Cyril Vosper, ex employé de L. Ron Hubbard:
"Il en a tant dit sur ses exploits en Amérique du Sud, aux Indes Occidentales ou ailleurs qu'il
lui aurait fallu vivre au moins 483 ans pour les avoir vécus pour de bon; mais ce n'est pas le plus important:
tout ça était très distrayant, tant qu'il n'en avait pas fait une religion."
Jim Dincalci, ex officier médical d'Hubbard:
"LRH a donné des amphétamines à son fils aîné (Nibs), et Nibs a commencé
à parler, parler, parler, poussé par le speed. Et il a continué comme ça, et son père
continuait à lui en refiler, et brusquement, il a commencé cette histoire, qu'il était un
clam (un coquillage bivavlve, ndt), et il a parlé de tous ses états antérieurs sur terre.
Et qu'en a fait Hubbard? Une Histoire de l'Homme, le bouquin."
Hana Eltringham, Députée d'Hubbard en Mer:
Je crois qu'Hubbard était le champion pour faire du fric. Ce n'est pas que ça l'intéressait
peut-être tant que ça en soi: il avait sa gratte, ses bagnoles, ses motos, ses livres, sa bonne bouffe
et d'autres trucs de ce genre, villas, biens fonciers etc., mais ce qu'il voulait surtout, c'était avoir
de l'argent pour le pouvoir.
Tout le truc, c'était de trouver un endroit où Hubbard puisse faire son royaume, avec son gouvernement,
ses propres passeports, son système monétaire, sa propre principauaté en quelque sorte, dont
il aurait été le gentil dictateur. C'était son but.
Une fois, il nous a parlé très cérémonieusement, le ton d'ambassade, quoi,
et il nous a sorti "Ce fut tout à fait convenable d'être hors la loi, car la Loi est aberrée,
si bien que si nous voulons atteindre nos buts, cela nous donne toute latitude de nous situer hors de la Loi."
(Voix Off)
Les attaques contre la scientologie avaient précipité Hubbard dans une de ses dépressions
habituelles: en réaction, il s'en prit à ses adpetes, sur terre et sur mer. il fabriqua un nouveau
code disciplinaire nommé Ethique, mettant ses staffs dans des conditions inférieures, telles que
: ennemi, trahison, Risque ou Doute. Sortir de ces conditions basses exigeait qu'on fasse pénitence; par
exemple, la condition de Doute exigeait que le scientologue "délivre un coup efficace aux ennemis de
la scientologie".
Victoria Downborough, membre du staff sur l'Avon River (premier yacht d'Hubbard)
"Tout un chacun était supposé se trouver dans l'une de ces conditions, ce qui est plutôt
surprenant, car tous ces gens aimaient vraiment Ron Hubbard, et se seraient fait couper en quatre pour faire réaliser
les rèves qu'il avait."
Hana Eltringham:
Il a collé ce gamin de 4 ans et demi - Derek Greene - dans le puits d'ancre du bateau, pendant deux
jours et deux nuits. C'est une sorte de local en fer, fermé, plein d'humidité et d'eau de mer, ça
pue. Mais Derek était assis là, sur la chaîne, et ça a duré deux jours. On ne
lui permettait même pas d'aller faire ses besoins: il a fallu qu'il reste là, à se faire dessus.
On lui donnait à manger; je n'étais pas dans les parages, mais les gens l'ont entendu pleurer. Ca,
c'est du pur sadisme, c'est de la violence gratuite contre un gosse."
Voix Off
"En 1973, un tribunal français a commencé un procès pour escroquerie envers Hubbard.
Il avait quitté le bateau, amarré au Maroc, pour se cacher à New-York, où Jim Dincalci
s'occupait de lui. Pour en finir avec les attaques des ennemis, il a imaginé une plan, "Blanc comme
Neige" (Snow White): le but annoncé était de faire corriger les faux rapports sur la scientologie.
Les scientologues sont allés s'infiltrer dans les services gouvernementaux; Hubbard a même fait une
liste de choses pour apprendre l'art de l'espionnage."
Robert Vaughn Young (ancien porte parole de la secte pour le Monde entier)
Il croyait qu'il existait une cabale internationale aux commandes d'un moyen pour démolir la
scientologie. Snow White était supposé découvrir qui était derrière la cabale,
trouver les relations et connections entre ces groupes ennemis de la sciento, les faire connaître et les
détruire. On cambriolait pour y parvenir. C'était du service secret militaire, tout simplement.
Gerry Armstrong
Il souffrait de phobies quant à la poussière, aux odeurs, aux sons: il entendait des sons qui
n'existaient pas, et engueulait le technicien du son; il voyait des choses qui n'étaient pas là,
et hurlait contre ceux qui prenaient les photos; et il sentait des odeurs inexistantes, si bien qu'il fallait rincer
son lige douze ou quinze fois...
Robert Vaughn Young:
Il s'était laissé pousser la barbe, les cheveux, les ongles; à peu près comme
Howard Hugues: ses ongles étaient mal entretenus. Les voisins? Un jour, il y en a un qui était entré
le voir, Hubbard était effrayé, il a carrément déguerpi... il avait peur de rencontrer
des gens, surtout les nouveaux, ça le terrifiait. Il disparaissait là-bas, au fond de son propre
univers étrange. L'ironie, c'est que c'ait été le même homme qui promulgât ses
lois et technologies au monde, qui dise aussi qu'on pouvait devenir de plus en plus grandiose, et que ce soit lui
qui rétrecisse et qu'il ait fini par se terrer et ne voir presque plus personne."
