 200 euros + (325 FS).
http://www.edicom.ch/news/suisse/000616175505.fr.shtml
:
Vendredi 16 juin 17:55
Le «harcèlement» mené par les scientologues dénoncé
Lausanne (AP) La Municipalité de Lausanne va dénoncer les responsables de la
scientologie à cause de leur «harcèlement» en public. Depuis trois jours, ceux-ci
abordent les passants dans la rue au centre-ville, en marge de leur
exposition privée.
Des concerts en plein air non autorisés ont aussi été organisés. » Malgré
un
premier avertissement, le harcèlement se poursuit. Cette situation n'est
plus acceptable», a commenté vendredi l'exécutif, en annonçant qu'il
prendrait les dispositions pour que les auteurs soient déférés à la justice.
En 1998, la Municipalité avait déjà pris une décision limitant l'usage du
domaine public par la scientologie et les organisations proches.
© AP - The Associated Press. Tous droits réservés.
Commentaires d' Entheta :
Je suis allé voir ça, et voici comment ils s'y prennent: leur exposition est dans un batiment
au coin d'un square; le long de ce square, il y a des escaliers menant de la ville basse à la ville haute.
Une femme et un gars scientologues y tendent des roses aux passants, un truc dont se servent les socialistes: les
gens sont donc moins sur leurs gardes que si on leur passe un test de personnalité etc. Ils ne s'intéressent
qu'au gens bien habillés, ignorent les autres (ainsi que moi avec mes shorts et mes lunettes noires). Puis,
quand la victime prend la rose, on 'linvite à visiter l'expo, et ça devient difficile de refuser
quand vous avez déjà la rose, encore que j'ai vu des gens faire demi-tour en voyant "scientologie"
au-dessus de l'entrée.
Je suis bien triste d'être seul et de ne pouvoir leur faire vraiment face et empècher les victimes
d'entrer (où est Roger** quand on a besoin de lui?). J'étais vraiment seul là-dessus, entouré
de scientologues, et j'avais un peu peur. Quand certains ont essayé de discuter avec moi, je leur ai dit
de me laisser tranquille et j'ai continué à surveiller. Un gars avec des lunettes nores est alors
arrivé et a commencé à appeler par son cellulaire, en me regardant: j'ai su qu'il fallait
partir. Je suis allé au bureau de police le plus proche pour les informer, ils ont pris note, et ça
alimentera un procès déjà lourd à propos des activités scientos à Lauzanne.
** Roger n'a hélas pas toujours de temps pour ce genre de choses, c'est quand-même à 200 km
de chez lui! - roger
Entheta
La réaction des scientologues: PORTER PLAINTE - une fois de plus
http://www.edicom.ch
Mardi 27 juin 19:19
L'église de scientologie dépose une plainte contre un municipal
LAUSANNE - L'Eglise de scientologie a déposé une plainte pénale contre le municipal lausannois
Bernard Métraux.
L'exécutif de la ville avait pris des sanctions contre le «harcèlement des passants au centre-ville».
Les scientologues s'y opposent et déposent plainte.
Le service de la ville visait en particulier la tenue de concerts non autorisés et le fait d'importuner
les passants. En 1998 déjà, la Municipalité avait restreint la distributuion de tracts à
un jour par semaine et autorisé la tenue d'un stand deux fois par mois.
(SDA-ATS\/cb fge/vd kulr reg div)
© ATS
La Scientologie dépose plainte contre le directeur de la police de Lausanne suite à l'interdiction
de harceler les passants en ville
Lausanne, Suisse
June 30, 2000
URL: http://www.news.ch/
LAUSANNE - La scientologie se défend contre l'interdiction qui lui faite par la ville de Lausanne de
harceler les piétons en ville. L'organisation a déposé plainte contre le Conseiller Municipal
Bernard Métreaux.
