[Note: on peut s'étonner quelque peu que les scientologues aient avancé des
arguments de commercialisme pour défendre leur droit d'empoisonner la vie des passants dans les rues, quand
on sait à quel point ils tiennent à leur image pseudo-religieuse..
Le tribunal de Genève , il est vrai, les avait déjà déclarés commerce et non religion.
Aargau, Switzerland
1 juillet 1999
Aargauer Zeitung (c) 1999
Urs-Peter Inderbitzin
Le tribunal Fédéral maintient une législation envers les publicités
agressives des sectes
Les règles de la ville de Bâle s'oposant aux publicités gressives des sectes ont été
maintenues par la constitution. Hier, la Cour Fédérale a rejeté une plainte de l'église
de scientologie bâloise par six voix contre une.
Le jugement de Lauzanne clarifie aussi le fait que la scientologie peut continuer à faire du prosélytisme
dans les lieux publics,tant qu'elle n'ennuie pas les passants par des méthodes inacceptables. Les méthodes
génantes qu'emploient des missionnaires de la scientologie dans les rues sont souvent décriées
non seulement par les piétons, mais aussi par les hommes d'affaires des centres-ville et le long des parties
réservées aux piétons. On ne s'étonnera donc pas que cette action ait été
entreprise dans plusieurs villes suisses, contre les missionaires travaillant dans les rues. La ville de Bâle
a tracé une nouvelle voie dans cette direction. Le Grand Conseil a émis une nouvelle règle
en septembre dernier dans le canton sur proposition du gouvernement de la cité.
"Méthodes trompeuses"
Selon cette décision, une amende pouvant atteindre 10000 F et même être assortie de peines
de prison pouvant atteindre trois mois en cas de récidive, peut être prononcée "si
l'on fait ou tente de faire de la publicité en usant de méthodes trompeuses ou déloyales auprès
de piétons circulant sur le domaine public". La police obtient de surcroît le pouvoir de
"faire quitter les lieux aux gens faisant de la publicité en des endroits généraux
ou localisés, s'il existe une preuve que des méthodes illicites, en particulier trompeuses ou déloyales,
sont utilisées envers des piétons gènés de façon incaeeptable".
Hier, le Tribunal Fédéral a démis une objection légale présentée contre
cette règle par l'église de scientologie de Bâle, par six voix contre une. Les scientologues
arguaient qu'à Lauzanne, cette règle n'était pas admissible, qu'elle ne s'en prenait en fait
qu'aux seuls scientologues, qu'il s'agissait là d'une loi envers un cas individuel et qu'elle violait toute
une série de libertés, en particulier la liberté de religion. Ils ajoutaient que la ville
de Bâle n'avait pas le pouvoir de voter cette loi du fait que l'activité publicitaire pratiquée
par les scientologues et la vente de livres et de cours était une activité commerciale et qu'il s'agissait
donc d'une exception à la loi fédérale pour couvrir une concurrence illicite.
Pour autant que le tribunal ait abordé ces exigences, il les a néanmoins rejetées en bloc.
La décision légale a été prise en accord avec la Constitution, selon l'opinion d'une
majorité de 6 juges. Un juge fédéral désirait indiquer que la décision était
en partie invalide; selon lui, les risques d'intervention préventive de la police - entre autres à
propos du pouvoir de disperser [les gens] étaient trop grands.
Contrairement à l'opinion des scientologues, les officiels n'ont pas passé de décision
concernant une méthode indamissible en rapport à leur liberté de religion. "Quelqu'un
qui fait de la publicité autorisée n'a pas besoin d'autorisation de la police", indiquait un
juge, laissant ainsi champ libre aux scientologues pour user de méthodes licites de prosélytisme.
Ce n'est pas toute propagande religieuse qui est interdite; chacun peut avoir une forme de maniement religeieux
dans cette fafaire." Cependant, la cour fédérale a clarifié le fait que la limite entre
prosélytisme admissible et méthodes trompeuses et déloyales utilisées par des sectes
ne serait pas forcément simple à déterminer.
Problèmes pratiques
La question de la praticabilité de la règle avait aussi été posée à
Lausanne. On pense que la police bâloise est en mesure d'estimer si les piétons sont gènés
de façon incacceptable. A Lausanne, on doute que les gardiens de la loi soient en mesure de déterminer
s'il existe des preuves d'usage de méthodes trompeuses ou déloyales avant de pouvoir déloger
les contrevenants. L'ordre général de "dispersion" a fait tiquer un des juges: cela signifie-t'il
ordonner de quitter l'endroit, ou s'agit-il d'un moment, ou cela a-t'-il seulement trait au contenu? La police
doit-elle dire :"Partez d'ici", ou "Ne revenez jamais ici", ou "Quittez le domaine public"?
La règle bâloise controversée peut s'avérer plutôt coriace à l'application.
La Scientologie satisfaite
En communiquant ses premières impressions, la scientologie annonçait sa satisfaction vis-à-vis
de la décision de la cour fédérale. Le tribunal avait, selon eux, confirmé les objections
fondamentales de l'églsie concernant le fait que la loi était difficile d'application, en particulier
au point de vue de la liberté de religion. Il importait avant tout pour l'église que la cour affirme
que le prosélytisme auprès des piétons et dans les lieux publics n'était pas affecté
par cette régle, et qu'il s'agissait donc de choses autorisées.
Dès avant le jugement, la scientologie avait indiqué son accord total quant au fait que le prosélytisme
ne devait pas être fait en se servant de méthodes génantes, trompeuses ou déloyales:
elle avait donné ce type d'instruction à ses membres depuis longtemps. Ils disent que cela ne changera
rien à leur pratique à Bâle, et se disent confiants de trouver une solution mutuelle avec les
autorités de la ville.
Article transmis par Joe Cisar (nouvelles de la secte en allemand)
http://cisar.org/trnmenu.htm
http://members.tripod.com/German_Scn_News