LA CONTRE ATTAQUE DES SCIENTOS...
Eugène Ingram et les bras enquèteurs de la secte continuent à harceler les gens
qui font ce documentaire: voir à ce propos l'article du Daily Telegraph.
"Il avait répandu l'idée que les producteurs de films pouvaient se trouver impliqués
dans une sombre affaire de conspiration internationale, d'extorsion et blanchiement d'argent. Simon Berthon, producteur
du film sur Hubbard qu'on a pu voir hier soir sur Channel 4 a qualifié les méthodes du détective
Ingram comme "forme particulièrement vicieuse de harrassement". il a dit que les agents scientologues
se sont débrouillés pour établir quels numéros de téléphone lui-même
et son assistante Jill Robertson avaient composé sur leurs propres lignes. Ensuite, ces numéros avaient
été appelés par une femme se prétendant chargée d'une enquète sur les
habitudes télévisuelles.
"La femme promettait un an d'abonnement à un magazine si on répondait à cette enquète
- elle forçait ainsi les contacts du producteur à révéler leurs adresses. Peu
après, le détective Ingram de Los Angelès arrivait auxdites adresses, disant enquèter
sur M. Berthon et Mme Robinson, en relation avec un affaire de conspiration internationale, extorsion et blanchiement
de fonds. M. Berthon dit qu'il semble que ces affirmations soient parties de l'achat par sa société
d'un fonds d'archives valant 20000 F, sur la scientologie.
Mme Robinson, 45 ans, a dit hier que huit de ses relations avaient reçu des visites d'Ingram, y compris
ses parents et son coiffeur. Quatre d'entre eux avaient reçu auparavant des appels de la femme qui enquètait
sur la télévision.
Dimanche, une ami de M. Berton recevait un homme disant être détective privé, pour découvrir
qui avait mis de l'argent dans une affaire de blanchiement. Il a montré une photo de M. Berthon montant
en voiture, et a demandé à cette dame si elle le connaissait; puis il a afffirmé que M. Berthon
blanchissait de l'argent, et que c'était un grave délit. L'amie a dit "J'ai répondu que
ça m'étonnait, car M. Berthon était tout à fait honorable, et jouissait d'une bonne
réputation. " Pas une fois il n'a mentionné la scientologie. Je me demandais "Mais
comment diable a-t'il pu avoir mon numéro?" - nous avons ensuite remonté la piste. Ce qui m'intrigue
beaucoup, c'est la façon dont il s'y est pris pour avoir les numéros que Simon avait appelés."
Graeme Wilson, Directeur des affaires publiques de l'église pour le Royaume-Uni, dit que M. Ingram
a été engagé par un des avocats américains de l'église, Elliot Abelson, lui-même
travaillant pour l'église. Il a faxé une lettre d'Abelson au Telegraph, à DJ Freeman,
fondé de pouvoir de M. Berthon, lui affirmant que rien dans la conduite de M. Ingram ne paraissait anormal.
M. Abelson affirmait dans cette lettre avoir engagé M. Ingram pour une affaire internationale de conspiration
avec tentative d'extorsion de fonds aux Eglises de Scientologie, en usant de l'appui des médias. M. Berthon
et Mme Robinson ayant été en contact avec certaines des personnes en cause, M. Abelson disait "En
conséquence, j'ai demandé à M. Ingram, pour les besoins de l'affaire, de déterminer
si certaines personnes, dont Mme Robinson et le producteur Simon Berthon, avaient conscience de quelque chose qui
puisse prouver ces allégations."
La Scientologie menace de porter plainte contre Channel 4, d'après un message reçu sur le
net, en provenance de Chris Owen:
"Ils ont aussi annoncé leur intention de poursuivre Channel 4 sur ce programme: ils disent que
c'est " extrèmement incorrect, qu'il s'agit d'une vulgaire caricature négative d'Hubbard. La
secte a engagé l' avocat dur à cuire spécialisé dans les poursuites en diffamation
"Peter Carter-Ruck", dans ce but. Ils l'ont laissé tomber en raison d'une dispute
survenue au sujet de la campagne de leur contre-attaque publicitaire.
La scientologie entreprend une grande campagne de pub dès lundi pour tenter de contrer Channel 4 et
3BM productions, producteur de l'émission. Les avocats travaillant pour eux les ont cependant avertis que
leurs annonces étaient nettement diffamatoires et qu'ils se feraient copieusement enviander s'ils
passaient leurs annonces. Le porteur du message s'est fait mettre dehors, et Carter Ruck avec lui. Carter-Ruck
est l'un des avocats anglais les mieux payés: il a une réputation phénoménale en matière
de procès en diffamation. Pas de doute que les finances scientologues en aient pris un coup, mais pas autant
que s'ils avaient perdu leur procès!
Les ennuis ne se sont pas pour autant arrètés: les avocats de Channel 4 se sont saisis de l'affaire
et ont prévenu la scientologie qu'ils lui feraient la vie dure s'ils passaient les annonces. On en les pas
vues jusque là! (Chris Owen)