"Les Scientologues de Waatland en ont assez des politiques dicriminatoires du conseil municipal lausannois",
disait l'organisation mardi soir. Ils ont déposé plainte auprès du tribunal contre Bernard
Métreaux du fait que ce nouveau règlement est entré en vigueur récemment. Le tribunal
n'a pu confirmer.
Le 16 juin, le directoire de la police a interdit aux membres de la scientologie d'ennuyer les passants sur
le domaine public, pour raisons de sécurité. Les contrevenants pourraient être traduits devant
les tribunaux, au cas par cas. Ce sont surtout les concerts organisés sans autorisation par la scientologie
que visait cette règle. Les scientologues prenaient également surtout pour cibles les piétons
des escaliers très fréquentés de la place Riponne, dans la vieille ville.
Dès 1998, la ville avait déjà estreint la distribution de tracts à une seule journée
par semaine. Par ailleurs, les scientologues n'ont droit qu'une fois par mois à planter leur stand sur la
place François.
Peter Kleiber (Quelle: sda)
[ndt: on observera que les suisses, gens pourtant patients, chez qui la secte détient
le deuxième cheptel de "patrons" scientologues - c'est à dire de gens ayant payé
sans aucun "retour" des sommes dépassant parfois 250000 dollars - et chez qui elle est implantée
depuis des décennies et a perdu plusieurs procès, en sont arrivés aux mêmes conclusions
que les autres pays européens: la scientologie est nuisible...et là aussi, les scientologues ne connaissent qu'une arme: certes pas la conviction et
la discussion, mais la guerre contre les autorités, dès que quelque chose ne leur convient pas. On notera par ailleurs que bizarrement, les
"témoins" favorables à la secte devant le congrès USA se
gardent bien d'attaquer la Suisse, dont les règles soi-disant "discriminatoires"
sont plus strictes que les nôtres, et qui a déclaré la scientologie non-religieuse à
plusieurs reprises...]
Suite:
Les scientologues devront demander une autorisation pour la distribution
de leur propagande dans la rue
Lausanne (AP) 30 juin 2000
La Ville de Zurich n'a pas le droit d'interdire totalement aux
scientologues la distribution, sur le domaine public, de feuilles
volantes et autres tracts. La Ville, en revanche, a le droit de
soumettre cette forme d'activité missionnaire à autorisation. C'est ce
qu'a décidé le Tribunal fédéral dans un arrêt publié vendredi et
confirmant une décision du tribunal administratif zurichois.
Le conflit entre la Ville de Zurich et les scientologues remonte à
novembre 1994. A l'époque, Zurich avait en effet interdit à l'Eglise de
scientologie la distribution dans la rue du questionnaire-test «Oxford
Capacity Analysis» et d'une brochure. Les scientologues refusèrent alors
l'interdiction prononcée mais furent déboutés par les autorités
exécutives de la ville et du canton auprès desquelles ils avaient
recouru.
Le Tribunal administratif, quant à lui, jugea autrement en estimant que
la distribution de feuilles volantes n'est pas une activité religieuse.
Le tribunal accepta ainsi partiellement le recours des scientologues
tout en donnant à la Ville la possibilité de soumettre à autorisation
cette distribution. La Ville de Zurich se tourna alors vers le Tribunal
fédéral, estimant l'autonomie communale lésée.
Pour le Tribunal fédéral, tout comme pour le tribunal administratif
zurichois, la distribution de matériel de propagande peut être soumise à
autorisation. Zurich, à l'avenir devra peser les intérêts en présence et
décider des critères d'octroi des autorisations. AP
th/gl
© AP - The Associated Press. Tous droits réservés.
En Cour Fédérale
Une interdiction de publicité jugée anticonstitutionnelle
Il n'y a pas violation de l'autonomie de la ville de Zurich.
Zurich, Suisse
Le 1er juillet 2000
De: Neue Zuercher Zeitung
L'interdiction, prononcée en 1972 par le Conseil de la ville de Zurich, de distribution de matériel
publicitaire sur la voie publique, a été déclarée anticonstitutionnelle par le Tribunal
Cantonal Constitutionnel. C'est l'une des conclusions d'une nouvelle décision prise par la Cour Fédérale
qui a rejeté à l'unanimité l'appel de la ville, et refusé toute transgression de l'autonomie
de la ville. On peut trouver cette interdiction à l'article 20 des règlements sur l'usage temporaire
du domaine public dans des buts spéciaux (VBOeGS).
