L'avocat général de Bâle en Suisse a rejeté une plainte du scientologue Housie
Knecht à l'encontre de Suzanne Haller, plainte pour soi-disant discrimination religieuse
[Nota: le webmaster n'est pas en possession au 2/7/2001, date de publication, du journal
ou du jugement où ceci serait paru].
Extraits:
"Le plaignant a expliqué qu'à cause de l'intervention de Suzanne Haller Sidler lors du OK
du Festival des Enfants du Monde, il avait fait l'objet de discrimination dans son art du fait de son appartenance
à la scientologie.
Pour qu'il y ait action délictuelle de ce type, il faut qu'elle ait été dirigée
à l'encontre d'un membre d'une race, d'une religion ou d'une ethnie. Dans cette définition, religion
se comprend comme une relation révérentielle à Dieu. Les membres d'une religion doivent se
considérer comme faisant partie d'un groupe et être considérés ainsi par le reste de
la population. L'une des caractéristiques de la scientologie, c'est qu'elle ne présente pas à
ses membres de dogme congruent quant à l'existence de Dieu. L'association est très claire dans la
présentation qu'elle fait d'elle-même, expliquant qu'elle ne cherche pas à créer une
nouvelle religion, c'est à dire une nouvelle compréhension de la transcendance, mais qu'elle s'intéresse
à l'essence des êtres, dont la simple restauration n'est en rien liée à une croyance
en Dieu.
L'audition dont se sert la scientologie pour atteindre son but d'élévation de la civilisation,
se propage par des moyens psychologiques et non sur un plan religieux destiné à réformer la
vie des membres. Lorsqu'on constate les méthodes agressives bien connues de recrutement de la part des scientologues,
qui incluent de recruter sur la voie publique, ou de recruter des personnes mentalement handicapées ou en
piètre forme, avec pour but essentiel de leur vendre des livres publiés par le fondateur de la scientologie
ou de les inciter à acheter des cours ou de l'audition à prix très élevés, la
question se pose de savoir si l'organisation poursuit vraiment les buts élevés qu'elle annonce,
ou si, sous couverture de religion, elle poursuit des intérêts purement comemrciaux.
Globalement, la scientologie peut être considérée comme une secte destructive, non digne
de confiance, parée d'une signification se résumant au mieux à une quasi-religion. C'est caractéristique,
d'après sa propre présentation, de la nouvelle croyance en le fondateur proclamé, le charismatique
L. Ron Hubbard (et non en Dieu de la façon traditionnelle), accompagnée d'un management autoritariste
au contrôle de membres catégorisés (et non de l'activité d'une dénomination confessionnelle),
et de la prétention subtile et pénétrante de posséder et enseigner la seule véritable
posssibilité pour l'humanité (sans admission de l'imperfection de la nature humaine ou de fautes
résiduelles). En cela, cette organisation ne remplit ni les critères de religiosité, ni celles
d'un contenu central libéral que posséderait un groupe religieux désirant invoquer les normes
de protections afférentes."