En se basant sur cette décision, la police administrative de la ville, a interdit à l'Eglise de Scientologie
le 30 novembre 1994, la distribution du test de personnalité "Oxford Capacity Analysis", et le
tract "Pourquoi le bonheur ne vient-il pas par hasard", dans les rues de la ville. L'interdiction a été
appliquée par le Conseil de la ville, l'Office du Gouvernement, et les Offices éxécutifs.
Cependant, la Cour Administrative a partiellement accédé à la plainte de la Scientologie,
en expliquant qu'il n'était pas possible d'interdire complètement la diffusion de matériaux
publicitaires sur le domaine public, si on tenait compte de la liberté de commerce. D'un autre côté,
une telle activité commerciale conduit à augmenter l'usage des voies publiques et que par conséquent
elle peut être assortie d'une demande d'approbation. La Cour Fédérale, est fondamentalement
d'accord avec les considérations de la Cour Administrative.
Selon le jugement du 2nd Département Légal Public de la ville, la ville de Zurich dispose d'une autonomie
quant à la règlementation de l'usage de ses rues, mais evidemment ceci ne s'applique qu'à
l'intérieur des limites Constitutionnelles générales. Et d'après la Cour Fédérale,
ces limites montrent qu'il est disproportionné d'interdire toute distribution de matériel commercial
sur la voie publique. On a expliqué qu'il y avait probablement un intérêt public à maintenir
le trafic piétonnier et que cette distribution pouvait exiger des frais de nettoyage des rues. On a aussi
avancé qu'il fallait considérer les intérêts et les documents avant d'accorder le permis.
Il est indiqué que toutes les auditions devant les tribunaux en ce qui concerne ce procés, n'ont
pas abouti à considérer le problème de la liberté de religions, étant donné
que la distribution des documents mentionnés ci-dessus n'est pas considérée comme une activité
religieuse mais comme une activité commerciale.
Judgment 2P.320/1999; 7. 6. 00 - BGE-Publikation vorgesehen.
Un ex-scientologue porte plainte contre la secte
Un ancien scientologue demande le remboursement de cours qu'il n'a jamais pris. Certains de ces paiements d'avance
sont intitulés "donations".
Zurich, Switzerland
June 30, 2000
Tages-Anzeiger
by Ursula Eichenberger
Zurich, Suisse
Le 30 juin 2000
Par Ursula Eichenberger
Du Tages-Anzeiger
Pendant 16 ans, A. Meier (le nom a été changé), agé aujourd'hui de 50 ans, a appartenu
à l'organisation scientologue. Il a payé 100000 frs suisses pour des cours et des livres. Ce technicien
en information a décidé de quitter la secte à la fin de l'année dernière. Il
a payé d'avance des cours qu'il n'a pas pris. Du fait que cet argent ne lui a pas été restitué,
Meier a porté plainte devant les tribunaux contre la Scientologie. Ce cas inhabituel dans lequel un ancien
scientologue se risque à exiger de l'argent de la Scientologie, a commencé hier à Zürich.
En 1994, Meier a effectué des paiements à l'avance pour une somme d'environ 9000 frs. Son avocat
a rapporté "qu'on avait exercé une pression considérable sur lui". Du fait que Meier
n'a pas pris d'autres cours, son compte a été débité de 9000 frs fin 1995.
Un an plus tard, le "superviseur de cas" (c'est à dire celui qui détermine combien d"'heures
de conseil" un membre a besoin pour atteindre le bonheur scientologue), a décrété qu'il
avait un besoin d'urgence d'"heures de correction". Meier a donc à nouveau payé 4000 frs
à l'avance. Ce faisant, on lui promettait un rabais. Bien que Meier n'ait pas effectué la moitié
de ses heures, la Scientologie a débité la somme complète de son compte. En tout, Meier devrait
être remboursé de 11000 frs, comme il le demandait lorsqu'il quitta la secte l'an dernier.
Au départ la Scientologie a dit qu'elle lui avait accordé ce rabais sans qu'il le mérite,
et que par conséquent Meier ne pouvait pas récupérer cet argent. Puisqu'il a persisté,
la Scientologie lui a expliqué qu'il était expulsé sans autre procés. Finalement, Meier
quitta l'organisation. Il la poursuit maintenant pour obtenir le remboursement de cet argent.
D'après l'avocat de Meier, le "caractère des paiements" n'a pas été changé
en ce qui concerne les paiements d'avance, décrits dans les documents comme des donnations. Il explique
qu'il s'agit clairement d'une relation contractuelle.
Alors qu'on expliquait cela, le représentant légal de la Scientologie montrait des signes de colère.
Lorsque ce fut le tour de parler du parti opposé, ce sont les autres qui eurent des mouvements de colère.
Cette avocate, elle-même membre de la Scientologie, exigeait que la plainte de Meier soit démise et
expliquait qu'en plus il avait des dettes d'un montant de 13000 à 17000F suisses. Au lieu d'expliquer l'origine
de ces dites dettes, elle a commencé à faire une conférence sur la Scientologie. Le juge l'a
finalement interrompue -on peut supposer que ce n'était pas uniquement pour des raisons de temps- et a demandé
aux parties si elle désiraient trouver un arrangement hors du tribunal. Les parties ont accepté.
L'affaire a donc été démise par le juge avec un laconique "Nous restons dans l'attente".
Zurich, Suisse
19 juillet 2000
Du Tagesanzeiger à Zurich
Près de 50 scientologues, la moitié de ce qui était prévu, ont manifesté lors
d'une marche ce mardi depuis la place Buerkliplatz en face du consulat français, jusqu'à la rue Muehlebach
dans le 8ème district contre une toute nouvelle loi française qui donne la possibilité au
gouvernement français de dissoudre des minorités religieuses. Sur les banderoles et les affiches,
sur lesquelles le nom de la "Scientologie" n'apparaissait pas, ils réclamaient la "Liberté
de religion pour tous". La procession pacifique était menée contre un groupe de travail interministériel
dont l'unique dessein est "combattre les sectes". Il a été rapporté que le consulat
recevrait une lettre de protestation qui serait transmise au gouvernement.
Fribourg dit non au centre d'information sur les croyances
Battiste Cesa
Le Temps, mercredi 9 août 2000
L'affaire tragique de l'OTS a marqué de plein fouet le canton de Fribourg. Pourtant, le Conseil d'Etat a
décidé de ne pas participer au Centre romand d'information sur les croyances, initié par le
canton de Genève. La décision prise il y a plus d'un mois jette le malaise sur la collaboration intercantonale
en la matière.
Le conseiller d'Etat fribourgeois Pascal Corminboeuf justifie cette attitude «par la nécessité
d'une approche supra-régionale des sectes.
Sur les 180 à 200 mouvements recensés, leurs ramifications dépassent la Suisse romande. Sachant
que les travaux à l'échelon de la Confédération sont avancés, nous estimons
qu'il serait judicieux d'appréhender le problème au niveau suisse et non pas seulement romand.»
Canton bilingue, Fribourg n'a pas l'intention d'¦oeuvrer dans une fondation qui laisserait de côté
une partie de sa population. Bien plus, le Conseil d'Etat n'a pas été convaincu par le catalogage
des mouvements religieux: «Lorsque l'on voit que les Témoins de Jéhovah ou alors l'Armée
du Salut sont considérés comme dangereux, ça peut prêter à sourire.»
Dès la création de la Commission intercantonale sur les dérives sectaires en 1997, Fribourg
s'était démarqué en proposant le rattachement du futur centre d'information à une chaire
universitaire. En désaccord sur la forme, Fribourg ne veut pas d'un cavalier seul de la Suisse romande.
Mais alors de qui viendra l'initiative de la création d'une commission nationale en la matière?
Pas de la Confédération en tous les cas. La commission de gestion du Conseil national a d'ores et
déjà affirmé qu'en matière de croyances, la compétence relevait des cantons.
Les affirmations fribourgeoises sont donc paradoxales: d'un côté, l'action locale est refusée
pour exiger une vision globale, de l'autre, la compétence cantonale en la matière est «oubliée».
Un moyen de repousser le problème?
L'initiative genevoise semble à l'heure actuelle la plus à même de réaliser une coordination
sur le sujet. On voit en effet mal comment une structure confédérale pourrait rapidement voir le
jour. Me François Bellanger, président genevois de la commission intercantonale, juge «la décision
fribourgeoise regrettable. Mais celle-ci ne saurait perturber l'ouverture du centre au début 2001.»
La fondation doit permettre l'accès au public d'une information précise sur les mouvements religieux:
«Si l'information donnée sera vulgarisée pour un accès au public le plus large possible,
les protocoles seront basés sur des études universitaires. L'avenir de la fondation n'est d'ailleurs
pas limité aux seuls cantons romands. Si d'aventure une structure nationale se met en place, nous pourrons
l'intégrer. Mais il faut bien que quelqu'un commence.» Un élément
de plus qui souligne bien l'ambiguïté de la position fribourgeoise.
Zwickau
Problèmes supplémentaires au sujet du Centre d'information sur la scientologie
Zwickau, Germany
November 1, 2000
Freie Presse Lokales
Nouvelle commotion à propos du centre d'information sur la scientologie projeté à Zwickau:
le Maire exécutif Reiner Eichhorn (CDU) "veut se servir d'arguments usés jusqu'à la corde
pour décourager l'information sur la scientologie", explique Freider Badstuebner du Parti Vert national,
en parlant d'une lettre du maire aux composantes du Conseil municipal.
Puisque l'office d'Etat des églises a mis son veto à propos d'un projet similaire portant sur la
communauté Christophorus d'Eckersback, Eichhorn explique que le besoin d'une position officielle devrait
être reconsidéré, et qu'il pourrait se voir comblé par des bénévoles.
"Il ne semble pas exister de demande des citoyens pour des conseils sur la scientologie", a écrit
le maire aux conseillers. Il dit n'avoir pas connaissance de demandes à ce sujet. Il explique que s'il a
existé des litiges entre sociétés de bâtiment et clients, ce n'était pas du domaine
du gouvernement que s'en méler. Le Maire dit aussi "qu'il n'existe pas de législation autorisant
ce genre d'instrument de recherche ou d'activités administrative". Il n'existe donc pas, continue-t'il,
de procédure permettant de manier la psycho-secte.
Aux yeux de Freider Bastuebner, ce genre d'argument revient à mettre la charrue avant les boeufs. "Comment
décider qu'il n'existe pas de besoin pour un office qui n'existait pas et auquel les gens ne risquaient
pas de pouvoir s'adresser?", demande-t'il, rappelant qu'une vaste majorité du Conseil voulait établir
cet office, ce qui démontre que les conseillers n'acceptaient pas de dépendance scientologue. Il
y avait par ailleurs une intention déclarée d'aider les citoyens au moyen d'information réaliste
et experte.
Puisque seul le gouvernement local peut établir ce type de bureau d'information, après décision
du Conseil municipal, le maire a donc ajouté son opinion personnelle à ce projet prévu pour
l'année prochaine, par mesure de précaution. "Le conseil municipal peut annuler le budget quand
il veut, selon le président du conseil.
En attendant, l'administration locale de Zwickau a présenté une annonce au bureau de poste. L'homme
d'affaires et scientologue Kurt Fliegerbauer a exprimé son intérêt face à la position
du conseil, en tentant de la ridiculiser.
(raech)
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